‹ Les éléments du diagnostic clinique de l'hypertrophie du thymusChapitre 24 sur 62 · DL TEA · texte numérisé non relu

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la radiographie peut aussi rendre des services au cas de.

| corps opaques, surtout pour en constater la mobilité ou.

i'enclavement. Ë 2° PAPILLOMES DU LARYNx. — (l’est en effet la seule Lo |

ineur du larynx qu’on observe chez les jeunes enfants.

Assez souvent, la dyspnée modérée qui les traduit succède * ientement à des troubles de la voix et à des modifications : | de la foux, qui devient comme la voix voilée hitonale. Il *

arrive cependant qué le papillome se manifeste par des accès paroxystiques, souvent nocturnes, s accompagnant de tirage où de eyanose, accès unique ou se répétant plusieurs fois dans les 24 heures.

Evidemment, le diagnostic repose ici sur i constatation par le laryngoscope du papillome lui- -même, Or, l'examen

laryngoscopique est pas difficile, et le diagnostic reste en suspens.

Rappelons aussi que dans les cas rares, les papillomes | congénitaux ont pu se révéler peu après la naissance par

un brusque accès de suffocation.

} s: # A 4 € È À "A 3° ŒDÈME DU LARYNX. — Le début peut être brusque et

surprendre l’enfant en pleine santé. C’est le cas, par exem- 1

ble, de la laryngite phlegmoneuse aiguë. Quand les accidents d’œdème se produisent au cours d’une affection chronique du larynx, le diagnostic en est facilité, Mais quand ils surviennent au cours d’une maladie infectieuse aigué, diphtérie, rougeole, ces commémoratifs ne suffi | sent pas à écarter l’idée d’une hypertrophie thymique, F'uisque ces infections sont susceptibles de provoquer une loussée congestive du thymus et les accidents conséoutifs à cette hypertrophie congestive.

Rapidement, le tableau clinique se constitue. La dys-

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ymée est de suite intense ; elle est inspiratoire au début, s’accompagne toujours de firage et d’un certain degré de cornage ; elle devient bientôt expiratoire également. Elle s'aggrave d'accès de suffocation parfois mortels.

Quand la localisation ædémateuse se fait dans la région sous-glottique, la voix reste claire, Elle peut être enrouée

cu disparaître quand l’œdème atteint les cordes vocales. 3 On observe une toux sèche, persistante, douloureuse. | = Cette douleur est réveillée par les mouvements ‘le dé- __glutition, d’où souvent de la dysphagie.

Fa quelquefois, surtout après quelques heures, de la uméfaction des ganglions qui dépendent de la région et de Ja distension des téguments péri-laryngés.

L'évolution peut être foudroyante. Quelquefois elle est mins lente avec des rémissions trompeuses.

Dans les œdèmes dyscrasiques ou mécaniques, en par- ticulier ans les œdèmes subits dus à une néphrite scarla-

lineuse déjà diagnostiquée ou méconnue, les signes d’infection manquent, les accès de suffocation rappellent le spasme. de. la glotte. Les difficultés du diagnostic sont consi- - dérables. :

On pourra seulement soupçonner foiène par élimimaon quand les symptômes d’autres affections, croup, la-

- ryngite striduleuse, abcès rétro-pharyngien, et les autres

signes de l’hypertrophie du thymus feront défaut.

La trachéotomie, à défaut du tubage qui est généralement contre-indiqué à cause des ulcérations que l'emploi du tube entraînerait presque fatalement, constitue cependant, en même temps que le seul traitement efficace, un inoyen de diagnostic suffisant pour faire rejeter l’hypothèse de l’hypertrophie thymique.

4 Crour D'emMBLée. — La laryngite diphtérique est rare ans le tout jeune âge ; elle débute presque toujours onsi-

MR Fe È dieusement. Cependant, elle peut se traduire presque d’em- | blée, sinon comme premier symptôme, ‘lu moins comme symptôme attirant d’abord l’attention des parents, par un accès de suffocation. À ce moment, si l’exploration du la rynx est complètement négative, le diagnostic est difficile. Le tirage, la cyanoseé, l’angoisse, tout peut rappeler les violents accès de suffocation du syndrome thymique. %

Si l’on peut interroger les parents, il advient que l’on. apprenne cependant qu’une source de contagion existait. dans l’entourage du petit malade et que la voix de Pen-* Tant était déjà éteinte, la toux rauque et basse avant le. brusque accès.

Quelquefois, le tirage se rencontre avec É mêmes caiactères dans les deux affections. Il arrive cependant, nous, l’avons vu, qu’ils différent. Dans le croup, lorsque l’enant tire, il aspire en quelque sorte ses viscères abdominaux. Le tirage au début est surtout épigastrique, il ne

devient souvent sus-sternal et sus -claviculaire que dans. la suite.

PR ain péénile plais

Quand l’enfant, au contraire, présentera le mode de. tirage, que MM, Barbier, Méry et Parturier, d’ Œlsnitz | ont observé, quand surtout le timbre de la voix et de ja toux ne sera pas modifié, on devra avoir de fortes présomp- : tions contre le diagnostie du eroup. 4

Enfin, le tubage et la trachéotomie, en soulageant la. À dyspnée au cas de laryngite diphtérique, quelquefois le . rejet d’une fausse membrane, viendront au contraire prou- à

ver l’origine laryngée des accidents et feront repousser

l'idée l’une sténose trachéale.

Mais au cas de diphtérie trachéo-bronchique, ne suecé- : dant pas d’une façon visible, soit à l’angine, soit à la.

kuyngite, le problème devient presque insoluble, puisque les interventions sur le larynx n’amènent aucun soulage-

ment. Dans quelques cas, cependant, le rejet d’une fausse membrane moulant l'arbre bronchique, la constatation d’une fausse membrane # situ par la bronchoscopie (1) ont permis d’affirmer la diphtérie.

9° LARYNGITE STRIDULEUSE (laryngite sous-glottique, faux eroup) (2). — Si le tableau en est typique : accès de suffocation brusques avec toux rauque mais non éteinte et voix claire, rapide retour à la santé, le diagnostic peut en être assez facile, Cependant, l’hypertrophie thymique peut revêtir complètement l’aspect de l’accès de suffocation avec tirage et cyanose du faux croup. Ce peut être le même dé- L'ut brusque, nocturne, en pleine santé apparente de l’enant. Ce peut être la même disparition rapide des accidents une fois l’accès passé. A la suite du premier accès, on peut voir s'installer däns les deux affections, au cas de faux croup grave, une dyspnée permanente avec tirage, un sifflement laryngo-trachéal très accusé.

Il n’y a guère que les caractères de la foux qui diffèrent, inais ils ont une valeur diagnostique importante. Quelle que soit l’intensité de la dyspnée, l’imminence même de lasphyxie, la toux dans le faux croup reste fréquente, quinteuse, rauque, aboyante. Au contraire, nous l’avons dit, et à la réserve d’une coexistence des deux affections (eas d’Œlsnitz), son timbre est toujours respecté dans l’hy- pertrophie thymique.

(1) Agranp. Des localisations invisibles de la diphtérie. De lutilité de la rhinoscopie et de la bronchoscopie dans ces cas parliculiers. Soc. de Pédiatrie, 16 mars 1909.

(2) V. pour la question du croup d'emblée et du faux croup grave, l'ouvrage de M. G. Varior. La diphtérie et la sérumthérapie, 1898, p. 214 et 237.

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Enfin, dans les accès de faux croup à caractère alarnant, le tubage, en faisant immédiatement disparaître les

accidents, confirmera le diagnostic différentiel].

6° SPASME DE LA GLOTTE. — Nombre d'auteurs récents considèrent le laryngo-spasme comme l’un des éléments possibles du syndrome thymique. |

Ce n’est pas là une raison suffisante pour ne pas étudier

ici le diagnostic différentiel de ces deux affections. Car on observe des spasmes de Ja glotte essentiels ou syinptomatiques d’autres affections et la coexistence du spasme et de l’hypertrophie thymique est en réalité peu fréquente.

Il faut donc bien connaître les caractères Ce n’est qu'après sur |

de ce spasme.

les avoir résumés que nous insisterons | a nécessité de chercher systématiquement, une fois ce diagnostie établi, si dans tel ou tel cas donné, l’hypertrophie thymique peut être incriminée dans Ja production de la contracture laryngée. |

Nous empruntons à MM. Hutinel et Paisseau (1) la brève et saisissante description qu’ils donnent de l’affection. | 3 |

€ Un nourrisson, jusque-là bien portant, est pris brusauement et Sans prodrome, la nuit ou le jour indiffér

em-.

ment, à l’état de veille comme :

à l’état de sommeil, parfeis à l’occasion d’une Peur ou d’une colère, d’accès conculsifs, qui semblent mettre sa vie en danger. Un soubre- Saut du tronc, avec agitation des mains et rejet de la tête en arrière, annonce l’arrêt de la respiration

; cet arrêt peut être brusque, plu

S Souvent il est progressif, Une ins-

(1) Hummer et Parsspau.

La Pralique des Maladies des Enfants, 1909. T. IV , p.105 BEC

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