‹ Les eléments d'une renaissance françaiseChapitre 4 sur 20 · m KM s I) tm; jucnaissance kjs.vncaisi; h · texte numérisé non relu

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...ivv Ui prcU'iiJrc L'ii h'op possédi'i' — ne st: rcucoiitrent sur la scène que pour échanger publiquement les sentiments (jui lui sont chers, tel m'apparaît Richard Wagner. Par rentreniise de ce glorieux auteur, nous avons pu pénétrer plus avant dans les mystères de rànie allemande. Pourtant, que Ton cesse de nous l'imposer l II était bon de Taccueillir comme un solennel étranger. Mais peut-être convi«'nt-i] «^nflu de 1<* rtMivovrr oT^ Mlcmaijne.

C est là, eu vérité, renseigucmeul nièine de Wagner et des écrivains allemands. Ils ne se laissent pas envahir. Les rivières, les forêts, les lieux deleur pays et les héros qui y passèrent, leur en inspirent d'imaginaires. Ce qui les caractérise, c'est qu'ils respirent l'atmosphère populaire. Ils paraissent pleins de traits communs à ceux de leurs compatriotes. Quelle diilérence avec nos nationaux, qui s'épuisent pour la plupart, comme M. Vincent d'In<l v à imiter les étrangers !

Eh quoi ! est-elle donc tout à fait tarie, cette immémoriale source de l'àme française oii s'abreuvèrent Rabelais, Jean Racine et Diderot? Pourquoi l'avoir laissée troubler par cette buée qu'exhalent les forêts tPAllemagne ! Dispersons donc cette pensée étrangère dont le souille épais nous enveloppe.

Le spectacle de Messidor témoigne de sentiinent*^ semblables. Le plus voluptueux dos amours en compose tout le sujet : 5

« Hélène est à moi, je la veux, s'écrie- F un cle> personnages, et pour la posséder, je bouleverserai le monde. »

Mot admirable d'un amant passionné ! A cause de la flamme qui le brûle, il obligera le peuple à la révolte. Il entreprend le pillage et la ruine. C'est dune conception tout à fait profonde. Autour des héros furieux et charmants, la prairie éternelle verdoie, le printemps envahit le ciel, le blé pousse comme un peuple auguste.

Voilà l'image de la pensée française. Afin de la régénérer, il ne faut pas la soumettre aux conceptions de l'étranger. Tel est le sentiment qui anime aujourd'hui quelques lettrés. Voyons donc là un gage de reconnaissance.

(2 3 féi^rier g y.)

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