‹ Les élégances du Second EmpireChapitre 7 sur 35 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

nent féroces, et de rage cassent leur manitou.

Moins de dix-huit ans! Voilà dans les siècles bien peu; mais, pour l'évolution des esprits, un long temps, le passage d'une psychologie à une autre, des embranchements imprévus, tout un façonnage de caractères, de points de vue, presque la transformation physique des êtres. L'élévation de certains, l'enrichissement brutal comme jadis rue Quincampoix, la passion de briller contraignent les pensées et les corps à des gymnastiques transmissibles aux hoirs ainsi que les alcoolismes. C'est, dans la vie de tous les jours, un côté de bohème sempiternelle, un mêli-mêlo d'aristocratie, de rastaquouérisme envahissant, confondant les races, les religions, apportant en bonne terre de France une bâtardise minable. Le plus qu'on oserait reprocher à l'Empereur serait peut-être la belle insouciance dont il saluait ces compromis, encore qu'il faille

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