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Notre industrie de l’ivoire travaillé (et principalement de l’ivoire
d'art), a, durant longtemps, possédé une renommée quasi univer-
selle. Dieppe occupait le premier rang parmi les villes qui produisaient les plus pures merveilles et les objets qui figurent à son Musée peuvent rivaliser avec les meilleurs spécimens Ale l’ancienne ivorysculpture.
Mais nos ouvrages modernes ne sont rien auprès de ceux qu’exécutaient les anciens. Ils construisaient en ivoire des chaires, des tables, des chars, des trônes ; ils en couvraient les portes et les murs des temples et jusqu’à des statues colossales de dix mètres environ de hauteur.
Aujourd’hui, l’ivoire est de moins en moins employé pour la fabrication des objets d'art usuels. À Paris, aux alentouse Saint-Sulpice, une cinquantaine d'ouvriers fabriquent cependant encore des christs et des statuettes.
La cause de cette crise réside dans la cherté de la matière première et de la main-d'œuvre ainsi que dans la mévente des objets fabriqués. Les ouvriers préfèrent actuellement le cuivre, l’étain et le marbre qui sont plus à la mode et laissent des bénéfices plus importants.
Par contre, l’ivoire est de plus en plus employé dans la tabletterie. la brosserie, etc. "ois d'apresile calcul de M. Félix Souillard, l’ivoirerie dieppoise n'entre plus que pour une valeur de 150.000 francs dans le produit total annuel de livoirerie francaise celui-ci est, par contre, évalué par M. Eugène Caustier à 1.500.000 francs. Deux cents ouvriers travaillent à la fabrication des peignes et des manches de couteaux, 150 à la brosserie, 6o aux manches de parapluies, 70 aux touches de pianos, 55 aux billes de billard, 200 aux environs de Méru-en-Oise, à la tabletteric ; soit, au total, près de 750 ouvriers.
L'industrie ivoirière française qui, jusqu'à ces dernières années, fournissait la presque totalité des autres pays est, actuellement, sérieusement concurrencée par l’industrie allemande, notamment dans la fabrication des billes de billard.
Mais, si l’ivoire est une substance jolie et fort prisée, elle n’est par contre nullement indispensable et pourrait fort bien, par
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exemple, être remplacée pas l'os ou par le celluloïd. Cette substitution aurait le grand avantage d'empêcher la disparition de l’Eléphant qui est autrement nécessaire que l’ivoire. Le malheur est qu'à notre époque on ne veut pas encore comprendre que l’utile