LA MORALE SCIENTIFIQUE. — RÉPONSE AUX OBJECTIONS
1. Tâche propre de la science. Sa matière et sa forme. — L'art comme application de la science. — Systèmes incomplets qui muti= lent l’idée de la morale scientifique. — La morale, même purement scientifique, peut-elle se réduire à l’histoire naturelle et sociale des faits moraux. — Examen des opinions de Taine, de MM. Dur kheim, Lévy-Bruhl, Simmel, etc. Que la morale doit étudier non seulement des faits et des lois, mais des fins et des valeurs.
11. Possibilité de la morale scientifique ; réponse à ceux qui nient
cette possibilité. — 410 La morale comme science peut-elle, non seulement constater des faits et établir des lois, mais établir des fins et des moyens. — 2° La morale comme science admet-elle la
vérification ? — 3° Admet-elle la prévision conditionnelle de l’avenir? — 4° Admet-elle les hypothèses sur le possible et sur l'idéal? — 5° Admet-elle les prescriptions et les règles hypothétiques ? — 60 Admet-elle les règles asserloriques? — 7° Pose-t-elle la question entre un impératif catégorique et un persuasif suprême ? ;
Unité de la théorie et de la pratique dans la morale des idées-forces. — Action mutuelle de la science morale et de l’art moral. — Conclusion : la morale scientifique des idées-forces est indivisiblement théorique et pratique, pratique parce qu'elle est théorique, théorique parce qu’elle est pratique.