‹ Les éléphantsChapitre 35 sur 76 · ÉLÉPHANT D'AFRIQUE DU JARDIN ZOOLOGIQUE DE LONDRES · texte numérisé non relu

ÉLÉPHANT D'AFRIQUE DU JARDIN ZOOLOGIQUE DE LONDRES

Voici du reste un autre fait du même genre : 1l s’agit de Zip, la bête favorite du Muséum d'Histoire naturelle de Glen Island (1) E. TENNENT. — Natural History of Ceylon.

Houel raconte un fait identique dans son Aistoire naturelle des deux Eléphants, mâle et femelle, du Muséum de Paris, p. 88.

LES ÉLÉPHANTS TM

(Etats-Unis) que le directeur, M. Princehorn, n’a pas eu de peine à habituer à ses délicates fonctions : 1l lui confie sa petite fille urmntdes journées entières... et c'est merveille de voir l’énorme bête pousser la voiturette et l'enfant le long des avenues.

Il ne borne pas là ses fonctions, 1l excelle à amuser le bambin. Au grand plaisir de la petite miss 1l la saisit dans sa trompe et Pl @ au-dessus de sa tête où bien 1l se Couche à terre, sur le côté, laissant sa maîtresse grimper en tous sens sur son énorme masse.

Romanès recut d’une dame:de ses amies cette anecdote qu'elle tenait d’une connaissance à elle (1) : Île gardien d'un Eléphant avait attaché sa bête à un arbre, en face de la maison de son maître, puis 1l s'était construit à quelques pas de là un four pour y cuire ses gâteaux de riz, four qu'il avait recouvert de pierres et d'herbe avant de s’en aller. Après son départ, l’'Eléphant, à l’aide de sa trompe, se débarrassa de la chaîne qu'il avait au pied, puis 1l s’'approcha du four, le découvrit et y prit les gâteaux. Après s'en être régalé 1l remit les pierres et l'herbe comme 1l les avait trouvées et revint à son poste. Ne pouvant s'attacher la chaine autour du pied, 1l l’enroula de manière à ce qu'’eile eut l’air d’être en place. Quand le gardien revint 1l trouva la bête tournant le dos au four. Mais il eut bientôt constaté la disparition de ses gâteaux et comme il regardait autour de lui, il surprit le regard furtif de l'Eléphant qui le suivait du coin de l'œil. Ce fut une révélation et le châtiment ne se fit pas attendre. (2

Buffon raconte l’histoire suivante qui se trouve également consignée dans l'ouvrage de Houel. « L'Eléphant (il s’agit de celui de Versailles) semblait connaître quand on se moquait de lui, et s'en souvenir pour s’en venger quand il en trouvait l’occasion. À un homme qui l’avait trompé, faisant semblant de lui jeter quelque chose dans la gueule, il lui donna un coup de trompe qui le renversa et Îui rompit deux côtes, ensuite de quoi il le foula aux pieds et lui rompit une jambe et s'étant agenouillé lui voulut enfoncer ses défenses dans le ventre, lesquelles n’entrèrent que dans la terre aux deux côtés de la cuisse qui ne fut point blessée.

(1) Le Révérend M. Townsend.

(2) ROMANES. — Jntelligence des Animaux, p. 1065.

Il écrasa un autre homme, le froissant contre une muraille pour le même sujet. Un peintre le voulait dessiner en une “ttitude extraordinaire qui était de tenir sa trompe: levée et ñeuente ouverte, le valet du peintre, pour le faire demeurer ententes jetait des fruits dans la gueule et le plus souvent faisait semblant d'en.Jeter : il en fut indigné et comme s'il eut connutmendiee que le peintre avait de le dessiner était la cause de cette importunité, au lieu de s’en prendre au valet 1l s'adressa au maître et lui jeta par sa trompe une quantité d'eau dont 1l gàta le papier sur lequel le peintre dessinait » (1)

M. Jenkins adressa à Romanès cette intéressante remarque: « Le point sur lequel je désire insister tout particulièrement c’est que l'on est fondé à croire que l'Éléphant conçoit des idées abstraites. Je suis convaincu par exemple qu'ils acquièrent par expérience l’idée de dureté et de poids, et en voici la preuve amont Après qu’un Eléphant a appris à remplir ses devoirs habituels, c'est-à-dire trois mois environ après sa capture, on lui enseigne à ramasser des objets à terre et à les passer à son mahout quise tient assis sur les épaules de l'animal. Or, tout d’abord, on se bornea lui faire ramasser des objets mous, des vêtements par exemplesa cause de la force dangereuse de ses mouvements. Mais, au bout d'un certain temps qui varie selon les bêtes, 1l semble se rendre compte de la nature des objets qu'il soulève, et s'il continue à lancer sans facon un paquet de linge, il passe doucement les choses lourdes, telles que des barres de fer ou des chaines, prend un couteau aiguisé par le manche et le met sur sa tête à la disposition du mahout. J'ai fait, à dessein, ramasser à des Eléphants des objets qu'ils n'avaient pas vu auparavant et la facon dont ils les manièrent me prouva qu'ils savaient si ces objets étaient durs, pesants ou tranchants. » )

Une preuve d'intelligence chez jes proboscidiens est encore la

(1) Burron. — Histoue Naturelle, tom. IV, p. 391. HourL. — Histoire Naturelle des deux Eléphants, mâle et femelle, du Muséum dePartis 2peu2:

(2) Romaxès. — Intelligence des Animaux, p. 142.

La part que les Eléphants apprivoisés prennent à la capture et au dressage des animaux sauvages est également une preuve de raisonnement chez eux. Nous y reviendrons plus loin. 4

LESYÉPÉPEANIMS IN

merveilleuse précision avec laquelle ils exécutent les travaux et les tours qu'on leur commande, soiten Asie, soit même dans nos cirques et dans nos ménageries. Outre Germanicus qui fut peut-être le plus illustre montreur d'Eléphants de l'antiquité, les dresseurs d'Eléphants sont encore nombreux. Actuellement, les deux plus célèbres que je connaisse sont assurément M. Hagenbeck de Hambourg et celui de l’exhibition Bärnum dont la troupe comprend cinq animaux admirablement instruits. On n'a pas été également sans voir les Eléphants plongeurs qui figurèrent un peu dans tous les musichas Europe. Le cirque Busch, de B:rlin, alla jusqu'à montrer un Eléphant coiffé d’une casquette et portant des lunettes de chauffeur qui, monté sur une énorme automobile, savait parfaitement la diriger lui-même.

Ces quelques anecdotes suffisent, je pense, à démontrer qu'il existe chez les proboscidiens non seulement un instinct très développé mais encore de l'intelligence.

Voici quelques récits qui nous prouveront que ces animaux possèdent encore d’autres sentiments comme la sympathie, l’affection, l'émotion, la sensibilité; sentiments très caractéristiques chez l'espèce.

« Le dévouement et la loyauté que témoigne le troupeau envers son cher écrit sue. Fennent, sont très remarquables, surtout si c'est un Eléphant à défenses que recherchent particulièrement les chasseurs. Ses compagnons s'efforcent de le soustraire au danger : réduits à la dern'ère extrémité 1ls le mettent au centre et se pressent autour de lui si bien que les chasseurs ne peuvent l’atteindre qu'après en avoir tué un certain nombre qu'ils auraient peut-être épargné sans cela. Un Eléphant à défenses que le major Rogers avait blessé grièvement, fut aussitôt entouré par ses fidèles compagnons qui le soutinrent contre leurs épaules et réussirent-à couvrir sa retraite vers la forêt. » U)

A Laknaor, alors qu'une épidémie terrible remplissait les rues de malades et de morts, le baron de Lauriston remarqua le soin avec lequel l'Eléphant du nabad choisissait sa route afin de n’écraser aucun corps alors que son maitre paraissait s’en soucier fort peu.

(1) E. TENNENT, — Natural History of Ceylon.

Enfin, l’évêque Héber fut frappé de l'expression presqu’humaine qu’eut un Eléphant en voyant tomber son vieux compagnon. Il obéit tout d’abord au commandement et tira sur les cordes qu’on avait passées autour du malade pour l'aider à se relever, mais à la première plainte de ce dernier il s'arrêta net, poussa un grognement farouche et, s’aidant de ses pieds et de sa trompe, enleva les liens de son ami.

« Un Eléphant furieux des blessures qu'il avait recues à la bataille d'Hambour, courait à travers champs et poussait des cris affreux ; un soldat qui, malgré l’avertissement de ses camarades n'avait pu fuir, peut-être parce qu'il était blessé, se trouva sur son passage : l’Eléphant craignit de le fouler aux pieds, le prit avec sa trompe, le plaça doucement de côté, et continua sa route. » (1)

L’obéissance de l'Éléphant résulte du mélange d’affection et de crainte que lui inspire son gardien. Ce sentiment d'affection peut atteindre chez cet animal une grande intensité et l’on cite à Ceylan le cas d'un Eléphant qui passa toute une nuit dehors et sans manger plutôt que d'abandonner son mahout qui était étendu ivre dans la

jungle.

L'Eléphant possède également le sentiment dela mort et de même que l'élan, le chevreuil, le chien, la girafe et certains singes, ül peut verser des larmes lorsque la tristesse vient l’assaillir. Dans la relation d’une chasse dans le Népaul il est dit qu'un jeune Eléphant de dix ans restait près de sa mère tombée sous les coups des chasseurs et la caressait pour l’engager à se relever. De son côté, Harris parle d’un tout jeune Eléphant d'Afrique qui donna les signes du plus vif chagrin après que sa mère fut tuée. Il courait autour d'elle en criant et essayait de la relever avec sa trompe. | Sparmann assure que l'Eléphant verse des larmes lorsqu'il se sent blessé ou lorsqu'il voit qu’il ne peut s'échapper. Gordon

(1) Burrox. — Histoire Naturelle, tom. 1V, p. 301.

Cet auteur raconte encore qu’un soldat de Pontdichéry, qui avait coutume de porter à un de ces animaux une certaine mesure d’arack chaque fois qu’il touchait son prêt, ayant un jour bu plus que de raison et se voyant poursvivi par la garde qui voulait le conduire en prison, se rétugia sous l’Eléphant et s'y endormit. Ce fut er vain que la garde voulut le tirer de cet asile, l'Éléphant le défendant avec sa trompe. Le lendemain, le soldat revenu de son ivresse frémit à son réveil de se trouver couché sous ur animal d’une telle grosseur mais l’Eléphant qui sans doute s’aperçut de son effroi, le caressa avec sa trompe pour le rassurer et lui fit comprendre qu'il pouvait s’en

aller sans danger.

Cuning raconte qu’il a vu un de ces animaux verser de grosses larmes en mourant. Enfin, de son côté, E. Tennent, parlant d'Eléphants prisonniers, assure que « quelques-uns restaient immobiles, accroupis sur le sol, sans manifester leur souffrance autrement que par les larmes qui baignaient leurs yeux et coulaient incessamment. »

Pline affirme que les Eléphants d’un certain âge reconnaissent le gardien qu’ils avaient étant jeunes. () Si cet historien ne fut point toujours très exact en ce qui concerne ces animaux il faut néanmoins reconnaître qu’en ceci il ne s'éloigne pas de la vérité. L'Eléphant jouit en effet d’une mémoire très grande et les cas avérés d'Eléphants domestiqués qui, après s'être échappés durant plusieurs années, sont à nouveau capturés et reprennent vite leurs anciennes habitudes, sont assez fréquents.

M. Corse rend compte d’un fait de ce genre dont il eut luimême connaissance. Un Eléphant chargé de bagages flaira un tigre et dans sa frayeur prit la fuite. Dix-huit mois plus tard, alors qu'un troupeau d’Eléphants sauvages venait d’être capturé et enfermé dans un kraal, les gardiens reconnurent leur fugitif. Mais il semblait aussi sauvage que les autres et afin de l’approcher un vieux chasseur s’avisa de monter sur un Eléphant apprivoisé. Il aborda l’animal rebelle et lui saisit l’oreille tout en lui commandant de se coucher. La force des vieilles habitudes ayant repris son empire, l'Eléphant obéit et fit entendre un petit cri qui lui était particulier en pareille circonstance dans le passé. () Le même auteur parle également d’un EÉléphant qui s’échappa après deux ans d’apprivoisement et passa quinze ans à l’état sauvage. Lorsqu'il fut repris 1l se souvenait encore en détail de tous les commandements.

En mars 1004 deux visiteurs se présentaient au Jardin Zoologique de Gand: c’étaient M. et Me Sam Lockhart qui venaient voir l’'Eléphant Jack dont ils avaient fait cadeau au jardin de cette ville. Tout d’abord l’'Eléphant ne sembla nullement reconnaître son ancien maître qu’il n'avait pas revu depuis tantôt dix ans.

oi Puin., — Hist. Nat., tom. VIII p.5 (2) Corse. — Transactions philosophiques, p. 40.

Tite) , LES ÉLÉPHANTS

Mais, quand M. Lockhart l’appela « Jack, my dear Jack » l'Eléphant montra qu’il remettait celui qui lui adressait ces paroles. Il remua la queue d’une façon tout à fait caractéristique et balancça Joyeusement sa trompe.

= Voici un dernier exemple. Un vétérinaire, M. André Bart, de passage à Saïgon visitait le Jardin Zoologique de cette ville lorsqu'il entendit tout à coup des barissements plaintifs et répétés. S'étant approché il vit étendu à terre un gros Eléphant d’Asie qui semblait souffrir de terribles maux d’estomac. Pris de pitié, notre voyageur appliqua un cataplasme sur le ventre du colosse, le fit vigoureusement masser avec les pieds, et, en guise de réactif, lui administra un litre et demi d’excellent tafña.

«À quelques jours de là, dit M. Bart{et voici le point comique de cette histoire), je visitais le Jardin Zoologique de Saïgon. Tom était entouré, comme toujours, d’une cour nombreuse et qui le bourrait de friandises. [l m’aperçut cependant et je vis son petit œil s'allumer. En même temps le gros pachyderme abandonnait ses admirateurs, se couchait lourdement à terre, commençait à barrir sur un mode plaintif, agitait ses jambes et se frictionnait l'estomac de la trompe, exactement comme à la première fois. :

Je ne pus m'empêcher d’éclater de rire. Inutile d’ajouter, n’estce pas, que Tom, cette fois, ne souffrait pas le moins du monde et que mon apparition lui avait seulement rappelé le litre et demi de tafia dû à mon intervention.

D'ailleurs, lorsque l'animal comprit que sa ruse n'aurait aucun effet, il se releva paisiblement, cessa de se plaindre et se remit à engloutir les sucreries que toutes les mains lui tendaient. » ()

Quant à la vengeance, l'Eléphant semble posséder ce trait émotionnel plus que tout autre animal, à l'exception peut-être du singe. Or, la vengeance, comme le dit si bien Coupin, quandeellesest légitime est un trait manifeste de justice, car elle implique chez l'animal la nécessité de châtier un sujet qui ne s’est pas conduit de manière correcte. (2)

Griffiths raconte qu’en 1805, au siège de Burtpore, les vents secs et chauds ayant tari les sources, la concurrence était grande autour

(1) Globe Trotter — 9 avril r9035. | (2) Courix. — Les Animaux excertriques p. 107.

d’un vaste puits qui contenait encore de l’eau. Un jour, que deux conducteurs se trouvaient auprès de ce puits avec leurs Eléphants l'une des bêtes, qui était d'une taille et d'une force remarquables, voyant l'autre munie d’un seau que lui avait fourni son maitre et qu’elle portait au bout de sa trompe lui arracha cet ustensile nécessaire. Tandis que les deux gardiens se disaient des sottises, la victime, consciente de son infériorité comme force et comme taille, contint son ressentiment d'une insulte à laquelle elle était évidemment très sensible. Choisissant le moment où l'autre Eléphant présentait le côté au puits, 1l recula tranquillement de quelques pas avec un air des plus innocents puis, prenant son élan, sébriptrdonnerde la tête contre le flanc de son ennemi et left tomber dans le puits.

J'emprunte au Rév. Julius Young, le passage suivant qui a rapporta PEléphant Chuny: « Un jour; un individu après s'être bêtement amusé à taquiner l’animal en lui offrant de la laitue, légume qui lui était notoirement antipathique, finit par lui donner une pomme et lui enfoncer du même coup une épingle dans la trompe, en ayant soin de s’esquiver promptement. Voyant que l'Eléphant commençait à se fàcher et craignant qu'il ñe devint dangereux, le gardien pria le mauvais plaisant de s'éloigner, ce qu'il fit en haussant les épaules. Mais, après avoir passé une demi heure à persécuter de plus humbles victimes, à l’autre bout de la galerie, il revint du côté de Chuny et comme ilne se souvenait plus des tours qu'il lui avait joués il s'approcha sans méfiance d’une cage qui se trouvait vis-à-vis. À peine avait-il tourné le dos à l’Eléphant que celui-ci, passant sa trompe à travers les barreaux de sa pr'son, saisit le chapeau du personnage, le déchira et lui en jeta les morceaux à la face avec un bruyant ricanement de satisfaction. »

Mais, à l'esprit vindicatif pour les petites offenses se rattache aussi l’esprit de vengeance pour les grandes.

Frédéric Cuvier en rapporte un exemple très significatif : « Cet animal, écrit-1l, avait été confié à l’âge de trois ou quatre ans à un jeune homme qui le soignait et l'avait dressé à différents exercices qu'il lui faisait répéter pour l’amusement du public. Il avait pour son maitre une entière obéissance et une vive affection. Non seulement 1l se conformait sans la moindre hésitation à tous ses

commandements mais encore 1l avait besoin de sa présence, ïül repoussait les soins de toute autre personne et semblait même ne manger qu’à regret lorsque sa nourriture lui était présentée par une main étrangère.

Tant que ce jeune homme avait été sous les yeux de son père, - propriétaire de l'Eléphant, soit que la surveillance de sa famille le contraignit, soit que l’âge n’eût point encore développé ses mauvais penchants, il n'avait jamais eu que de bons procédés pour l'animal qui lui ÉTANTOCONIe mais une fois que la Ménage- RenduMRo ent acquis cet ani- MAMELAQUENMNCE letne homime, quelle Mort son service, fut livré à lui-méme, les choses changèrent. Celui-ci s'abandonna au désordre et négligea les soins dont il était chargé, 1l en vint même dans ses moments d'ivresse jusqu’à frapper son Eléphant. Celui-ci, de gai qu'il était habituellement devint morne et taciturne au point qu'on le crut malade : 1l obéissait cependant encore, mais non plus avec cet empressement qui annonçait que tous ses exercices n'étaient «pour lui que des jeux .et des mue ments. Des signes d’impatience se manifestaient même quelque fois, mais aussitôt 1ls étaient réprimés. On voyait que des sentiments très divers se combattaient en Iui, mais la situation peu favorable à l’obéissance où le mettait cet état violent ne contribuait pas peu à exciter le mécontentement de son conducteur. C’est en vain qu'on avait donné les ordres les plus positifs à ce jeune homme de ne jamais frapper son Eléphant, qu'on lui avait fait sentir que les bons traitements seuls pouvaient rendre la première

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