B. Pcroz. Vp. cit., pp
y équilibre^ nous apparaissent comme quelque chose d'aussi important, d'aussi fondamental que V excès ou le défaut; la pondération est aussi caractéristique que la disproportion et peut par conséquent donner naissance à un type aussi c< pur», à un genre aussi caractéristique.
Poussons plus loin. Parmi les fonctions essentielle^ de la vie psychique, M. Ribot refuse de compter Tintelligence et ne parle pas de la volonté. Sur le premier point nous avons précédemment insisté*. Nous n'y reviendrons pas ici : la fonction de penser nous a paru aussi « innée » que l'activité, aussi caractéristique que « le goût des voyages sans raison et sans but » par exemple, et capable dès lors, par sa prépondérance, de constituer aussi un genre, au même litre que la prépondérance de la sensibilité. — Il en est de même de la volonté. Elle n'est pas, cela va de soi, aussi primitive, aussi simple que le sentir et lagir ; elle est une manifestation supérieure, partant complexe et ultérieure : on ne l'aperçoit pas à la base de la vie psychique, ou mieux de la vie animale*. Est-ce un motif suffisant pour ne pas la compter quand il s'agit de la vie humaine, et doit-on se refuser à explorer les sommets? Outre que le développement plus ou moins remarquable de la volonté, chez un individu donné, trouve peut-être ses conditions et en quelque sorte sa base dans une certaine constitution particulière de la sensibilité, de l'activité, de l'intelligence, — nous croyons qu'^n fait cette faculté proprement humaine, très inégalement répartie au demeurant parmi les hommes, quand elle devient prédominante, suffît à donner à une certaine catégorie d'individus une nature propre et franchement différenciée. — Nous estimons donc qu'il y aune classe de volontaires^ comme aussi