ÉDITIONS IMPRIMÉES EN HOLLANDE
1609. Heliodorus. Lugduni Batavorum. Excudebat Georgivs vander Marse. A0 1637, gr. in- 16.
j 2 ff, limin., y compr, le titre gravé. — 537 pp. — 11 pp, n, ch.
Traduction latine du roman des Éthiopiques, que l’on peut joindre àl 'Achilles Tatius cité ci-après (n<> 1611). C’est la version de Stan. Warschewiczki, parue d’abord à Ursel, Ursellis , 1601, in-8.
Le volume^ très bien exécuté, sort des presses de G. vander Marse,
1610. Sever. Pinæus de virginitatis notis, graviditate et partu.
Ludov. Bonaciolus de conformatione fœtus. Accedunt alia. Lvgd.
Batavor apud FranciscosHegerum et Hackium, A° 1639, pet, in-12.
4 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 272 pp. — ao ff. n. ch. pour la table.
Ce petit recueil, sorti des presses de Fr. de Heger, a été fréquemment réim-
primé, notamment : Lugd . Bat., apud Fr. Hegerutn, 1640 et 1641; Lugd. Bat., apud Fr. Moyaert , 1650 (édition exécutée par Ph. de Croy, comme le prouve la souscription, à la fin de l’ouvrage); Amstel., apud J. de Ravestein, 1663, &c.
Toutes ces éditions renferment des figures explicatives « qui, suivant le mot du marq. Du Roure (t. II, p. 448), ne sont guère à montrer, et qui contribuent d’autant plus à les faire rechercher des amateurs, »
1 6 1 1 . ’E pcoTixwv ’ A (xJiKké(oç T ctsTiov, sive de Clitophontis et Levcippes amoribvs libri VIII, opéra et studio Cl. Salmasii, Lvgd. Batavor., apud Franciscum Hegerum. Anno 1640, pet. in-12.
12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 752 pp. — 14 ff. d’index. — 1 f. d’errata. — 3 ff- blancs.
Dans plusieurs exemplaires le feuillet d’errata manque, et les mots opéra et studio Cl. Salmasii du frontispice sont remplacés par ceux-ci : ex editione Cl. Sdltnasii. Le texte grec est accompagné
d’une version latine. Cet élégant volume, bien digne de figurer dans la collection des elzeviers, sort également des presses de F. de Heger.
1612. Hier. Cardani Neronis encomivm. Amsterdami , apud Ioh.
et Cornelium Blaev. A° 1640, pet.
in-12.
144 pp., y compr. le titre gravé.
Jolie édition, imprimée en petits caractères.
1613. Danielis Heinsii Poemata avctiora. Editore Nicolao Heinsio, Dan. Fil. Lvgduni B a tavor., apud Francis. Hegerum.
A°i64o,2 part. en 1 vol. pet. in-12.
10 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 575 pp. — La seconde partie est intitulée :
Danielis Heinsii Poemata græca : et e græcis latine reddita; diuerso tempore ac ætate conscripta. Quibus adoptivorum liber accedit. Lvgd. Bat., ex officina Francisci Hegeri, 1640.
Marque : le Pélican nourrissant ses petits , avec la devise : Vivimus ex vno.
189 pp. — 3 pp. d’errata.
Édition la meilleure, la plus complète et la plus belle des poésies latines et grecques de Dan. Heinsius. Nous ne savons pourquoi les elzeviriographes ont omis de la citer, car elle mérite à tous égards la préférence sur celle de 1621 (n° 187), la seule que les Elzevier aient donnée de ce recueil.
11 existe une contrefaçon très inférieure, datée : A mstelodami, apud jfoannem Janssonium, 1649, pet. in-12, de 6 ff. limin. (y compr. les deux titres), 666 pp., 1 f. d’errata et 2 ff. blancs.
1614. Joannis Meursii Fil.
Majestas veneta, sive de serenissimæ Venetorum Reip. cum in Creta, tum in Cypro, titulo regio,
bono jure vindicato, contra anonymum dissertatio. Lugd. Bat., ex officina Jacobi Marci, 1640, pet.
in-12.
Marque : un Arbre.
Opuscule assez rare, que M. Pieters attribue aux Elzevier de Leyde, mais qui sort des presses de J. Marci, dont il porte la marque. Au moment où le volume allait paraître, l’auteur qui habitait Soroe en Danemark, recommandait instamment à Gér. Vossius de faire relier et dorer richement une trentaine d’exemplaires, à distribuer en son nom entre les patriciens et sénateurs de Venise. (G. J. Vossii Epistolœ, Londini, 1690, in-fol., p. 196.) Il est probable que la libéralité dont la sérénissime République avait fait preuve dans un cas analogue envers Dan. Heinsius (voir le n° 185), n’était pas étrangère à cet acte de déférence.
1615. De veteri ritu nvptiarvm et jure connubiorum. Barnabas Brissonius, Antonius-Franciscus Hotmanus. Lugd. Bat., apud Franciscum Hackium, 1641, pet.
in-12.
566 pp., y compr. le titre gravé. — 22 ff. d’index. — 1 f. blanc.
Recueil contenant les traités suivants : de ritu nuptiarum et de jure connubiorum de B. Brisson; de veteri ritu nuptiarum , d’Ant. Hotman; de sponsalibus, de veteri ritu nuptiarum et jure tnatrimoniorum , item de spuriis et legitimatione de François Hotman.
Une jolie réimpression, exécutée par A. Wolfgang, a paru Amstel., apud Petrvm le Grand , 1662, in-12, de 2 ff. limin. (titre gravé compris), 504 pp. et 22 ff. d’index. Le frontispice gravé est le même dans les deux éditions.
1616. Fvora Villaco, c’est-àdire la liberté de Portvgal. Auquel
se montre le droit chemin et vrais moyens de résister à l’effort du Castillan, rompre la trace de ses desseins, abaisser son orgueil, et ruiner sa puissance. Dédié aux roys, princes, potentats et républiques de l’Europe, particulièrement au Roy treschrestien. Traduict de langue castillane en langue françoise. Inprimé (sic) nouvellement, 1641, pet. in-12.
6 ff. limin. — 206 pp. — 5 ff. n. ch.
Comme l’a déjà remarqué Bayle (art. Texéra, not. 5) le Fuora Villaco est la réimpression d’un ouvrage paru près d’un demi-siècle auparavant, sous ce titre : Traité paraenétique , c'est-à-dire exhortatoire, auquel se montre par bonnes et vives raisons... le droit chemin et vrays moyens de résister à l'effort du Castillan , rompre la trace de ses desseins , abaisser son orgueil , et ruiner sa puissance , dédié aux roys , princes, &c. par P. 01. pèlerin espagnol , battu du temps et persécuté de la fortune... Traduict de langue castillane en langue françoise , far J. D. Dralymont , seigneur de Yarleme, Imprimé en 1597, in-12.
On sait que Dralymont est l’anagramme de Jean de Montlyard, et que l’auteur du livre, qui s’est caché sous le masque de P. 01. (Pierre Olim), est le P. J. Teixera, dominicain portugais.
Le Fuora Villaco a été imprimé à Leyde, probablement par G. vander Marse.
1617. Institutio politica, C. Cornelii Taciti verbis opéra Pauli de Ivanicze Ivanicki, equitis Poloni concinnata. Lugduni Batavorum, apnd Franciscum Hegerum, 1641, pet. in-12.
Marque : le Pélican nourrissant ses petits, avec la devise : Vivimus ex vno.
8 ff. limin. — 123 pp. — 3 pp. n. ch. pour l’index.
Petit traité de politique, dans le genre
du Princeps de Golnitz (n° 442), et qui se compose également de phrases tirées de Tacite, avec renvois à l’édition elzevirienne de 1634.
L’auteur avait étudié à Leyde; il est inscrit dans les registres de l’Université, sous la date du 8 sept. 1636 : Paulus Iwanicky, élève en droit, âgé de 20 ans.
1618. Augustini Niphi Medicis, ad illustrissimam Joannam Aragoniam, Tagliacocii principem, de Pvlchro liber. Lugduni Batavorum, apud Davidem Lopes de Haro, 1641, pet. in-12.
Marque : deux anges tenant un livre ouvert, avec la devise : Immortalitati.
6 ff. limin. — 160 pp. — 4 ff. d’index.
Avgvstini Niphi Medicis, ad illustrissimam Joannam Aragoniam, Tagliacocii principem, de Amore liber. Lugd.
Bat., apud Dav. Lopes de Haro, 1641, pet. in-12.
4 ff. limin. — 342 pp. — 4 ff. d’index.
Augustini Niphi Medicis, Veneres et Cupidines vénales. Accedit Babtista (sic) Platina de remedio amoris. Lugd. Bat., apud Dav. Lopes de Haro, 1646, pet.
in-12.
2 ff. limin. — 42 pp.
Ces trois pièces sont habituellement réunies en un volume. A la fin de la première on lit : Lvgd.-Bat. Typis Wilhelmi Christiani, cio 10 c xlii. C’est par concession à l’usage que nous admettons ici ce recueil, médiocrement exécuté par G. Chrestien.
Les traités de Pulchro et de Amore d’A. Nifo avaient paru originairement à Rome, 1531, in-4.
1619. loachimi Pastorii Florvs Polonicvs seu Polonicæ historiæ epitome nova. Lvgd. Batavor., apud Franciscum Hegerum . A° 1641, pet. in-12.
8 ff. limin , y compr. le titre gravé. — 215 pp. — 7 ff. n. ch. pour un poëme latin, Péplum Sarmaticum. — 9 ff. n. ch. pour l’index.
Jolie édition imprimée par Fr. de Heger. Une editio secunda à tnendis repurgata , dans laquelle on s’est borné à corriger les fautes signalées dans l’errata de la première, a paru l’année suivante : Lvgd. Batavor ., apud Franc. Hegervm, Ann. 1642, pet. in-12, de 12 ff. limin., y compr. le front, gravé (daté 1641) et le titre impr., 226 pp. et 7 ff. n. ch. d’index. Elle a été reproduite, moins bien, Amstel. apud hcer. J. Janssonii, 1664, pet. in-12, de 17 ff. limin. et 363 PP-
1620. Alphonsi de Vargas Toletani Relatio ad reges et principes christianos, de stratagematis et sophismatis politicis societatis Iesu ad monarchiam orbis terrarum sibi conficiendam.
In qua Iesuitarum erga reges ac populos optime de ipsis meritos infîdelitas, ergaque ipsum Pontificem perfidia, contumacia et in fidei rebus novandi libido illustribus documentis comprobatur.
Anno 1641, pet. in-12.
347 pp. en tout.
Alphonse de Vargas est un masque du trop fameux Gaspar Scioppius. L’édition, qui est jolie, a été imprimée à Leyde, probablement pour le compte de L. Elzevier, vu qu’elle est citée dans les deux catal. offic. de 1644 et de 1649.
La Relation de Scioppius avait paru originairement 6‘. /. [Francofurti], 1636, in-4.
1621. lac. Bontii in Indijs archiâtri de medicina Indorvm lib. IV. 1 Notæ in Garciam ab Orta. 2 De diætasanorum. 3 Meth.
medendi Indica. 4 Observationes e cadaveribus .Lugduni Baiav . , apud
Franciscum Hackiunt. A° 1642, pet. in-12.
212 pp., y compr. le titre gravé par C. v. Dalen. — 2 ff. n. ch. de table.
Édition de Hackius, tout à fait dans le genre des elzeviers.
1622. Albertvs Magnvs de secretis mvliervm. Item de virtutibus herbarum, lapidum et animalium. Amst., apud Iodocum Janssonium . A° 1643, pet. in-12.
366 pp., y compr. le titre gravé. — 5 ff. n. ch. d’index.
1623. Epistolæ obscurorum virorum ad Dn. M. Ortuinum Gratium. Nova et accurata editio. Cui quæ accessere, sequens contentorum indicat tabella. Francofurti ad Maenum . Anno 1643, pet.
in-12.
2 ff. limin. — 620 pp.
Cette édition de l’immortel pamphlet d’Ulrich von Hutten a été imprimée par Jean Maire; elle est citée avec l’adresse de Leyde dans le catal. de 1674. C’est une réimpression exacte de l’édit, de Francfort, 1624, 2 part, en 1 vol. in-8. Outre les lettres des hommes obscurs, elle contient divers opuscules satiriques, qui ne se rattachent que très arbitrairement à ce chef-d’œuvre :
Conciliabulum theologistarum. Huttenus captivus. Huttenus illustris. De generibus ebriosorum. De fide meretricum. De fide concubinarum. Prognostica sive practica perpétua. Régules collegii securorum et bonorum sociorum. Disputationes inter Marcolphum et Salomonem regem. Disputatio de Cornelio , etc.
1624. Le facétieux resveil-matin des esprits mélancoliques, ou remède préservatif contre les tristes, auquel sont contenues les
meilleures rencontres de ce temps, capables de resjouir toutes sortes de personnes et divertir les bonnes compagnies. Leyde, chez David Lopez de Haro , 1643, pet. in-12.
4 ff. limin., y compr. le front, gravé (daté 1644) et le titre impr. — 358 pp. — 7 ff. de table.
« Excellent et joli livre, dit Viollet le Duc (t. II, p. 195), avec lequel on devrait se passer de beaucoup d’autres de même espèce, qui n’ont aucune des qualités qui distinguent celui-ci. » L’édition est fort bien exécutée, et tout à fait dans le genre elzevirien.
Il existe diverses réimpressions, moins rares que l’édition originale. Nous citerons :
i° Celle d ’UtrechtyChez Théod.d'Ackersdijck , 1654, pet. in-12. Vend. mar. r.
(Smith) 59 frs. Nodier, rev. 61 frs. Delà Villestreux; mar. r. ( Hardy-Mennil) 39 frs. Soleil.
20 Utrecht , chez Gilbert de Zyll, 1662, pet. in-12. Vend. mar. r. (Koehler) 50 frs. Yemeniz.
30 Nymègue , de V imprimerie de Regnier Smetius, 1678, pet. in-12. Vend. mar. r. (Duru) 45 frs. Nodier, rev. 70 frs. De la Villestreux.
40 Nymègue , de V;mpr. de R. Smetius , 1681, pet. in-12. Vend. mar. citr. (Trautz- Bauzonnet) 290 frs. Turner.
Enfin 50 une édit, parue avec l’adresse : A Paris , chez Claude Barbin, 1668, pet.
in-12, que Brunet dit hollandaise, mais qui, à en juger par la souscription, a probablement vu le jour à Bruxelles.
Vend. mar. bl. (Duru) 40 frs. Chedeau.
1625. Les Plaisirs des dames.
Dédiez à la reyne de la Grande Bretaigne. Par Mr de Grenaille, escuyer, sieur de Chatounières.
Jouxte la copie imprimée à Paris,
1 643, pet. in-12.
Marque : la Sphère.
8 ff. limin., dont le dern. est blanc; — 361 pp. — 10 pp. de table.
Quoique cette édition soit étrangère
aux presses elzeviriennes, elle est portée dans le catal. offic. de 1644, et la sphère qui figure sur le titre est celle de Louis Elzevier. On peut donc supposer que celui-ci a fait exécuter ce volume pour son compte, par le même typographe qui avait imprimé le Heinsius de 1640 (n° 1613), c’est-à-dire par Fr. de Heger. Nous n’aurions pas hésité à l’admettre dans la série des elzeviers d’Amster* dam, si le catal. de 1674 ne l’indiquait pas positivement avec l’adresse de Leyde. L’édition est d’ailleurs fort jolie.
« Il y avoit à Paris environ ce tems-là, dit le Sorberiana (Paris, 1696, p. in-12, p. 105) un certain Grenailles sieur de Chatonnières, Limosin, jeune homme de vingt-six ans, qui décocha tout à coup une prodigieuse quantité de livres, dont il nomma les uns l'Honnête fille, V Honnête veuve , V Honnête garçon; les autres la Bibliothèque des Dames. Dans les Plaisirs des Dames , ce que je trouvois de loüable étoit qü’aparemment un homme de cet âge avoit demeuré dans le cabinet, et s’étoit abstenu de plusieurs débauches pour composer des livres :
mais au reste les bonnes choses y étoient fort rares, et ce qu’il y en avoit de bonnes, avoient été déjà dites si souvent, que ce n’étoit pas grande gloire de les répéter : le style étoit assez fade, et qui faisoit juger de l’auteur qu’il n’écrivoit que pour écrire. Son livre des Plaisirs des Dames est divisé en cinq parties, du Bouquet, du Bal, du Cours, du Concert, de la Collation. D’abord il traite la question, si c’est le Bouquet qui orne le sein, ou si au contraire celui-ci emprunte de lui toute sa grâce; sur quoi il juge en faveur du dernier, estimant que des deux hémisphères d’une dame il sort une influence, qui anime le Bouquet et le rend non seulement plus beau, mais de plus de durée. C’est de ces belles pensées qu’il espère l’immortalité, et qu’il fait interpréter la devise de sa taille douce dont il pare le frontispice de son ouvrage : Hâc mortales evadimus immortales. » Ce dernier trait s’applique à l’édition originale de Paris, 1641, in-4,
car la réimpression hollandaise n’a pas de frontispice gravé.
Vend. mar. v. 45 frs. De la Villestreux ; mar. v. (Capé) 122 frs. Potier.
1626. Hispanicæ dominationis arcana per I. L. W. Lugd. Bat., apud Abraham. Commelinum et D. Lopez de Haio (sic), 1643, pet.
in-12.
2 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 224 pp. — Suivi de :
J vstiniani Ernesti, L. baronis à Welz, de tyrannorum ingenio, et arcanis artibus, liber. Lugd. Bat., apud Davidem Lopez de Haro , 1643.
Marque : deux anges tenant un livre ouvert , avec la devise : Immortalitati.
6 ff. limin. — 82 pp. — 1 f. blanc.
Assez jolie édition, imprimée par Guillaume Chrestien; les initiales du titre désignent Jo. L. Weidnerus. Elle a été reproduite : Lugd. Bat., apud Abr. Commelinum et D. Lopez de Haro, 1653, pet. in-12 de 2 ff. limin., y compr. le titre gravé, et 208 pp.
1627. Jubileum, sive spéculum Jesuiticum, exhibens præcipua Iesuitarum scelera, molitiones, innovationes, fraudes, imposturas, et mendacia, contra statum ecclesiasticum, politicumque, in, et extra Evropævm orbem, primo boc centenario confirmati illius ordinis, instituta, et perpetrata; ex variis historiis, inprimis verô pontificiis collecta; cum mantissis aliquot, et indice rerum ; operâ et studio I. L. W. O. P. Anno 1643, pet. in-12.
4 ff. limin. - 240 pp. — 14 ff. n. ch. d’index.
Composé â l’occasion du premier jubilé ou centenaire de l’ordre des Jésuites, en 1640, cet opuscule contient la nomenclature succincte, année par année, de tous les « méfaits, complots,
innovations, fraudes, impostures et mensonges » des Jésuites. Les initiales du titre désignent Joh. Lud. Weidnerus, Oppenhemius Palatinus, auteur de l’article précédent et de Y Elixir jesuiticum que nous décrirons ci-après (n° 1634).
M. Pieters attribue l’impression de ce volume aux Elzevier de Leyde. Il est vrai que la tête de buffle en tête du texte est pareille à l’une de celles dont les Elzevier ont fait usage; mais je n’ai rencontré dans aucune de leurs éditions la petite vignette qui se voit au titre; les lettres grises leur sont étrangères; les cahiers sont signés, partie en 7, partie en 6, et l’exécution typographique est assez médiocre. D’ailleurs le catal. de 1674 cite ce volume avec l’adresse d’Amsterdam.
1628. L’Vtopie de Thomas MorVS chancelier d’Angleterre, traduicte par Samvel Sorbière.
A Amsterdam, chez Iean Blaeu,
1643, pet. in-12.
8 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 210 pp. — 1 f. blanc.
Volume rare. Vend. mar. r. (Trautz- Bauzonnet) 55 frs. Solar.
1629. Q. Asconii Pediani Commentationes, in aliquot M. Tvllii Ciceronis orationes. Cum accuratissimis editionibus collatæ.
Reliqua, quæ continentur, versa exhibet pagina. Lvgd. Batav., ex officina Francisci Hackii. tAnno
1644, pet. in-12.
Marque : l'Aigle et la devise : Movendo.
291 pp. — 21 pp. n. ch. d’index.
On joint parfois ce volume au Cicéron elzevier de 1640.
1630. Idea œconomicæ et politicæ doctrinæ. Auctore Franc.
Burgersdicio. Opus posthumum.
Lugd. Bat., apud Hieronymum de Vogel. Anno 1644, pet. in-12.
3 ff. limin. — 129 pp. — 2 pp. n. ch. d’index.
Cet opuscule peut se joindre aux Idea philosophies moralis et naturalis du même auteur (nos 192 et 209), de préférence à la réimpression signée : Lugd. Bat., apud Adr. Wyngaerden, 1649, pet. in-12.
1631. L’Ariane de monsievr Des Marets, conseiller du Roy, et controlleur général de l’extraordinaire des guerres. De nouueau reueuë, et augmentée de plusieurs histoires par l’autheur. Et enrichie de plusieurs figures. A Ley den, chez François de Hegher, i 644, 2 vol. pet. in-12.
Marque : le Pélican, avec la devise :
Vivimus ex vno.
T. I : 6 ff. limin., y compr. le front, gravé, le titre impr. et la ie vignette. — 488 pp. — 2 ff. bl. — Six vignettes comprises dans la pagination.
T. II : 565 pp., y compr. le faux titre. — Neuf vignettes comprises dans la pagination.
Les vignettes qui ornent cette jolie édition sont des copies de celles d’Abr. Bosse pour l’édit, de Paris , Mat. Guillemot, 1639, in-4.
L 'Ariane est portée dans le catal.
offic. de 1649. En effet à cette date L. Elzevier avait acquis la propriété de ce roman et de plusieurs autres en langue allemande imprimés par F. de Heger.
1632. Dissertationvm lvdicrarvm et amœnitatvm, scriptores varij. Editio nova et aucta. Lvgd: Batavor., apud Franciscum Hegerum, 1644, pet. in-12.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 666 pp.
Cette édition contient trois dissertations de plus que celle de Leyde, apud Fr. Hegerum et Hackium , 1638, pet.
in-12.
« C’est en 1623 que parut la première édition de ce livre récréatif; mais la plus ample, la plus jolie et la meilleure
est celle-ci : vingt et une pièces la composent. Ce sont les éloges de la Goutte par Bilibalde Pirkheimer et Jérôme Cardan; l’éloge de la Puce, par Cœlio Calcagnini, savant de Ferrare, mort en 1479, qui avait pris Cicéron dans une aversion singulière; l’Art de nager, de Nicolas Wijnmann ; l’éloge de la Fourmi, de Philippe Mélanchthon, le plus doux, le plus triste et le plus faible des réformateurs; l’éloge de la Boue, de Marc- Antoine Majoraggio, le vengeur de Cicéron contre Calcagnini; l’éloge de l’Oie, de Jules-César Scaliger; l’éloge de l’Ane, par Jean Passerat, le poète chéri de Henri III; l’éloge de l’Ombre, par Jean Dousa, le célèbre professeur; la mort d’une Pie, par un anonyme; l’Être de raison, par Gaspar Barlæus; les Noces péripatéticiennes, du même; l’Allocution nuptiale de Marc Zuerius Boxhornius; l’éloge du Pou, par Daniel Heinsius; la Guerre grammaticale d’André de Salerne; l’éloge de l’Éléphant, de Juste Lipse; l’éloge de la Fièvre quarte, par Guillaume Menapius; l’éloge de la Cécité, de Jacques Gutherius; le Règne de la Mouche, de François Scribanius; Démocrite ou du Rire, par Henri Dupuy [lisez : Henri de Put] , professeur à Milan, élève de Juste Lipse; l’éloge de l’Œuf, du même, et enfin l’éloge du Cygne, par le fameux naturaliste Aldrovande. » Du Roure, Analecta Biblion, t. I, p. 439 et ss.
1633. Religio medici. Lugd .
Batavorum, apud Franciscum Hackium. A° 1644, pet. in-12.
242 pp. — 2 ff. n. ch. pour la table et 3’errata.
Il y a deux éditions sous cette date.
Celle que nous venons de décrire est la première. La seconde n’a que 235 pp.
et 4 pp. pour la table. Une troisième édition, également Lugd. Bat., apud Fr. Hackium, a 0 1650, pet. in-12, a le même nombre de pages que la seconde.
Le nom de l’auteur anglais, Thomas Browne, se lit à la fin de la préface. La version latine est de J. Merryweather, qui a signé l’avertissement.
Cet ouvrage, qu’au jugement de Bayle on aurait pu intituler aussi bien le Médecin de la religion , a été traduit en français (n° 1784). Gui Patin en parle avec beaucoup d’éloges : « C’est, dit-il, un livre tout gentil et curieux, mais fort délicat et tout mystique; l’auteur ne manque pas d’esprit; vous y verrez d’étranges et ravissantes pensées. Il n’y a encore guère de livres de cette sorte. S’il étoit permis aux savants d’écrire ainsi librement, on nous apprendroit beaucoup de nouveautés; il n’y eut jamais gazette qui valût cela; la subtilité de l’esprit humain se pourroit découvrir par cette voie. » ( Lettres , t. I, p. 340.)
1634. Elixir Jesuiticum, sive quinta essentia Jesuitarum ex variis, inprimis Pontificijs, authoribus alembico veritatis extrada, [quæ] mundi theatro exhibetur, continens : I. Epitheta et périphrases Iesuitarum.II.Catalogum vel quasi testium veritatis de Iesuitis. III. Similitudines et apophthegmata de Iesuitis. IV. Theses et positiones ex novâ-antiquâ veritate desumptas, patribus Iesuitis ad ventilandum proximis diebus saturnalibus, et qui eos sequentur usque ad carnis privium, vel præter propter, propositas. Collectore Gratiano Leosthene Saliceto.
Anno primi iubilæi iesuitici. Loco Iesuitis minùs repleto, sed melioribus mentibus dedicato. Anno Domini 1645, pet. in-12.
427 pp., y compr. le front, gravé et le titre impr. —
2 ff. blancs.
Le frontispice gravé porte : Authore et collectore I. L. W. O. P. (c’est-à-dire Joh. L. Weidnero, Oppenheim.-Palat.)
Cette édition, assez bien exécutée, a vu le jour à Arnhem, ainsi que nous
l’apprend le catal. de 1674. Elle est beaucoup plus jolie qu’une autre, parue sous la date de 1641, et qui n’a que 3 ff. limin. et 137 pp. (la pagin. commence à la p. 3).
Il existe du même livre une impression in-4, sans date, de 2 ff. limin. et 67 pp. D’après Motteley, « le titre et le feuillet suivant sortent des presses des Elzevier, mais le volume paraît avoir été imprimé en Suisse. » (Catal. de 1848, n° 59.) Nous admettons ce dernier point, puisqu’en effet le catal. de 1674 cite cette édition avec l’adresse de Genève. Mais nous n’oserions affirmer que la métamorphose qu’on lui a fait subir doive être imputée aux Elzevier, la vignette du titre, deux satyres adossés, étant un fleuron banal dont une foule d’imprimeurs ont fait usage.
1635. Facetiæ facetiarum, hoc est, ioco-seriorum fasciculus novus, exhibens varia variorum autorum scripta, non tàm lectu jucunda et jocosa; amœna et amanda, quàm lectu verè digna et utilia, multisve moralibus ad mores seculi nostri accommodata, illustrata et adornata. Pathopoli , apud Gelastinvm Severvm. A0 1645, pet. in-12.
2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — 595 pp.
Édition citée avec l’adresse de Leyde au catal. de 1674, et qui sort positivement des presses de Phil. de Croy. Elle a été réimprimée, mais moins bien, avec la même pagination, en 1647. Il y a une troisième édition, également Pathopoli , apud Gelastinvm Severvm , a° 1657, de 570 pp. et 1 f. n. ch. Un exempl. non rogné de cette dernière, c. de Russie (Thouvenin) 15 frs. Potier.
1636. Hug. Grotii Poemata omnia. Editio quarta. Lugduni Batav., apud Hier onymum de Vogel, 1645, pet. in-12.
8 ft. limin., y compr. le titre gravé. — 452 pp. —
6 ff. de table.
Très jolie édition, sortant des mêmes presses que le Vents de 1644 (n° 1017) et le Zoucheus de 1652 (n° 717), presses que Motteley croit être celles de Van der Marse.
Le même De Vogel avait donné en 1639 une édition des poésies de Grotius, assez jolie, quoiqu’inférieure à celle de 1645; elle a 6 ff. limin., 535 pp. et 5 pp. de table.
1637. Nicolai Machiavelli Florentini Historiæ Florentinæ libri octo. Lugdui (sic) Batavorum, apud Hieronymum de Vogel , 1645, pet. in-12.
4. ff. limin., y compr. le titre gravé. — 534 pp. — 17 ff. pour l’index.
Volume imprimé par Phil. de Croy, comme l’indique la souscription au v° du dern. f. : Lugd. Batav ., apud Philippvtn de Crüy, anno 1645. Il est porté dans les catal. offic. de 1675, *678 et 1681, mais non dans celui de 1656, ce qui prouve que les Elzevier avaient acquis le fonds de l’édition postérieurement à cette dernière date.
1638. Petronii Arbitri Satyricon, ejusdemque fragmenta, illustratahac nova editionel.Bovrdelotii notis criticis, et glossario petroniano. Edente D1 S. S, Lvgd.
Batav., apud Ivstvm Livivm, 1645, pet. in-12.
Marque : la Justice tenant le glaive et la balance.
6 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 251 PP-
Edition imprimée avec soin, dans la même officine que le Platina ci-dessous :
1639. B. Platinæ Cremonensis opus, de vitis ac gestis summorumPontificum ad SixtumlIII.
Pont. Max. deductum. Fideliter à litera ad literam denuo impressum, secundum duo exemplaria, quorum unum fuit vivente adhuc
auctore, anno 1479, alterum anno 1529. Accessit, præter B. Platinæ vitam, brevis quidem, sed longe utilissimus Roman. Pontificum, consiliorum sub illis celebratorum et imperatorum catalogus. 1645, pet. in-12.
23 ff. limin. — 794 pp.
L’ouvrage de Platina, publié pour la première fois en 1479, renfermait certaines particularités assez compromettantes pour le prestige de la papauté, et que des éditions subséquentes avaient omises ou atténuées. Celle-ci donne le texte dans son intégrité primitive, et c’est ce qui fait qu’elle conserve encore quelque prix.
Le volume est d’ailleurs assez bien imprimé, mais c’est à tort qu’on le range parmi les productions elzeviriennes d’Amsterdam. Le catal. offic. de 1649 n’en fait pas mention, et celui de 1674 indique expressément qu’il a été exécuté à Leyde.
1640.I. B. Portæ Neapolitani Physiognomoniæ cœlestis libri sex. Lugd. Bat., apud Hieronymum de Vogel. A° 1645, pet. in-12.
4 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 265 pp. —
6 ff. d'index. — x f. blanc.
Jolie édition. On lit à la fin de l’index : Lugd. Bat., typis Philippi de Croï, Arnhemio-Geldri. Anno 1645.
1641. Dissertationes ethicæ, authore Daniele Sinapio. Lvgd.
Batav., ex officina Francisci Hackii.
Anno 1645, pet. in-12.
Marque : VA igle et la devise : Movendo.
6 ff. limin. — 175 pp.
Ouvrage posthume, publié par les soins d’Adr. Heereboort, professeur de logique à l’Université de Leyde, et précédé d’une courte notice biographique par M. Z. Boxhorn. Dan. Sinapius, mort en 1638, occupait la chaire de morale à l’Université.
1642. Pomponivs Mêla de situ orbis. C. Ivlii Solini Polyhistor.
Æthici cosmographia cum notis variorum.j Lugd. Bat., apud Hiero nymum de Vogel, 1646, pet. in-12.
10 ff. limin., y compr. le titre gravé par R. A. Persyn. — 577 pp. — 1 f. blanc.
Jolie édition, dans le genre des elzeviers, imprimée par Ph. de Croy. On lit à la fin : Lvgd. Bat., typis Philippi de Croy , anno cId Io c xlv.
1643. Les soupirs salutaires d’Hélie Poirier, Parisien. Amsterdam, chez Jean Blaea, 1646, pet.
in-12.
120 pages.
Ce recueil, dédié à Christine de Suède, est curieux à cause de l’orthographe de l’auteur, qui écrivait comme on prononçait alors. Un sonnet adressé à Jean Blaeu nous appren^ que cet imprimeur possédait neuf presses, à chacune desquelles présidait une des Muses. Vend.
war. r. (Niedrée) 59 frs. Yemeniz; mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) 175 frs. De la Villestreux.
Hélie Poirier, dont le nom est omis dans toutes les biographies, est le même qui a traduit en français V Architecture militaire de Dôgen (n° 1063), et nous citerons de lui Deux harangues panégyriques , également imprimées par Blaeu (n° 1651).
1644. Vita del Padre Paolo delPordine de’servi; e theologo délia serenissima Republ. di Venetia. In Leida, 1646, pet. in-12.
Marque : deux plumes croisées dans une couronne , avec la devise : Æternitas.
300 pp. — 2 ff. n. ch. pour le catalogue des écrits de Sarpi.
Assez jolie édition, imprimée par Vander Marse, comme le prouve la marque du titre. Jean Elzevier a publié une traduction française de cet ouvrage (n° 876).
1645. EricI Pvteani V. Cl. ad Constantinvm Hvgenivm, et Danielem Heinsivm, viros nobiliss.
epistolæ. Edente Marco Zverio Boxhornio. Lvgd. Batav., ex offi cina Francisci Hackii. An. 1647, pet. in-12.
6 ff. limin. — 156 pp. — 68 pp.
1646. De Regno adversus Nie.
Machiavellum libri très. Lugd.
Bat., apud Hieronymum de Vogel, 1647, pet. in-12.
12 ff. limin., y compr. le titre gravé par R. a Persyn. — 594 pp. — 9 ff. d’index.
Volume imprimé par Phil. de Croy.
Cette réfutation de Machiavel est l’œuvre d’un publiciste français, Innocent Gentillet, et parut pour la première fois à Lausanne, en 1577.
1647. Iacobi Revu S. S. Theol. Doct. Libertas christiana circa usum capillitii defensa; qva sex ejusdem disputationes de comâ ab exceptionibus viri cujusdam docti vindicantur. Accedunt eædem disputationes, et approbatio Rev.
Facultatis theologicæ Leydensis.
Lugd. Bat., ex officina Adriani Wyngaerde, 1647, pet. in-12.
4 ff. limin. — 2.56 pp.
Ouvrage curieux et rare, écrit en vue de démontrer que l’usage de porter des cheveux longs n’est pas incompatible avec la morale chrétienne. Nous avons parlé ailleurs (n° 580) des débats auxquels cette question a donné lieu au sein de l’église hollandaise.
1648. Lvcii Cornelii Europæi Monarchia Solipsorum. Ad virum
clarissimum Leonem Allativm.
Cui nuperrimè accessit clavis onomastica. Iuxta exemplar Verte tvm, super iorum permis su, 1648, pet. in-12.
158 pp. — 2 ff. n. ch. pour la clef. — 3 ff. blancs.
Satire aussi ingénieuse qu’instructive de l’institut des Jésuites, désignés sous le nom de Solipses ou égoïstes ( soli ipsi). Certains bibliographes l’attribuent à Jules'-Clément Scoti, d’autres en font honneur à Melchior Inchofer. On trouvera dans YAnalecta Biblion du marq.
Du Roure (t. II, pp. 224 et ss.) les motifs qui plaident en faveur de l’une et de l’autre supposition. Quoi qu’il en soit, l’ouvrage parut pour la première fois à Venise, en 1645, dans le format pet. in-12. C’est sur cette édition qu’a été faite la réimpression ci-dessus, citée avec l’adresse d’Amsterdam dans le catal. de 1674 et dans celui de Blaeu de 1659.
Motteley soutient avec raison qu’elle est due aux presses de Jansson. Néanmoins M. Pieters ne fait pas difficulté de l’admettre parmi les éditions elzeviriennes d’Amsterdam, « parce que, dit-il, elle a été imprimée très probablement aux frais de Louis Elzevier. » L’argument est peu concluant, et s’appliquerait tout aussi bien à n’importe quel volume imprimé à Amsterdam de 1638 à 1681.
Au fait les Elzevier ont eu si peu de part à cette publication, qu’il n’en est fait mention ni dans le catal. de 1649, ni dans aucun de leurs catalogues officinaux.
Au sujet de cet écrit on peut également consulter les Livres à clef de Quérard, Bordeaux, 1873, pp. 109 et ss.
1 649. Nicolai Machiavelli Florentini Princeps, ex Sylvestri Telii Fulginatis traductione diligenter emendatus. Adjecta sunt ejusdem argume.iti aliorum quorundam contra Machiavellum scripta, de potestate et officio principum contra tyrannos. Quibus
denuo accessit Antonii Possevini ivdicivm de Nicolai Machiavelli et Ioannis Bodini scriptis. Lvgdvni Batavorvm, ex officina Hieronymi de Vogel. Anno 1648, pet. in-12.
444 pp., y compr. le front, gravé et le titre impr. — xi pp. n. ch. d’index.
A la suite du Prince de Machiavel, on a ajouté divers autres traités, écrits dans un sens tout opposé, entre autres les Vindicice contra tyrannos d’Hubert Languet, avec la suite : de jure magistratuum in subditos. Ces deux opuscules occupent plus de la moitié du volume.
L’édition est fort jolie. On lit à la fin de l’index : Lvgdvni Bat., t'yfis Philippi de Cro-ï , anno 1648.
1650. Vinc. Obsopœvs de arte bibendi lib. qvatvor, et arte jocandi lib. qvatvor. Accedunt artis amandi, dansandi practica; item meretricvm fides : aliaque faceta.
Lvgd, Batav., ex typographia rediviva, 1648, 3 part, en 1 vol. pet.
in-12.
Marque : la Vérité nue, tenant d'une main un livre et une palme, de Vautre une lumière avec la devise : ’k'kÿS&icc rtocvScc- [xârujf.
4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 136 pp. — Suivi de
Variorum auctorum practica artis amandi, et declamationes Philip. Beroaldi .Lvgd. Bat., ex typ.rediv. Ann. 1648.
190 pp. — 1 f. n. ch. — Suivi de
Antonivs Arena Provincialis, de Bragardissima villa de Soleriis, ad suos compagnones studiantes qui sunt de persona friantes, bassas dansas in gallanti stilo bisognatas... Ex typ. rediviva. An. 1648.
pp. 193-280.
Ce volume, peu commun et d’une belle exécution, sort des presses d’Abraham Commelin, et porte sur le titre la marque de cet imprimeur.
Outre le traité d’Obsopceus en trois
livres (et non quatre, comme le titre l’indique), et celui de Matth. Delio, de arte jocandi, il renferme l’histoire d’Euriale et de Lucrèce, par Æneas Sylvius, plusieurs opuscules de Ph. Béroalde (les Amours de Guiscard et Gismunde, Dec/flmatio ebriosi contra scortatorem , etc.), le poëme macaronique d’Ant. de Arena, et quelques autres pièces du même genre.
1651. Devs harangves panégyriqves, l’vne de la pais, l’avtre de la concorde. A nosseignevrs des provinces libres et unies des pays bâs. Par Hélie Poirier Parizien.
Ensamble un traité de monsieur Grotivs : de l’antiqvité de la République des Hollandois. A Amsterdam, chés lan Blaev, m.dc.xliix (1648), pet. in-12.
7 ff. limin . — 191 pp. — i f. blanc.
Joli volume, imprimé dans la singulière orthographe imaginée par l’auteur (voir le n° '643). La dernière page, qui n’est pas cotée, est occupée par un sonnet intitulé : Amsterdam.
1652. Famiani Stradæ, Romani, è Soc. les. de Bello Belgico decas prima, ab excessu Caroli V.
Imp. vsque ad initia præfecturæ Alexandri Farnesii, Parmæ Placentiæque dvcis III. Editio postrema, correctior et accuratior.
Iuxta exemplar Romœ impressum apud Hermannum Scheus, 1648, pet. in-12.
4 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir. — 530 pp. — 54 ff. d’index. — i f . blanc.
Famiani Stradæ Romani e Societate Jesu de Bello Belgico decas secvnda ab initio præfecturæ Alexandri Farnesii Parmæ Placentiæque ducis III. Anno MDLXXVin.usque ad annum mdxc.
Iuxta exemplar Romœ, apud hœre-
des Francisci Corbelletti, 1648, pet.
in-12.
6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 642 pp. — 45 ff. d’index.
Ce livre offre une particularité qui mérite d’être signalée. Les deux volumes, tels que nous les décrivons, et qu’on les trouve habituellement réunis, appartiennent en réalité à deux éditions différentes. Le t. I est imprimé par Blaeu, et porte sur le titre un des fleurons les plus caractéristiques de ce typographe (pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec le matériel de Blaeu, nous ajouterons que ce volume se reconnaît à la p. 275, cotée par erreur 257); le t. II au contraire sort des presses de Jean Jansson; sur le titre se voient les traits calligraphiques, ornement dont cet imprimeur a fait un fréquent usage.
Nous avons constaté, d’autre part, qu’il avait paru trois ans auparavant une autre contrefaçon hollandaise de Strada, Lugd. Batav ., ex offic. Iacobi Marci , 1645, dont Ie ir vol., de 4 ff. limin., 520 pp., plus l’index, est également imprimé par Jansson, tandis que le t. II, pas toujours il est vrai, mais le plus souvent, sort des presses de Blaeu; ce volume, daté 1648, a 6 ff . limin., 637 pp., plus l’index.
D’où provient cette anomalie, ou, si l’on veut, cette sorte de chassé-croisé entre les deux éditions? Nous ne sommes pas en mesure de l’expliquer. Voici pourtant comment nous supposons que les choses ont pu se passer. Lorsqu’en 1647 parut à Rome la seconde partie de l’édition originale, Marci avait cessé d’être libraire; du moins son nom ne figure-t-il plus sur la liste officielle de 1651. Ce fut Blaeu, de compte à demi avec Louis Elzevier, qui se chargea de réimprimer ce volume. En effet la decas secunda, in-12, est portée seule dans le catal. offic. de 1649, et il est à peine besoin de faire remarquer que cette annonce ne peut concerner que l’édition imprimée par Blaeu, vu que jamais, que nous sachions, L. Elzevier n’a fait exécuter un livre quelconque par Jansson.
Ce t. II servit à compléter la plupart des exemplaires de l’édit, de Marci.
Mais de son côté Jansson s’était mis également en devoir de réimprimer cette seconde partie de Strada. Ayant été devancé par Blaeu, il est possible qu’il se soit entendu avec son collègue, pour que celui-ci réimprimât à son tour le 1. 1. Telle serait l’origine de l’édition mixte que nous décrivons en tète de cet article.
Ce n’est là, nous l’avouons, qu’une pure hypothèse, et nous la donnons pour ce qu’elle vaut. Mais le fait des deux éditions subsiste, et si l’on veut se procurer un exemplaire irréprochable de la plus belle des réimpressions de Strada, il convient de réunir le t. I de l’édit, de 1648, en 530 pp. avec le t. II de l’édit, de Marci, en 637 pp.; de même que le t. I de Marci doit être complété par le t. II en 642 pp.
On obtiendra de la sorte identité de caractères, de fleurons et de portraits, et, qui plus est, les volumes seront d’égale justification, ce qui n’est pas le cas pour les exemplaires qu’on rencontre ordinairement.
L’entente que nous supposons avoir existé entre Blaeu et Jansson, est facile à expliquer. Tous deux avaient à tirer parti pour des réimpressions ultérieures des frais que leur avait occasionnés l’impression du livre, notamment en ce qui est des portraits.
Et de fait Blaeu a réimprimé les deux volumes en un format un peu plus petit, le Ier, avec la date de 1648, de 4 ff. limin., 530 pp., plus l’index; le 2e, en 1650, de 6 ff. limin., 637 pp., plus l’index; tous deux portent sur le titre le fleuron au crabe.
Jansson en a fait autant en 1653; le t. I a 4 ff. limin., 520 pp., plus l’index; le t. II (daté 1658) a 6 ff. limin., 642 pp. (la dern. cotée par erreur 342), plus l’index.
Les deux éditions de Blaeu, surtout la première, méritent la préférence.
1653. Democritus ridens. Sive campus recreationum honesta-
rum. Cum exorcismo melancholiæ. Amstelodami , apud Jodocum Jansonium , 1649, pet. in- 12.
Marque : Sphère soutenue par une main , avec la devise : Semper in motu.
2 ff. limin. (titre et portr.). — 260 pp.
Jolie édition d’un recueil qu’on attribue à J. P. Langius. C’est, comme l’a dit le marq. Du Roure [Anal. Biblion, t. I, p. 442), « un magasin d’historiettes vraies ou fausses, de bons mots et de joyeusetés, un de ces greniers à sel où les conteurs de société trouvent à se fournir sans beaucoup de frais. »
Il existe sous la même date une édition mal imprimée et sur mauvais papier: Coloniœ, apud Andream Bingium in Laureto, 1649, pet. in-12, de 408 pp.
Jansson a donné en 1655 une réimpression de ce volume, copiée page pour page sur l’édition de 1649.
1654. Le Divorce céleste, causé par les dissolutions de l’espouse romaine, auec vn dialogue entre deux gentils-hommes volontaires des ducs de Modène et Parme sur la guerre présente d’Italie contre le Pape. Et dédié à la simplicité des chrestiens scrupuleux. Fidèlement traduit d’italien en françois. A Ville Franche , par Iean Gibavt, 1649, pet. in-12.
6 ff. limin. — 115 pp. — 34 pp. pour le Dialogue.— 2 ff. blancs.
Traduction différente de celle que L. Elzevier a reproduite en 1644 (n° 1002). L’édition originale avait paru à Villefranche, par Iean Gibavt , 1644, pet. in-8, de 8 et 173 pp.
C’est positivement P h i 1 . de Croy, à Leyde, qui a exécuté cette réimpression; les fleurons se vérifient exactement sur le Machiavel de Republica (ci-dessous, n° 1656).
1655. Les Jésuistes mis sur l’eschafaut, povr plusieurs crimes
capitaux par eux commis dans la province de Guienne. Avec la response aux calomnies de Jacques Beaufés, par le sieur Pierre Iarrige, ci devant jésuiste, profés du quatriesme vœu, et prédicateur.
1 64g, pet. in-i 2.
102 pp. — 112 pp. pour la Response. — i f . blanc.
Édition que Motteley attribue avec raison aux mêmes presses que les Mémoires de la reyne Marguerite , parus sous la même date (n° 1657), c’est-à-dire aux presses de G. de Hoeve de Gouda. Vend. niar. or. ( Bauzonnet-Trautz) 38 frs.
Chedeau.
Une réimpression moins jolie, également sans indication de lieu ni d’imprimeur, a vu le joui' en 1677, pet. in-12, de 309 pp. et 1 f. blanc. Vend. mar. r . (Bauzonnet) 25 frs. Pieters; mar. v.
(Vogel) 21 frs. La Bédoyère, rev. 25 frs. Potier; mar. br. (Chambolle) 64 frs.