Années de Jésus-Christ
A parler strictement, on devrait appeler Année de t Incarna» tian Tannée chrétienne s*ouvrant au 25 mars, à l'Annonciation, et Année de la Nativité Tannée commençant à la Noël. Mais au moyen âge comme aujourd'hui, du reste, on a employé inditîéremment Tune et l'autre expression pour indiquer une année quelconque de Tère chrétienne ®. On sait que ce dernier nom désigne le système chronologique, si simple et si sûr, imaginé à Rome par Denis le Petit au vi« siècle, et qui a fini par être
1 Nouv, traité, t. V,p. 194, 195.
» Nouv, traité, t. V, p. 201, 211. Bull. rom. t. 1, p. 260 et suiv.
« Nouv, traité, t. V, p. 201, 205,
4 Nouv, traité, t. V, p. 205, 214, 218.
5 Nouv, traité, t. V, p. 211, et 220.
« Nouv. traité, t. V, p. 299, 302, 311.
adopté dans tous les pays civilisés pour les usages privés et publics.
Les premiers exemples que Ton en trouve dans les lettres des Papes sont du vu» siècle. On en a remarqué dans les lettres de Boniface IV, élu en 607, et de Théodore I®', élu en 642. Toutefois durant ce siècle, comme encore aux viii® et ix® siècles, de telles mentions sont de très rares exceptions.
Au X® siècle, l'emploi en est assez fréquent, et à partir du xi* tous les documents apostoliques qu'on peut appeler déjà des Grandes Bulles, portent la mention de Tannée de Jésus-Christ.
Quant aux Petites Bulles, nous avons eu l'occasion de dire que datées pendant le moyen âge, à partir de 1188, de l'année seule du pontificat, elles reçurent seulement au milieu du xv« siècle, et cela en vertu d'une décision formelle d'Eugène IV, la date complémentaire de Tannée de TIncarnation *.
Les Brefs, nouvelle forme de lettres apostoliques due à ce pontife, et les Motu proprio, créés dans le même siècle par Innocent VIII, après avoir été datés du pontificat seul, finirent aussi par avoir comme date principale Tannée de Jésus-Christ : les Brefs dès le pontificat de Nicolas V (1447-1455) * ; les Motu proprio^ beaucoup plus tard.
En ce qui concerne le mois et le jour précis auquel la Chancellerie apostolique a fait commencer Tannée chrétienne, on peut constater autant de variations à Rome qu'il y en a eu dans les autres chancelleries. Les notaires pontificaux ont à peu près pratiqué tous les styles.
1<> Le style de France même,dans lequel Tannée varie avec la fête mobile de Pâques, ne leur a pas été inconnu. On en cite des exemples au xii® et au xm® siècles, sous Gélase II ', sous Alexandre III, Lucius III, Innocent III et Nicolas IV ^ Ce ne sont heureusement que des exceptions. Les usages suivants ont eu une tout autre durée, quoique toujours intermittente.
2® Si Ton suit avec attention les renseignements recueillis par
i Nouv. traité, t. V, p. 308.
a Nouv. traite, t. V, p. 31 1, 317.
3 Dont le chancelier la combinait avec Tanticipation pisane. Nouv^ traitent. V, p. 261.
4 Nom. traité, t. V, p. 276, 278, 288 et 298.
les Bénédictins et par le P. Papebrock sur les styles chronologiques employés à la Chancellerie apostolique, on y verra que l'usage le plus général pour la date des bulles, du moins depuis les temps les plus anciens jusqu'au xviiiesiècle,fut de commencer l'année au 25 mars, suivant la méthode florentine ^ Mais il y a à cette règle d'innombrables et d'incessantes exceptions,depuis lexi* jusqu'au xviii® siècle même. Indépendamment des exceptions que nous avons eu à signaler à propos du style de Pâques, on a reconnu que, depuis le xii« siècle jusqu'à l'époque où turent créés les brefs, au milieu du xve siècle, beaucoup de papes ont pris le commencement de l'année soit à la Noël, soit au premier janvier. Sous Nicolas V (1447-1455) quand il y eut simultanément des bulles et des brefs, la règle fut différente suivant qu'il s'agit de l'une ou de Tautre sorte de documents. Pour les brefs, le commencement de l'année se prit à la Noël. Pour les bulles rien ne fut changé, c'est-à-dire que, tout en admettant que la règle était de les dater d'après le 25 mars, on ne se conforma pas toujours à cette règle. Quelques papes l'ont même systématiquement abandonnée, comme Félix V et Paul II au xv« siècle, un plus grand nombre au xvi® *, Innocent XII et Clément XI, au xvii® ^.
Dans ce que nous venons de dire de l'usage du 25 mars, il s'agit toujours du style florentin, c'est-à-dire du style dans lequel on n'ouvrait la nouvelle année que deux mois et vingtquatre jours après le style moderne du l®' janvier. Mais il faut remarquer qu'au moyen âge plusieurs chanceliers romains, en usant du style de l'Annonciation, adoptèrent le point de départ pisan, lequel était d'un an entier en avance sur le calcul florentin. Cette grave dérogation à la pratique générale, qui peut jeter un si grand trouble dans la chronologie des documents apostoliques, a été constatée de 1088 à 1143, sous Urbain II, Pascal II, Gélase II, Galixte II, Honorius II et Innocent II. Excessivement
^ Nouv, traité, t. V, p. 213 et suiv.; Art de vérifier les dates, t. l^. Dissert, prélim,, p. x, note.
^ Quoique Pusage de la Chancellerie, pour dater les bulles ait xyi^ siècle, disent les Bénédictins, fut de commencer Tannée au 25 mars, il est de fait cependant que la plupart prennent le commencement de Tannée du l®' janvier. Nouv. traité, t. V, p. 321.
^Nùuv. trai^, t. V, p. 331.
rare déjà sous ce dernier pontife, mort en 1144, elle ne se reproduisit plus heureusement après lui K
3° L'usage de commencer l'année chrétienne à la naissance du Sauveur est aussi ancien, et peut-être plus ancien dans l'Église que celui de l'Annonciation. Le style delà Noël semble même avoir prévalu à la Chancellerie romaine et être resté plus que les autres dans ses usages habituels, au moins dès le xm« siècle. Déjà, aux xi^ et xii^ siècles, Lucius II et plusieurs de ses successeurs prenaient souvent le commencement de l'année à la Noël *. Au xiiie, Alexandre IV commence l'année soit à la Noël, soit à la Circoncision ; à la fin du siècle, Boniface VIII (1295- 1303) voulant, disent les Bénédictins, se conformer au style des rois d'Aragon, à qui il venait de donner le royaume de Naples, fixa le commencement de l'année à la naissance même de Jésus- Christ^. Benoît XI, son successeur, ne suivit pas exclusivement cette pratique * ; Clément V et tous les papes qui ont résidé à Avignon paraissent l'avoir adoptée au contraire, et avoir ouvert l'année assez régulièrement à la Noël. C'est probablement à cette époque que l'on commença a appeler l'usage de la Noël le style ou V usage romain^. L'emploi de ce système, réservé pour les bi'efs, au xve siècle, et l'extrême extension de ces nouvelles lettres, au détriment des bulles, pour les grandes affaires de la cour de Rome, ne fit que confirmer et justifier cette dénomination. Paul II (1464-1471) semble avoir intentionnellement commencé Tannée à la Noël, môme dans ses bulles, quand il remplaça l'expression presque consacrée d'année de l'Incarnation par celle de l'année de la naissance du Seigneur «.
4« Il est certain enfin que beaucoup de chanceliers apostoliques ont, dès le moyen âge, pris le commencement de l'année au 1*' janvier, non pas d'une manière fixe, mais irrégulièrement, et sans exclure l'emploi d'autres styles. On cite au xi® siècle : Nicolas II et Urbain II ^; au xii® siècle, Innocent II, Lucius II,
1 Nouv. traité, t. V, p. 246, 266 et 273.
2 Nouv. traité, t. V, p. 268.
3 Nouv. traité, t. V, p. 298.
• Voy. Nouv. traité, t. V, p. 392, note 2.
« Nouv, traité, t. V, p. 318. Le chancelier de Félix V commençait également Tannée à la Noël, p. 317.
'^ Nouv. traité, t. V, p. 231, 246.
Eugène III, Anastase IV, Clément III \ et au xiii* Alexandre IV *. Au xviie et xviiie siècles, Innocent XII et Clément XI ont formellement commencé l'année au i" janvier, même dans leurs bulles^. Si Clément XIII datait les siennes du 25 mars, il est douteux que ses successeurs aient tous conservé cet usage.
Quand Thabitude de commencer Tannée à la Noël se répandit, la confusion ne tarda pas à s'établir entre ce style et celui de la Circoncision ou du !«' janvier, tant ils sont voisins l'un de Tautre. La création des brefs donna occasion à de nouvelles difficultés. La règle établie fut sans doute de dater ces documents sur l'année de la Noël, mais il est si difficile de distinguer ce style de celui du i^ janvier que Ton peut admettre indifféremment Tune ou l'autre époque comme point de départ du calendrier de la chancellerie.
C'est ce que reconnaissent assez expressément les Bénédictins en disant : « Quand on eut inséré dans les brefs Tannée de Jésus- Christ, pour l'ordinaire on en compta le commencement du 25 décembre ou du 1®' janvier *. d
Nous ne terminerons pas ce qui concerne Temploi des années de J. C. dans les documents apostoliques sans appeler Tatlention sur un détail qui a son intérêt diplomatique ^ Jusqu'au pontificat d'Alexandre II (1061-1073), la formule de la date indique ordinairement a TAn du Seigneur d : Data anno Domini. A partir d'Alexandre II, la formule subit une petite modification et annonce a TAn de l'incarnation du Seigneur » en cette manière : Incatmationis Dominice anno,
— Emploi et une ère antérieure à Vère chrétienne. Dans une bulle du pape Benoît VII, correspondant à la 12» année d'Othon, à laquelle Tannée du pontificat manque, se trouve la double date de Tincarnation 979, et celle d'une ère qui aurait devancé Tère chrétienne de 28 ans, 1007 : Datum VIII idus maîas, imperante domino nostro Ottone^ anno XII , indict. VII, incarn. CMLXXIXy »ra MVIL Peut-être le copiste de la bulle aura-t-il omis un X dans cette dernière date et écrit M VII pour MX V//, ce qui serait
iT. V, p. 266-279.
4 Nouv. traité, t. V, p. 31 1.
« Voy. Nouv. traité de Biplom., t. V, p. 230-231.
exactement l'année de l'ère d'Espagne 1017, correspondant avec l'année 979 de l'incarnation, car Tère d'Espagne a précédé de 38 ans l'èi'e chrétienne. Toutefois les Bénédictins pensent qu'il s'agit ici d'un comput particulier, dont le point de départ serait antérieur seulement de 28 ans à la naissance de J. Cet ils regrettent « que nos plus habiles chronologistes aient donné si peu d'attention à cette ère, dont il a été fait usage de temps en temps, au moins durant les x®, xi" et xii® siècles ^. d II semble que ce comput particulier n'est autre que l'ère d'Auguste, qui a commencé précisément 28 ans avant J.-G.
§ 5. Années du Pontificat,
On croit qu'Adéodat, élu en 672, est le premier pape sous lequel la Chancellerie romaine ait eu la pensée d'ajouter ou d'employer l'année du Pontificat comme élément chronologique dans les lettres apostoliques. Si le fait est bien certain, ce n'est là qu'une exception ; on ne peut plus invoquer d'ailleurs pour établir qu'il y eût d'autres exemples de cette pratique dans le même siècle, la bulle de Jean V du mois de novembre 685, pas plus que celle de Sergius \^ du 25 mars 690, en faveur de l'abbaye de saint Bénigne de Dijon, attendu qu'il est aujourd'hui démontré, nous l'avons dit précédemment, que ces bulles ont été, l'une et l'autre, frauduleusement composées aux x® ou xi® siècles, au moyen d'un vieux papyrus de Jean XV de l'an 995, que l'on coupa en deux fragments *.
11 faut descendre au viii« siècle, pour trouver l'usage établi ; et alors il est hors de contestation, quoique non permanent. Quelques lettres d'Etienne II (752-757) portent déjà l'année du pontificat. Vers 781, lorsque Adrien 1^' se sépara politiquement des empereurs d'Orient, il donna formellement à ses bulles l'année du pontificat comme date. Léon III, son successeur, réunit d'abord aux années de son pontificat les années du règne de Gharlemagne, comme roi des Francs et des Lombards. Lors du rétablissement de l'empire en la personne de ce prince, la Chancellerie romaine adopta bien pour quelque temps, nous l'avons vu, comme date unique des documents apostoliques les
^ Nouveau traité^ t. V, p. 204.
* Voy. L. Delisle, Mélanges de Paléographie, p. 37-51.
années du nouvel Auguste. Mais Tusage contraire eut bientôt les préférences de la Chancellerie et finit par prendre peu à peu le dessus.
Dès la seconde moitié du ix© siècle, quelques papes comme Jean VIII commencèrent à joindre les années de leur pontificat aux années impériales ; pendant que d'autres, tels que Formose (891-896), conservaient encore l'ancien usage, et dataient seulement des années de l'empire.
Les interrègnes qui eurent lieu de 877 à 881, de 905 à 915 et de 924 à 962 habituèrent tellement les chancelleries à la seule date pontificale que, môme après le rétablissement de l'empire, en 962, l'année du pontificat fut presque toujours mentionnée dans les pièces, soit avec la date impériale, et toujours la première ^ soit seule et à l'exclusion de la date impériale. On peut constater ces circonstances sous Jean XVI (985-996), sous Sergius IV (10091012). et sous Jean XIX (1024-1033) «. L'année impériale ayant tout - à - fait cessé d'être mentionnée vers l'an 1038, sous le pontificat de Benoît IX, la date apostolique fut adoptée d'une manière définitive et ne cessa plus dès lors d*ôtre en usage dans la Chancellerie romaine.
Il faut bien distinguer alors les divers documents et les diverses époques dans lesquels on l'emploie.
Les Grandes Bulles donnent toujours l'année du pontificat. C'est un des éléments constants de leur date depuis le ix® siècle. Quant aux Petites Bulles, après avoir été datées d'une manière variable, quelquefois bien insuffisante, soit par l'indiction, soit par le jour seul, elles reçurent comme date fixe la mention exclusive de l'année du pontificat, à partir de l'an 1188, sous Clément III. Cet usage a été observé depuis comme une règle invariable jusqu'au milieu du xv« siècle, lors de la création des Brefs, époque à laquelle Eugène IV ajouta la date de l'Incarnation aux Petites Bulles ^.
On sait que dans les Petites Bulles, le pape annonçait luimême l'année de son pontificat : Pontificatus nostri anno primo; dans les Grandes Bulles, au contraire, la date est donnée par la Chancellerie : Pontifioatus vero domini démentis pape tertii anno primo.
ï Nom. traité, t. V. p. 201, 211.
a Nou\}. traité, t. V. p. 205, 214, 218.
^Nouv. traite, t.V, p. 307.
MANIÈRE DE COMPTER LES AxNNÉES DU PONTIFICAT.
L'histoire de l'emploi de la date pontificale étant à peu près indiqué dans ce qui précède, il faut voir maintenant ce qu'on entendaitpar Année du Pontificat; ou plus simplement il faut chercher à quel jour on faisait commencer le pontificat : au jour l'élection ou au jour de l'intronisation du pape. N'y eût-il qu'une nuit d'intervalle entre l'une et l'autre circonstance, le millésime de la date définitive donnée à la pièce peut différer d'une année entière, suivant que l'on compte à partir de la première ou de la seconde.
Jusqu'au viii® siècle, les documents sont encore si rares, que rien ne permet d'y reconnaître de quelle époque les notaires apostoliques comptaient alors le pontificat. Les maîtres les plus autorisés, Papebrock, Mabillon, Pagi, les Bénédictins n'ont pas donné d'avis bien positif à cet égard. M. Jaffé n*en dit pas davantage.
D'un passage du P. Papebrock sur la vie de Benoît 111(855-858), on peut cependant induire que le savant auteur du Conatus chronologicus pensait que les années des anciens papes avaient été généralement calculées à partir seulement du jour de l'intronisation, qui était le jour de la prise de possession définitive de l'autorité apostolique ^ Les Bénédictins expriment le même sentiment*, et ils croient que l'usage de compter ainsi se maintint durant le x« et le xi« siècle. Ils le prouvent môme d'une façon directe, pour ce siècle, en constatant que tel fut l'usage certain sous Jean XIX (1024-1033),' sous Léon IX (1049-1054) et sous Grégoire VII (1073-1085). Les auteurs du Nouveau Traité admettent même que l'usage a persisté pendant le xii» siècle. Nous croyons que c'est aller trop loin, et nous pensons qu'au xiie siècle, les notaires apostoliques calculèrent généralement la durée de l'année du pontificat à partir du jour même de l'élection. Les observations des auteurs de VArt de vérifier les dates dans la chronologie des papes, celles de M. Jaffé, nos propres recherches enfin nous confirment dans cette opinion.
Sous Pascal II (1099-1118), la Chancellerie (qui a beaucoup
^ Ckmatus chronolog, ad catalogum Pontif. romanorum, dans les BoUand, avant le l^ mai, p. 135.
a Nouv. traiié, t. V, p. 153.
varié ses pratiques chronologiques) a pu compter encore quelquefois les années du pontificat à partir du jour de l'intronisation, cérémonie qui eut lieu du reste le lendemain de l'élection du pape. On admet pourtant que sans en avoir fait» il s'en faut, une règle absolue à cet égard, elle fit remonter plus habituellement les années du pontificat au jour même de l'élection. Le fait est constaté pour ses trois successeurs : Gélestin II (1119- 1124), Innocent II (1130-1143) et Urbain 111(1185-1187). Il est donc permis de dire qu'au xii siècle, du moins jusqu'à l'année 1187, les notaires apostoliques, dérogeant aux usages suivis jusque là, calculèrent les années du pontificat à partir du jour même de Télection.
La règle inverse, qui était un retour à Tancien système, nous semble s'être introduite sous Clément III, à l'époque où la Chancellerie adopta définitivement l'année du pontificat comme base de la chronologie apostolique dans les grandes comme dans les Petites Bulles, c'est-à-dire de 1188 à 1191, et peut-être dès
Nous croyons que dès l'avènement de Gélestin III, successeur immédiat de Clément III, si ce n'est sous ce pape même et dès l'année 1188, on comptâtes années du pontificat seulement à partir du jour de l'intronisation ou du couronnement. Innocent III suivit en cela la pratique de Célestin ïll. Tel avait été l'antique usage, tel il fut, cela est constaté, au xive et au xv«, siècle et tel il était encore dans la Chancellerie romaine en 1685, quand Papebrock écrivait son admirable Essai de chronologie pontificale.