FAMILLE ET SOCIÉTÉ CHEZ LES ANIMAUX [EU
prit ont le tort de ne s'occuper que de l’âme de l’homme;
ils restreignent tropla recherche etilimporte de l’étendre
beaucoup plus. » — « Si l’homme n'était pas rom-
parable, a dit Buffon, il serait inintelligible. » Auguste
Comte reprochait aussi aux psychologues de son temps
et surtout aux idéologues de ne pas s'occuper de la vie
animale. La psychologie comparée a, depuis un certain
nombre d'années, accumulé une masse de faits qui. rapprochent les animaux de l’homme et qui, en tout
cas, établissent les bases d'une sorte d'éthique ani-. male, transition entre la biologie et la sociologie.
Si le darwinisme moral et social était la vérité, c’est avant tout aux animaux qu'il devraits’appliquer: l’éthique animale devrait être purement et simplement la concurrence universelle pour la vie avec le droit du plus fort pour seule règle. Nous verrons si l'étude des sociétés animales confirme cette hypothèse.