LA BIOLOGIE PRATIQUE ET SON OBJET LA VIE ET L'IDÉE-FORCE DE LA VIE
1. — LA BIOLOGIE PRATIQUE ET SON OBJET. — Idée-force de la vie. Nécessité d’une interprétation exacte de la vie, dont la biologie pratique poursuit la préservation et le développement dans l’individu et dans l'espèce. — Influence des théories de Bichat et de Schopenhauer. Influence des théories de Darwin.
11. — La vie. — Est-elle essentiellement destruction ou production. Théorie de Claude Bernard. Son insuffisance. Théorie des physiologistes contemporains. — L’assimilation et la constructioù sont le fond de la vie. — Différence du travail opéré par une simple machine et du travail opéré par l'être vivant. — Unité profonde de la forme et de la matière, de la fonction et de l'organe. — La vie est synthèse et harmonie. La morale biologique n’est pas un code de destruction. 1
HI. — La nurririon. — Est-il exact de définir la vie par la faim et Pinsatiabilité. Rolph et Nietzsche. — Le sommeil. — La nutrition au point de vue psychologique et moral. Comment elle finit par entrainer la division du travail et la coopération, d’abord entra-individuelle, puis inter-individuelle. Sympathie et synergie finales.
IV. — LA GÉNÉRATION. — Sa nature chez le protozoaire et chez le métazoaire. — Rapports de la nutrition et de la génération. — Côté individualiste et côté altruiste de la génération. Comment elle finit par ouvrir l'individu à autrui. Littré et Guyau. Objections de Nietzsche. — Que la biologie nous montre déjà l'effort universel des êtres pour franchir l’égoïsme.
V. — Théorie des sentiments et émotions dans leur rapport avec la vie organique. Opinions de Bichat, de Schopenhauer, de Lange, de James, de Ribot. Les émotions ne sont-elles que des répercus-
sions de la vie végétative et organique. — Nécessité de tenir compte de la vie cérébrale. Autonomie relative du cerveau. — L’émotion ne varie pas seulement en fonction des modifications organiques périphériques, mais en raison des modifications intra-cérébrales et, par cela même, inter-cérébrales.
VI. — La morr. — L'idée de mort est-elle inséparable de l’idée de vie. — Rôle attribué par certains théoriciens à la destruction. Théorie de Claude Bernard: la vie, c’est la mort. — Son inexactitude. — Théories plus récentes. — Doctrine de Weissmann sur l’immortalité du protoplasma germinatif. — Que l’idée de:mort n’est pas inhérente à
l’idée de vie. — Spéculations de certains Allemands sur les consé-
quences morales de l’immortalité des cellules reproductrices. — Est-il vrai que l'individu soit entièrement subordonné à l’espèce.