‹ Les ElzevierChapitre 232 sur 256 · Ioan. Arn. Corvini IC · texte numérisé non relu

Ioan. Arn. Corvini IC

Posthvmvs Pacianvs; sev, definitiones juris utriusq; viri Cl. Julii Pacii à Beriga IC. posthumæ, insigni auctu ; et divisionum, integrorum titulorum, aliaque accèssione plané novatæ. Amstelodami , apud Ludovicum Elzevirium , 1643, pet. in-12.

Marque : la Minerve.

5 ff. limin. — 499 pp. — 78 pp. n. ch. pour l’index.

Louis et Daniel ont donné en 1659

une seconde édition, revue et augmentée par le lils de l’auteur.

997. Joannis de Laet Antwerpiani Notæ ad dissertationem Hugonis Grotii de origine gentium Americanarum : et observationes aliquot ad meliorem indaginem diffîcillimæ illius quæstionis. Amstelodami, apud Ludovicum Elzevirium, 1643, in-8.

Marque : la Minerve.

223 pp. en tout.

Grotius avait publié à Paris en 1642 une dissertation, où il cherchait à prouver que les populations primitives de l’Amérique tiraient leur origine de gens

venus de la Norvvége, de l’Ethiopie et de la Chine. Cet opuscule était intitulé : Hvg. Grotii de origine gentivm Americanarum dissertatio , S. 1., 1642, in-4, de 15 pp. (réimpr. à Amsterdam, 1642, in-8). J. de Laet le réimprima avec un commentaire fort judicieux, dans lequel il faisait ressortir l’inanité des arguments invoqués à l’appui de cette thèse étrange.

Cette réfutation blessa l’amour-propre de Grotius, qui écrivit immédiatement une Dissertatio altéra de origine gentium Americanarum , adversus obtrectatorem , opaca quem bonum facit barba , Paris, Cramoisy, 1643, in*8 (aussi S. I. in-8, de 30 pp.). Les mots opaca quem bonum facit barba sont empruntés à Catulle et font allusion à la barbe de J. de Laet, qui était, paraît-il, fort longue. Pareilles aménités étaient, comme on sait, dans le goût du temps.

A son tour le savant anversois riposta par une Responsio ad dissertationem secundam Hvg. Grotii , qui parut également chez Louis Elzevier, en 1644 (ci-après n° 1007). La polémique en resta là, non toutefois sans que Grotius, battu sur le fond, n’eût essayé de prendre sa revanche sur la latinité de son adversaire, en décochant cette épigramme :

Latius haud Latius satis est, nec scribere cessât Latius. Ut sileas Latius, est satius.

998. Epistola Renati Des- Cartes ad celeberrimum virum D. Gisbertum Voetium. In qua examinantur duo libri, nuper pro Voetio Vltrajecti simul editi, unus de confraternitate Marianâ, alter de philosophiâ Cartesianâ./4wsterodami , apud Ludovicum Elzevirium, 1643, pet. in-12.

6 ff. limin. — 282 pp. — 3 ff. blancs.

Édition originale de cette fameuse lettre, que depuis lors les Elzevier ont réimprimée à la suite de chacune des éditions des Meditationes de Descartes dans le format in-4. Le catal. offic. de 1649 mentionne également une traduction néerlandaise de cet ouvrage. Elle existe sous ce titre :

Brief van René Des Cartes, aen D. Gisbertus Voetius. Inden welcken overwoghen worden twee boecken, onlangs voor den selven Voetius tôt Utrecht uyt-gegeeven, den eenen geintituleert Confraternitas Mariana, ende het ander, Philosophiâ Cartesiana.

ï Amsterdam , by Rieuwerdt Dircksz. van Baardt, a0 1643, in-4, de 8 ff. limin. et 160 pp.

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