Mind, avnl
XVI LES ÉLÉMENTS DU CARACTÈBE
homme qui, comparé à d'autres^ déploie un degré inusité d activité, sans qu'il soit ici question du rapport de l'activité avec les autres fonctions psychiques en luimême, et qu'inversement, en supposant que Tactivité fût « prédominante » dans un individu donné, il ne s'ensuivrait nullement qu'il fût, dans le sens populaire, un homme d'action, — M. Alex. F. Shand écrit : « Quant à Temploi de ce terme « prédominance » en élhologie, j'ai, dans des revues antérieures, parlé de son sens vague. Aucun terme n'est plus frappant dans les ouvrages français et anglais sur la théorie du caractère. Il est suffisamment intelligible, appliqué dans son usage populaire, pour signifier la force supérieure d'une émotion ou d'un sentiment l'emportant sur d'autres émotions et d'autres sentiments dans le même individu. Mais personne n'a pensé qu'il valait la peine de chercher quelle signification juste, précise et uniforme on peut attacher à la prépondérance d'une des fonctions mentales universelles sur les autres. » Et, après avoir cité un passage dans lequel je disais que la question est de savoir, non pas si un homme a beaucoup de sensibilité ou d'intelligence, j)lus de sensibilité ou d'intelligence, mais bien quelle forme déterminée de sensibilité coïncide avec telle forme déterminée d'intelligence, il ajoute : « Je croîs que si M. Malapert avait suivi son propre conseil, excellent, il aurait substitué à la conception d'une relation quantitative entre les fonctions mentales inséparables, la conception d'une relation qualitative, et son ouvrage y aurait gagné en précision et en clarté. » — Il est bien possible que mon exposition ait manqué de clarté ; mais je suis tout à fait d'accord avec M. Shand pour estimer qu'il faut se placer au