L. Annævs Florvs. Cl
Salmasivs addidit Lvcivm Ampelivm, e cod. MS. nunquam antehac editum. Lvgd. Batav., apnd Elzevirios. Anno 1638, pet.
in-i 2.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé par C. C. Duysend. — 336 pp. — 8 ff. d’index.
« Je suis en eholère contre les Elzevirs, écrivait Saumaise à la date du 10 mai 1638, de ce qu’ils ont mis mon nom au Florus à mon insceu et contre ma volonté. — Je suis meshui trop vieux pour rechercher de la réputation par de si petites rubriques, oultre que de tout temps j’ai tousjours esté ennemi de la vanité. Ces gens ne sont dévoués qu’à leur proffit, et ne se soucient point aux despens de qui. » (Lettre inéd., citée par Eug. et Ém. Haag, dans la France protestante, t. IX, p. 162.) — Ce Florus est précédé d’une épître dédicàtoire des imprimeurs à Guillaume Boswel.
Il existe deux éditions sous cette date. La plus jolie porte en tête de l’épître dédicàtoire la sirène noire. Vend. mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 129 mill. 78 frs.
L. de Montgermont. La réimpression se reconnaît aux pp. 200 et 336, cotées par erreur 220 et 536.
« Il paraît, dit Brunet, que pour la première édition de 1638 il a été fait, pendant le tirage, une correction à la planche servant de frontispice, car il se trouve des exemplaires où les quatre lettres placées près des pattes de devant de la louve sont ainsi disposées avant la correction : S. R. Q. R. et S. P. Q. R. après cette correction. »
Il y a encore deux éditions elzeviriennes de même format, l’une de Jean, en 1657, l’autre de Daniel, en 1664.
Elles reproduisent ligne pour ligne celle de 1638, mais avec une autre épître dédicatoire. Ces deux réimpressions sont inférieures à l’édition originale.
468. Discorsi e dimostrazioni matematiche, intorno à due nuoue scienze attenenti alla mecanica & i movimenti locali, del signor Galileo Galilei Linceo, filosofo e matematico primario del serenissimo Grand Duca di Toscana.
Con una appendice del centro di grauità d’alcuni solidi. In Leida, appresso gli Elsevirii , 1638, in-4.
Marque : le Solitaire.
4 ff. limin. — 306 pp. — 2 ff. d’index. — i f. d’errata.
Édition originale, dédiée par l’auteur au comte de Noailles. Galilée, qui depuis son procès n’osait plus rien publier dans sa patrie, avait confié le manuscrit de son ouvrage à M. de Noailles, ambassadeur de France. Celui-ci, en vertu sans doute des instructions qu’il avait reçues, transmit ce manuscrit aux Elzevier, envers lesquels Galilée avait contracté une dette de reconnaissance, à cause de la publicité qu’ils avaient donnée à ses précédents écrits (voir les n°s 426 et 441). Informé par ses éditeurs de la publication prochaine du volume, Galilée leur fit parvenir cette épître dédi<catoire, datée d’Arcetri, le 6 mars 1638, épître dans laquelle, pour le dire en passant, il rend hommage à leur goût et à leur habileté : « liquali, dit-il en parlant d’eux, habbiano voluto honorarmi di mandarle alla luce, sotto le loro bellissime, et ornatissime stampe. » A la suite de la dédicace se trouve un avis de « l’Imprimeur aux lecteurs, » où l’on énumère tous les titres de Galilée à l’admiration du monde savant.
469. Le Parfaict Capitaine. Avtrement, l’abrégé des gverres de la Gavle des Commentaires de César. Dernière édition. Iouxle la
BONAV. ET ABRAHAM ELZEVIER
copie imprimée à Paris, 1638, pet.
in-12.
8 ft'. limin. — 260 pp. (la dern. cotée par erreur 224). — 2 ff. blancs. Entre les pp. 124 et 125 un tableau plié.
L’ouvrage est du duc de Rohan, qui a signé l’épître au Roy de ses initiales H. D. R. A la suite de cette épître se trouve un Advertissement en 5 pages, signé Dan. Perreavx Parisien , adnocat en parlement (voir le n° 482).
Cette édition sort incontestablement des presses des Elzevier, qui l’ont reproduite en 1639, en 1641, et en 1648, en y joignant le traité de VIntérest des Princes et Estats de la chrestienté. Elle est portée dans les deux catal.offic. de 1638 et 1644.
Au sujet du Parfait Capitaine , voir un article du marq. Du Roure, dans VAnalecta Biblion , t. II, pp. 185-193.
470. Perspicva dissertatio de singvlaribvs et propriis juribus, deque eminentia et prærogativa comitis Palatini ad Rhenum, sacri Romani Imperii archidapiferi , super alios principes Europæ.
Scripta anno 1638, in-4.
4 ff. limin. — 66 pp.
L’origine elzevirienne de cette pièce n’est pas douteuse. J’ai vérifié exactement les lettres grises, le cul-de-lampe aux satyres adossés et les fleurons, qui sont les mêmes que dans la Deploratio pacis de 1636 (n° 435). L’impression est d’ailleurs très soignée.
471. De Vsvris liber, Clavdio Salmasio SiUctovQ.Lvgd.Batavor., ex officina Elseviriorum, 1638, in-8.
Marque : le Solitaire.
28 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 686 pp. — 36 ff. pour les index et l’errata. — i f. bl.
Traité curieux et savant, dont le but est de justifier la légitimité du prêt à intérêt : « Saumaise, écrit Paquot (t. XV, p. 385), ayant été obligé de débarquer à la Brielle en 1636, et de s’y arrêter quelques jours, y fut consulté par Jean Cloppenburch, ministre du
lieu, sur un ouvrage que celui-ci avoit composé contre la pratique des bureaux des Lombards établis en Hollande, dans lesquels on tire des intérêts des prêts simples, qu’on y fait sur de bons gages. Saumaise ayant lu ce traité, fut d’un avis différent de l’auteur, et promit de lui envoyer ses raisons par écrit. Il le fit par le livre dont il s’agit ici, et en publia ensuite divers autres sur le même sujet, qui lui attirèrent de grands démêlés, non seulement avec les théologiens, mais encore avec les jurisconsultes. »
Voir les nos 488, 495.
472. Ioannis Seldeni de Svccessionibvs ad leges Ebræorum in bona defvnctorvm, liber singularis : in pontificatvm, libri duo.
Editio ultima, ab auctore denuo aucta & emendata. Lvgd. Batav., ex officina Elseviriorum, 1638, pet.
in-12.
Marque : le Solitaire.
30 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 528 pp.,dont la dernière est cotée par erreur 428.
473. Vindiciæ Gallicæ, adversvs Alexandrvm Patricivm Armacanvm, theologum. Iuxta exemplar, Parisiis, 1638, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
3 ff. limin. — 297 pp.
Ce livre, attribué à Daniel de Priezac, a été traduit en français (par J. Baudoin) sous ce titre : Défense des droits et prérogatives des Roy s de France contre A l. Patr. Armacan théologien, Paris, Rocolet, 1639, in-8. Armacan, c’est l’évêque d’Ypres, le fameux Corn. Jansénius, auteur d’un ouvrage intitulé : Alex. Patr. Armacani, theologi, Mars Gallicus seu de justitia armorum, et fœderum regis Galliœ libri duo , 1635, in-fol., plusieurs fois réimprimé.
L’édition sort des presses des Elzevier; la sphère du titre, la tête de buffle, la sirène, &c. ne laissent pas le moindre doute à cet égard.
474. Ioh. Henr. Bisterfeldii, Nassovii, philosophiæ in Illustri Schola Albensi Profess. de vno Deo, Pâtre, Filio ac Spiritu Sancto, mysterivm pietatis, contra Iohannis Crellii, Franci, de vno Deo Pâtre, libros dvos, breviter defensum. Lvgdvni Batavorvm, ex officina Elseviriana. A° 1639, in-4.
Marque : le Solitaire.
20 ff. limin. — 641 pp. — 7 pp. n. ch. pour l’index et l’errata.
L’ouvrage du ^ministre socinien Crellius, dont Bisterfeld entreprend ici la réfutation, avait paru en 1630. L’auteur a donné un rare exemple de bonne foi en réimprimant en entier le traité de son adversaire. La dédicace est datée de Carlsbourg (Albæ Juliæ) en Transylvanie.
475. Rerum Anglicarvm et Hibernicarvm annales, régnante Elisabetha. Auctore Gvilielmo Camdeno. Vltima editio. Lvgd.
Batavorvm, excudebantur typis Elseviriorum, 1639, in-8.
Marque : le Solitaire.
8 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir et le portrait d’Elisabeth. — xvi pp. d’apparatus. — 856 pp. — 19 ff. d’index. — 1 f. blanc.
Cette édition est la reproduction de celle de 1625 (n° 227); mais elle est beaucoup plus belle et imprimée sur meilleur papier.
476. M. Tvlll Ciceronis Orationvm selectarvm liber : editus in usum scholarum Hollandiæ et West-Frisiæ : ex decreto Illustriss. D.D. Ordinum ejusdem provin ciæ. Lvgdvni Batavorvm , ex officina Bonaventvrœ et Abrahami
Elzevir. Academice typograph.,
1639, in-8.
Marque : le Solitaire.
222 pp. en tout.
Réimpression textuelle du volume paru en 1626 (n° 249).