‹ Les éléments du caractère et leurs lois de combinaisonChapitre 9 sur 92 · PRÉFACE XV · texte numérisé non relu

PRÉFACE XV

avait noté qu'il est blanc, ou qu*il est fidèle. Quand j'ai classé Musset je l'ai placé dans la famille des Affectifs^ dans le genre des émotifs^ dans l'espèce des émotif s4mpulsif s . Et je n'ai pas cru ni prétendu le définir^ par ce qu'on ne définit pas l'individu, ni épuiser tous les traits de son caractère, par ce que cela va à l'infini ; mais j'ai pensé indiquer un ensemble de traits coordonnés qui constituent ce qu'il y a de plus important et de plus caractéristique en lui, et de plus une certaine hiérarchie de ces différents traits.

Nous touchons ici à un dernier point dont Timportance est considérable aussi. L'existence de lois de corrélations rend possible la détermination de types; pour classer ceux-ci il faut de plus rechercher en quoi ils se ressemblent et quelles ressemblances ont la plus réelle importance. II y a lieu de se demander si, parmi les divers éléments constituant un type de caractère, il n'en est pas quelqu'un qui conditionne en quelque sorte les autres, qui les tient sous sa dépendance. Et si cela est, deux types qui présenteront ce même caractère prépondérant devront être rapprochés l'un de l'autre, leur similitude sur ce point étant plus significative que leur similitude ou même leur dissemblance sur d'autres points. C'est pourquoi j'ai parlé, avec toutes sortes de réserves d'ailleurs, de lois de subordination. Mais il est nécessaire de s'entendre sur la signification exacte du mot « prédominance ».

Dans un article * très aimable sur mon livre, — après avoir observé que ce que l'on entend dans la langue ordinaire par un « homme d'action », c'est un

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