‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 13 sur 62 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Bien rarement les signes physiques qui traduisent l’hypertrophie du thymus sont assez marqués pour attirer d’eux-mêmes l’attention. Ils demandent le plus souvent pour être découverts un examen méthodique et, en quelque sorte, systématique, du petit malade. Nous exposerons successivement les renseignements que fournissent l’eæamen clinique et l’exploration par des méthodes annexes : laryngoscopie, tubage, trachéotomie, examen radioscopique. Nous en essaierons plus loin une étude critique qui nous permettra d’en apprécier la valeur.

A. Inspection

Nous ne ferons que rappeler l’aftitude du petit malade en état de gêne respiratoire plus ou moins marquée, les différentes déformations #oraciques dues au tirage que provoque la compression trachéale, enfin les signes de compression vasculaire, la cyanose de la face, la distension des veines du cou, l'hypertension de la fontanelle, les

œdèmes localisés, l’exophtalmie, Nous les avons décrits antérieurement. L

De même, nous mentionnerons seulement dans ce paragraphe, comme autres signes fournis par l'inspection de la région, un gonflement sus-sternat, surtout ou seulement expiratoire, et une voussure permanente du plastron ster-

no-costal. Ces signes sont d’ailleurs mieux appréciés encore par la palpation.

B. Palpation

. Myers à signalé, d’'Œlsnitz a observé plusieurs fois, à des dégrés divers. cette VOUSSURE ASYMÉTRIQUE PERMANEN- - re du plastron sterno-costal. Elle portait sur l’extrémité du sternum et sur les deux premiers cartilages costaux, surtout sur ceux du côté droit. Quand elle était bien nette, elle était aisément reconnue par la seule inspection de la région, surtout pratiquée à jour frisant. Parfois, au contraire, il était nécessaire de promener doucement la pulpe des doigts posés à plat sur le thorax pour apprécier de légères différences dans l’inflexion des premiers cartilages costaux.

= Par la palpation de la fossette sus-sternale, nombre d'auteurs ont déclaré avoir éprouvé nettement la sens4- TION D'UNB MASSE THYMIQUE. Cette impression est rapide, se produisant seulement au moment de l’expiration, quand le thymus hypertrophié se gonfle jusqu’à dépasser le manubrium. Rehn, le premier, a bien décrit-ce signe. La tuméfaction est de consistance molle ; elle disparaît pendant l'inspiration profonde, reparaît pendant l’expiration et se montre surtout appréciable dans l’expiration forcée

bre

au moment des cris, des pleurs et des efforts de toux. Elle semble comme aspirée dans le thorax pendant l’effort inspiratoire, rejetée au dehors pendant l’expiration. Enfin, dans un seul cas de stridor, avec gêne respiratoire continue, d’(Hlsnitz put faire cesser momentanément le stridor et la dyspnée en engageant profondément le doigt derrière le sternum, chassant ainsi en quelque sorte mécaniquement de l’espace critique, le pôle supérieur de la masse thymique. Il a décrit cette manœuvre sous le nom de PRESSION SUS-RÉTRO-STERNALE. Il faut ajouter que ce-signe à été négatif au cours des accès de suffocation et d’'Œlsnitz se demande si, dans ces cas, la congestion intense dont toute la région, y compris le thymus, est le siège, ne rend pas impossible cette libération momentanée

de l’espace de Grawitz.

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