S- XL
Des terminaisons.
Il me p.aroît nécessaire d ajouter un mot sur certaines terminaisons régulières dans les diverses langues, dont les grammairiens ne nous ont donné jusqu'ici aucune explication. Ils les ont regardées sans doute comme des bizarreries indifférentes , comme des jeux du hasard. Mais le hasard ne produit point de combinaison régulière, toute uniformité suppose du dessein et de la réflexion dans sa cause.
Je voudrois, par exemple, que Ton eut expliqué pourquoi les terminaisons hébraïques en eth, ith, oih, marquent le féminin; pourquoi im , aïm sont la terminaison des pluriels; ce que signifie Ja terminaison en on, si commune dans les substantifs des quatre langues; pourquoi eth marque l'accusatif ou le régime du verbe; pourquoi hith mis devant les verbes, leur donne la signification passive.
Je serois curieux de savoir pour quelle raison rs^oç, toctoç, trjTOç, ior , ius , ssimus , rrimus , marquent les degrés de comparaison en grec ou en latin; pourquoi les verbes en asco , esco , isco, usco , sont neutres passifs; pourquoi ceux en ito sont fréquentatifs, etc. Tout cela m'a paru mériter une dissertation particulière, ce sera la cinquième.