‹ Les ElzevierChapitre 247 sur 256 · L. de Montgermont · texte numérisé non relu

L. de Montgermont

Le jésuite Pierre Jarrige, après avoir abjuré, le 25 déc. 1647, devant le consistoire de l’église de La Rochelle, se réfugia à Leyde, où il commença par publier une

Déclaration du sieur Pierre Jarrige, cy devant jésuiste profés du quatriesme vœu et prédicateur. Prononcée dans le temple de l’Église françoise de Leide, le 25 de mars 1648. Imprimé à Leide , chez Jean du Pré , libraire , demeurant devant le temple françois à Leide , l’an 1648, in-8, de 8 ff. limin. et 87 pp.

La même année il donna son livre des Iésuistes mis sur l'eschafaut , que les auteurs de la France protestante appellent, avec un peu de complaisance, « le plus terrible acte d’accusation qui eût été dressé jusque là contre la Société. » L’édition originale de ce libelle est datée de Leide, chez les héritiers de Iean Nicolas à Dorp, demeurant au Soleil doré , l’an 1648, in-8, de 6 ff. limin. et 132 pp., pour la ie partie; 6 ff. limin. et 147 pp. pour la 2e.

L’auteur, pour emprunter le langage de Gui Patin, « accuse et convainc par

exemples et circonstances requises la dedans, les sociétaii :s de faire de la fausse monnoie, et débaucher des femmes à la confession, d’avoir des garces en leurs maisons habillées en valets, de pédérastie, et autres crimes pendables. » {Lettres, t. I, p. 144.)

Le scandale causé par cette publication n’empêcha pas Jarrige de rentrer dans le giron de l’Église catholique. Il se retira à Anvers, et y fit paraître une

Rétractation, du Père Pierre larrige de la compagnie de Iésus, retiré de sa double apostasie, par la miséricorde de Dieu. A Anvers, chez la vefve de Iean Cnobbaert, 1650, pet. in-8, de 130 pp.

D’Anvers il retourna à Paris, et de là à La Rochelle (G. Patin, t. II, p. 53). Depuis lors on n’entendit plus parler de lui. Bayle l’appelle tout uniment un malhonnête homme. C’est en effet l’impression que l’on emporte de la lecture des trois écrits que nous venons d’énumérer.

1656. Nicolai MachiavelliFIorentini Disputationum de Republica, quas discursus nvncvpavit, libri III. Qvo modo in rebvsp. ad antiquorum Romanorum imitationem actiones omnes bene maleve instituantur. Ex italico latini facti.

Lvgdvni Batavorvm, apud Petrvm Leffen. Anno 1649, pet. in-12.

432 pp., y compr. le front, gravé et le titre impr.

La dédicace du traducteur « Ioanni Osmoîskio De Praviedniki Polono » est signée I. N. S. On lit à la fin de la table : Lvgdvni Bat., typis Philippi de Cro-y , anno 1649.

Cette traduction avait déjà paru sous le même titre et avec le même frontispice : Lugd. Bat., apud Hieron. de Vogel, a° 1643, pet. in-12, de 420 pp. et 6 ff. d’index. Les deux éditions sont également jolies.

1657. Mémoires de la reyne Marguerite. Dernière édition plus correcte. A Govde, imprimez

chez Guilleaume de Hoeve, maistre imprimeur demeurant à l'Imprimerie, 1649, pet. in-12.

Marque : la Fortune , dans un cartouche , avec la devise : Spero fortvnæ regressvm.

144 pp. en tout.

Charmante édition, imprimée en très petits caractères, mais à laquelle on préfère celle de Bruxelles , chez Fr. Foppens , 1658, pet. in-12.

Vend. mar. r. (Hardy) 53 frs. Potier; mar. bl. (Trautz-Bauzonnet) h. 134 mill. 200 frs. L. de Montgermont.

1658. La Rome ridicule, caprice. 1649, pet. in-12.

46 pp. — 1 f . blanc.

Édition rare, que M. Pieters, dans son supplément, attribue aux presses de Phil. de Croy. L’exempl. Bérard, Van Gobbelschroy et Borluut figure au catal. Cigongne, sous le n° 1175.

Une autre édition, accompagnée d’une traduction italienne, a paru, sans indication de lieu ni de date, sous le titre suivant :

La Rome ridicule du sieur de Saint- Amant. Roma contrafatta del signore di Saint-Amant. Pet. in-12, de 103 pp. en tout.

La traduction italienne, en regard du texte, est en caractères italiques. M. Pieters suppose que ce petit volume sort des presses elzeviriennes d’Amsterdam.

Il se fonde uniquement sur ce que la Rome ridicule est portée dans le catal. offic. de 1675, au prix de 5 sous de Holl. pour 4 J/2 feuilles d’impression, ce qui correspond exactement aux 103 pp. de l’édition. Mais il n’y a pas que des impressions elzeviriennes dans ce catalogue. Selon toute probabilité le volume en question, médiocrement exécuté, sans fleurons ni lettres grises, provient des presses de Vlacq , puisque le catal.

Ms. de Blaeu, dont nous parlons dans l’introduction, mentionne : Roma (sic) ridicule de S. Amant , 120, à La Haye, 1665, Vlack, 6 sous.

Une troisième édition est citée de la sorte dans le catal. Chedeau (n° 582) :

La Rome ridicule de M. de S. -Amant, caprice. Paris , 1667, in-12.

« Cette édition rare, où l’on remarqué des fleurons elzeviriens, paraît avoir été imprimée par D. Elzevier. » Ne 1 ayant pas vue, nous ne sommes pas en mesure de confirmer l’exactitude de ce renseignement. Vend. mar. r. (Hardy) 32 frs. Chpdeau, rev. 39 frs. Potier.

Voilà donc trois éditions qui peuvent entrer dans la collection elzevirienne.

Nous ne citons que pour mémoire, à cause du format qui est in-8, la réimpression donnée par S. Moinet, l’ancien correcteur des Elzevier :

La Rome ridicule du sieur de St. Amant, travêstië à la nouvêle ortografe, pure invantion de Simon Moinet, Parisien. A Amstredan, ans dépans é de l'inprimerië de Simon Moinet , dans la ruële de la sêrviête , vulgairemant servetstêg, 1663, pet. in-8, de 44 pp. en tout. Vend, non rogné, 50 frs. Soleil.

1659. Satyre Ménippée de la vertu du catholicon d’Espagne et de la tenue des Estats de Paris.

A laquelle est adjousté un discours sur l’interprétation du mot Higuiero d’Infierno, et qui en est l’autheur. Plus le regret sur la mort de l’asne ligueur d’une damoyselle qui mourut durant le siège de Paris. 1649, pet. in-12.

206 pp. en tout.

Les Elzevier n’ont pas imprimé la Satyre Ménippée. L’édition que l’on ajoute de préférence à leur collection est celle qu’a donnée Foppens de Bruxelles, avec l’adresse de Ratisbonne , 1664 (ou 1677). Mais l’édition de 1649 est plus rare; elle est d’ailleurs très bien imprimée en petits caractères. Motteley l’at bue aux presses de G. de Hoeve de Gouda.

En ce cas celui-ci l’aurait exécutée pour le compte d’un autre libraire, puisqu’elle est citée avec l’adresse de Leyde

dans le catal. de 1674. Vend. mar. r.

(Capé) h. 126 mill. 45 frs. Chenu; mar. v. (Duru) 40 frs. Chedeau.

1660. Apologie pour messieurs le prince de Condé, de Conti, et le duc de Longueville. Iouxte la copie à Paris, 1650, pet. in-12.

98 pp. en tout.

Jolie édition, à laquelle se joignent les deux pièces suivantes :

Le Véritable advis donné à monsieur de Beaufort et monsieur le Coadjuteur.

1650, pet. in-12, de 46 pp.

Bons advis sur plusieurs mauvais advis. Pet. in-12, de 59 pp.

Ces trois mazarinades avaient paru d’abord à Paris, sans indication de lieu, dans le format in-4. L 'Apologie est, au jugement de M. Moreau, « le plus curieux et peut-être le plus habile factum qui ait été fait sur la prison des princes. On y trouve beaucoup de choses qu’on chercherait inutilement ailleurs et qui semblent accuser la coopération directe de Me de Longueville. » ( Bibliogr . des Mazarinades, t. I, p. 62.) La seconde pièce, le Véritable advis , est non moins importante, puisqu’il paraît avéré qu’elle est l’œuvre du card. de Retz. Quant à la troisième, « qui annonce un talent exercé aux luttes de la presse, » on l’attribue à Mathieu de Morgues, abbé de St-Germain.

On trouve assez rarement les trois parties réunies. Vend. mar. bl. (Capé), 20 frs. De la Villestreux.

1661. Stephani Guazzi de civili conversatione dissertationes politicæ enucleatæ, repurgatæ, locupletatæ synopsi insuper et œconomiâ quâdam illustratæ ab Elia Reusnero Leorino; cum ejusdem Guazzi convivio casalino civilis conversationis formam repræsentante. Accessere M.Thomæ Sagittarii, P. Cæs. duæ hâc eâdem de

re disputationes in illustri Salanâ publicè habitæ. Lugd. Bat., apud PetrumLeffen. A. 1 650, pet. in-i 2.

18 ff. limin., y compr. le front, gravé, le titre impr. et 1 f. blanc. — 661 pp. -- 16 pp. d’index.

Traduction latine du traité deLacivil conversatione del sign. Stefano Guazzo, paru pour la première fois à Brescia, 1574, in-4, et souvent réimprimé. On lit au v° de la dern. page : Lugd. Bat., typis Philippi de Croy , a0 1650.

1662. Il Parlatorio delle monache. Nella stamparia de Pasquino, 1650, pet. in-12.

67 PP-, y compr. le titre orné de l’écu de France. — 2 ff. blancs.

Pièce satirique contre les moines et les religieuses, attribuée à Gregorio Leti, et reproduite en français sous le titre de Le nouveau parloir des nonains , à la suite du Putanisme de Rome de 1669. Elle est ordinairement reliée avec un autre opuscule intitulé :

La giusta Statera de’ porporati, dove s’intende la vita, la nascità, adherenza, possibiltà, richezze, offitii, le dignità, le cariche di ciascun cardinale hoggi vivente, et ivi s’intenderâ anco, le loro virtù, meriti, e demeriti, con l’aggionta delli penultimi sei cardinali, promossi da Innocentio X. l’anno 1648. G^vra, 1650, pet. in-12, de 300 pp.

L’une et l’autre pièce sortent des presses d’un imprimeur peu connu d’Amsterdam, Nicolas van Ravesteyn.

Le fleuron qui se voit sur le titre de la première, se vérifie sur le frontispice d’un petit volume : Wegh-wyser door Vranckrijk , ’t Amstelredam, by N. van Ravesteyn, op S. Anthonis Marckt, 1647, pet. in-12.

1663. Synopsis locorum Sacræ Scripturæ Patrum et recentiorum quorundam theologorum, quibus demonstratur,quænam sint ad salutem creditu necessaria et sufficientia. Collegit Simplicius chris-

tiano-catholicus. Amstelœdami ,

19 ff. limin., y compris le titre rouge et noir. —

Jolie édition, attribuée par M. Pieters aux presses de J. Blaeu, Simplicius christiano-catholicus est le masque de Timannus Gesselius (cf. Trajectum eruditum de C. Burman, p. 105).

1 664. Abbrégé des derniers mouvemens d’Angleterre. Avec un raisonnement succinct des droits tant du roy, que du parlement.

A Anvers , chez Jacqves Moens,

1651, pet. in-12.

6 ff. limin. — 252 pp.

Quoique portant l’adresse d’Anvers, ce volume a été imprimé à Leyde par Fr. Hackius. Les ornements typographiques sont les mêmes que ceux du Baconi Hist. regni Henrici septimi , Lvgd. Bat., apud Fr. Hackium, 1642.

1665. Equitis Franci et adolescentulæ mulieris Italæ Practica artis amandi, insigni et jucvndissimahistoria ostensa. Cui præterea, quæ ex variis autoribus antehac annexa sunt, alia quædam huic materiæ non inconvenientia jam primum accesserunt, eaque singularia; et ad praxin hujus seculi potissimum accommodata.

Avctore Hilario Drvdone poëseos studioso. Amstelodami, apud GeorgivmTrigg, anno Dom. 1 65 1 , pet. in-12.

449 pp., y compr. le front, gravé (daté 1652) et le titre impr. — 3 pp. n. ch. pour l'index. — 2 ff. blancs.

Recueil piquant, dont la Ie édition avait paru Ursellis, 1606, pet. in-12, et qui comprend les opuscules suivants :

VHistoria de Eurialo et Lucretia du pape

Æneas Sylvius; les Declamationes de Ph. Béroalde; YOratio de matrimonio literati (d’Alb. Fréd. Melleman, médecin); le traité du chanoine Mathieu Bosso, de immoderato mulierum cultu; le Dialogus qui inscribitur Charon de J. J. Pontanus; les Amours de Guiscard et Sigismonde (de L. Arétin), trad. en vers latins par Ph. Béroalde, et quelques autres pièces du même genre.

Hilarius Drudo est évidemment un pseudonyme ; comme le remarque l’abbé Mercier de St-Léger, « Drudo en italien signif. en latin arnata, amasia, en français amie, maîtresse. » (Catal. Van Hulthem, n° 12795.) Le nom du libraire Georges Trigg est également fictif. Ce qui est sûr et se reconnaît au premier coup d’œil, c’est que le volume sort des presses de Jean Jansson à Amsterdam.

1666. Nicodemi Frischlini, Balingensis, Facetiæ selectiores :

quibus ob argumenti similitudinem accesserunt Henrici Bebelii P. L. facetiarum libri très; sales item, seu facetiæ ex Poggii Florentini oratoris libro selectæ; nec non Alphonsi regis Arragonum, et Adelphi facetiæ ut et prognostica Iacobi Henrichmanni. Amstœlo dami, 1651, pet. in-12.

303 pp. en tout.

Joli volume, qui sort des presses de J. Blaeu.

1667. Levini Lemnii occulta naturæ miracvla. Libri IIII. In bibliopolio Abrahami Commelini, pet. in-12.

11 ff. limin., dont le ir est blanc. — 638 pp.

La plus jolie des nombreuses éditions de ce livre curieux, faite sur celle de Plantin, Anvers , 1564, in-8. L’ouvrage avait paru d’abord en deux livres, Antverpiœ , apud Guilielmum Simonem, 1559, in-8.

Le volume ne porte point de date;

mais l’épître dédicatoire d’Abr. Commelin aux magistrats d’Amsterdam témoigne qu’il a vu le jour en 1651. Les exemplaires datés : Lvgdvni Batav., ex officina J ohannis à Gelder, 1666, sont de cette même édition, dont on a supprimé les 5 ff. de dédicace.

Les Occulta naturœ miracula ont été traduits en français par J. Gohory, sous ce titre : Les occultes merveilles et secrets de nature , avec plusieurs enseignements des choses diverses y exposées en deux livres , trad. en fran par J. G. P. Paris, Galiot du Pré, 1574, in-8.

Levinus Lemnius, médecin de Zierikzée, est auteur d’un autre ouvrage, dont il existe une réimpression hollandaise assez médiocre :

V. Cl. LevinT Lemnii Zirizæi de Termino vitæ liber. Lvgd. Bat., ex officina Davidis Lopes de Haro , 1639, pet. in-12, de 12 ff. limin., y compr. le titre rouge et noir, et 143 pp.

1668. L’Adone, poema del cavalier Marino, con gli argomenti del conte Fortuniano Sanvitale :

e l’allegorie di don Lorenzo Scoto.

1651. In Amsterdam, 2 vol. in- 18.

T. I : 7 ff. limin., y compr. le front, gravé et le ti*re impr. — 666 pp. — 35 pp., y compr. un faux titre, pour les Lettere del cavalier Marino.

T. II : 658 p£. en tout.

Voir ci-après le n° 1673.

1669. Iohannis Secvndi Opéra.

Accurate recognita ex museo P. Scriverii. Lvgdvni Batavorvm, apud Franciscum Moyaert, 1651, pet. in-12.

14 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 366 pp.

C’est la troisième édition des poésies de Jean Second, publiées par les soins de P. Scriverius. La première avait paru Lugd. Bat., typis Iacobi Marci, 1612, in-8.

La seconde est de Lugd. Bat., apud Franciscum Hegerum, 1631, pet. in-T2, de 14 ff. limin., titre gravé compr., 384 pp., et 1 feuillet sur lequel on lit : Impressa Lugd. Bat. in nova officina typographica Wilhelmi Christiani. cio Io c xxxi.

L’édition de 1651 reproduit textuellement la précédente; elle a le même titre gravé et le même portrait, mais elle est plus jolie et son format se rapproche davantage de l’in-12 elzevirien. Elle sort des presses de Phil. de Croy, dont le fleuron se voit à la p. 89.

1670. Esclaircissement de quel-

ques difficultés touchant l’administration du cardinal Mazarin.

Première partie. Par le sieur de Silhon. Iouxte la copie à Paris de V imprimerie royale , 1651, pet.

in-i 2.

12 ff. limin. — 311 pp.

Il n’a pas été publié d’autre partie.

L’édition de l’imprimerie royale, sur laquelle celle-ci a été faite, est de 1650, in-fol.

Ce petit volume est fort bien exécuté, et tout à fait dans le genre des éditions elzeviriennes. On conçoit que Brunet s’y soit trompé, et qu’il l’ait donné pour un elzevier véritable. Cependant c’est J. Jansson d’Amsterdam qui l’a imprimé; les fleurons et lettres grises ne laissent pas le moindre doute à cet égard.

1671. Joannis Philippi Angli Responsio ad apologiam anonymi cujusdam tenebrionis pro rege et populo anglicano infantissimam.

Londini, typis Du-gardianis. An.

Dom. 1652, pet. in-12.

IJ2 pp. en tout.

Opuscule rare, rentrant dans la série des publications elzeviriennes relatives à la révolution d’Angleterre. Suivant M. Pieters, il sort des presses de L. Elzevier. N’ayant pas le volume sous les yeux, nous réservons notre opinion.

Toutefois nous ferons remarquer que le catal. offre. de 1656 ne fait pas mention de cette Réponse, tandis qu’il cite l’Apo-

logie qui y a donné lieu, ainsi que la Défense de Saumaise et celle de Milton.

M. Pieters ajoute qu’il existe une contrefaçon, avec le même titre, le même nombre de pages, et qui n’a rien d’elzevirien. Nous en avons rencontré une autre, n’ayant que 69 pp. en tout, et imprimée sur mauvais papier.

1672. Olai Magni Gentivm septentrionalivm historiæ breviarivm. Lvgd. Batavorvm , ex officina Adriani Wijngaerden , 1652, pet.

in-i 2.

6 ff. limin., y compr. le titre gravé par C. de Pas. — 6n pp. — 73 pp. n. ch. pour les index.

Volume élégamment imprimé. D’après les lettres grises je présume qu’il sort des presses de Vander Marse.

1673. Il Goffredo, overo Giervsalemme liberata, poema heroico del signor Torqvato Tasso. Con l’allegoria universale del istesso :

et con gli argomenti del signor Horatio Ariosti : aggiantovi (sic) i cinque canti del Camillo Camilli.

1652, 2 vol. in-24.

T. I : 436 pp., y compr. les deux titres.

T. II : 239 pp., y compr. un faux titre. — 186 pp. —

Le front, gravé porte : Il Goffredo del Torquato Tasso , 1652. In Amsterdam per gli Combi e la Nou.

On a coutume de ranger ces deux petits volumes parmi les productions de L. Elzevier. Cette opinion est même tellement accréditée, que M. Pieters a cru devoir s’y conformer, sans préjudice toutefois de son sentiment personnel, qu’il a consigné dans une note. Suivant lui, le Tasso de 1652, ainsi que la Taliclea de Pallavicino et la Secretaria di Apollo de 1653 (il aurait pu ajouter YAdone de 1651 et la Pietra del paragone politico di Boccalini de 1653), ont été exécutés « par un obscur imprimeur à façon, de Leyde, qui ne mettait que fort rarement son nom sur la dernière page de ses pro-

ductions : Lugd. Bat., excud. Severinus Matthœi , avec la date. »

Je suis complètement de l’avis de M. Pieters, à cela près que Severyn Mathys me semble mériter un peu plus d’égards. Il existe de lui bon nombre d’impressions qui témoignent de son habileté, entre autres le Polybe variorum , qu’il a exécuté en 1670 pour le compte de Jansson a Waesberge.

Le Goffredo est cité dans tous les catal. du temps avec l’adresse d’Amsterdam, preuve que l’éditeur qui s’est caché sous le masque des Ccmbe et la Noue habitait réellement cette ville.

1674. Vitæ humanæ proscenium : in quo sub persona Gusmani Alfaracii virtutes et vitia; fraudes, cautiones ; simplicitas, nequitia; divitiæ, mendicitas; bona, mala; omnia denique quæ hominibus cujuscunque ætatis aut ordinis evenire soient aut possunt, graphicè etadvivum repræsentantur. Omni ætatis et conditionis hominum tam instructioni quam delectationi dicata. Caspare Ens editore. Dantisci, sumptibus Georgii Forsteri, 1652, 3 part, en 1 voh pet. in-12.

re part. : 6 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 269 pp.

2e part. : 3 ff. limin. — 266 pp.

3e part. : 2 ff. limin. — 82 pp. — 2 ff. n. ch. de vers latins.

Traduction latine de Guzman de Alfarache , le célèbre roman de Mateo Aleman. L’édition, faite sur l’originale de Cologne, 1623, 3 part, in-12, est fort jolie, et paraît avoir été imprimée par J. Blaeu.

1675. Les Colloques d’ÉRASME, fort curieusement traduits de latin en françois pour l’usage des ama-

teurs de la langue. A Leyde, chez Adrien Vingart , 1653, pet. in-12.

6 ff. limin. — 360 pp. — 6 ff. de table.

Assez jolie édition. La traduction est de Samuel Chappuzeau.

1676. La Taliclea, di Ferrante Pallavicino, libri quattro. 1653.

In Amsterdam , per Franc. Ma.

Boccafranca, in-24.

5 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 541 pp.

Il y a trois sortes d’exemplaires de ce volume : i° avec le titre ci-dessus; 2° avec l’adresse : In Venetia, per Franc. Ma. Boccafranca , 1653 ; 30 avec l’adresse : In Amsterdam , e si vende in Parigi, ap presso Thomaso .Jolly , al capo del ponte S. Michèle , allô scuto d'Hollanda, 1656. L’édition, qu’on a attribuée à tort à L. Elzevier, sort des mêmes presses que le Tasso de 1652 (n° 1673).

1677. La Secretaria di Apollo.

Che segue gli Ragguagli di Parnaso,del Boccalini. 1653. In Amsterdam, per Fran. Ma. Boccafranca, in-24.

570 pp., y compr. le front, gravé et le titre impr.— 3 ff. pour la table.

Édition originale de cet ouvsage. provenant des mêmes presses que le Tasso ci-dessus (n° 1673). Il existe des exemplaires avec l’adresse : In Venetia , per Fran. Ma. Boccafranca; d’autres : In Amsterdam , per il Blum et Conbalense; d’autres enfin, sans frontispice gravé:

In Amsterdam , e si vende in Parigi , ap presso Thomaso Jolly , al capo del ponte S. Michèle , allô scuto d'Hollanda , 1656. Suivant M. Pieters, aux exemplaires avec l’adresse de Venise ou d’Amsterdam, chez Blum, le fleuron et l’adresse paraissent poussés avec un frappoir et non pas imprimés sous presse; au contraire le titre avec l’adresse de Jolly est réimprimé en entier.

La Secretaria di Apollo est un recueil composé à l’imitation des Ragguagli di Parnasso de Boccalini. On l’attribue

ordinairement à cet écrivain (mort en 1613); mais c’est une erreur. Déjà Ginguené ( Biogr . Univ.) avoue qu’il a de fortes raisons de croire qu’il ne fut écrit qu’après sa mort et fait valoir cette circonstance « qu’on y trouve même, p. 199, une lettre d’Apollon à Aurelio Boccalini, fils de Trajan, pour l’exhorter à publier les ouvrages de son père, qui lui a laissé en mourant, avec sa fortune, l’exemple de ses vertus. »

Une note marginale du Dictionnaire hist. de Prosper Marchand (t. II, p. 130), à laquelle on n’a pas fait suffisamment attention, nous fournit au sujet du véritable auteur une indication précise et qui paraît convaincante. On y voit que dans un décret de la congrégation de l’Indice, imprimé p. 267 et ss. de l 'Index romanus librorum prohibitorum Alexandri VII, la Secretaria est attribuée à un Antonio Santa-Croce. Et en effet, comme l’observe Prosper Marchand, « la manière avantageuse dont elle parle de quelques pièces de cet auteur, surtout pp. 165 et 166, rend la chose fort vraisemblable. »

1678. Q. Aurell Symmachi V. C. P. U. & Cos. Ord. Epistolarum libri decem, cum Ambrosii nonnullis. 16 53. Lugd. B atavorum.

Imprimi fecit Gerhard Wingendorp, pet. in-12.

461 pp., y compr. le titre gravé. (La pagin. commence par erreur avec le chiffre 19, quoique les limin. n’aient que 5 ff. ; mais les sign. sont exactes.) — 1 f. bl.

Édition imprimée en petits caractères par Severyn Mathys. On lit à la fin :

cio Id c lui, Lugd. Batavorum, sumtu Gerhardi W ingendorpii , excudebat Scverynus Matthœi.

1679. Hieronymi Cardani Mediolanensis, de propria vita liber.

Ex bibliotheca Gab. Navdæi.zlwstelcedami, apud Joannem Ravestei nium, 1654, pet. in-12.

35 ff. limin. — 238 pp.

Volume imprimé à Gouda, par G. de Hoeve, ainsi que l’indique la souscription au bas de la dern. page : Govdœ , typis Giiilielmi vander Hoeve , cio Ioc liv. L’édition originale de cet ouvrage curieux est de Paris , Villery, 1643, in-8.

1680. La Comédie de (sic) proverbes, pièce comique. A La Haye, chez Adrian Vlacq, 1654, pet.

in-12.

168 pp. en tout.

Assez jolie édition, en gros caractères. Un exempl. non rogné figure au catal.

M illot (1846) sous le n° 539.

Cette comédie, où l’on s’est efforcé de faire entrer toutes les locutions proverbiales de la langue, est de Montluc, comte de Cramail. Elle parut pour la première fois en 1633, et eut beaucoup de succès, comme l’attestent les nombreuses réimpressions qui en ont été faites.

Ad. Vlacq l’a réimprimée en 1655, pet.

in-12, de 95 pp., en petits caractères. Vend. mar. bl. (Capé) 19 frs. Pieters.

1681. Le Iardinier françois, qui enseigne à cultiver les arbres, et herbes potagères; avec la manière de conserver les fruicts, et faire toutes sortes de confitures, conserves et massepans. Dédié avx dames. Cinqviesme édition, reveuë par l’autheur. A Amsterdam, chez Iean Blaev, 1654, pet. in-12.

12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 343 pp. — 5 pp. n. ch. de table. — Trois gravures comprises dans la pagination.

La Ie édit, est de Paris , Pierre des Hayes, 1651, in-12, orné de 3 figg. de Chauveau. L’épître aux danres est signée R. D. C. D. W. B. D. N., initiales au rebours de Nie. de Bonnefons, valet de chambre du roi. Blaeu a réimprimé ce volume en 1660. Il en est fait mention dans les trois catal. offic. de 1675, 1678 et 1681.

Vend. mar. r. (Héring) h. 128 mill.

55 frs. Pieters; mar. v. (Koehler) 100 frs. Yemeniz; mar. br. (Chambolle- Duru) h. 130 mill. 88 frs. Potier, rev. 210 frs. Benzon. L’édit de 1660, mar. v. (Capé) h. 132 mill. 41 frs. De la Villestreux, et réuni aux Délices de la campagne, 2 vol. mar. bl. (Capé) h. 130 mill. 200 frs. même vente.

1682. Sibylla Trig-Andriana seu de virginitate, virginum statu et jure tractatus novus et iucundus... Per Henricum Kornmannum : cui accedunt ejusdem authoris tractatus duo d*e linea amoris, et de annulo usitato, sponsalitio, et signatorio. Editio ultima prioribus emendatior. Hagœ-Comitum, ex typographia Adriani Vlacq, 1654, pet. in-12.

12 ff. limin. — 214 pp. et 1 f. bl. pour le i* traité.— 117 pp. et 3 pp. n. ch. pour le 2<1. — 69 pp. et 3 pp. n. ch. d’index pour le 3e.

Réimpression passable d’un traité dont le titre est piquant, mais qui ne tient pas les promesses de son titre. (Cf. L. Lalanne, Curiosités bibliographiques, Paris, 1857, p. 320.) L’édition originale est de Francfort, 1610, in-12.

1683. V. Cl. Jani Bonefonii Arverni Poematvm libri II. Ad manuscriptum authoris collati et recogniti à Nicolao Blancardo, Hist. ac Polit, professore. Lugd.

Bat., ex typogr. Philippi de Cro-Y.

A0 1655, pet. in-12.

Marque : le Pélican, avec la devise :

Vivimus ex vno.

Petit volume rare et très bien imprimé. On préfère néanmoins l’édit, de 1659 (n° 1693), parce qu’elle contient les imitations en vers français.

1684. Johannis Claubergii Initiatio philosophi sive dubitatio Cartesiana. Ad metaphysicam certitudinem viam aperiens. Ex offic.

A driani Wyngaerden , Lugd. Batav.

et Duisburgi Clivorum, 1655, pet.

in-12.

Marque : Vignette avec la devise : Ardva qvæ pvlchra.

14 ff. limin. — 438 pp. - 10 ff. n. ch. d’index. — 1 f. blanc.

Jolie édition, en gros caractères, imprimée par Phil. de Croy, comme on le voit par le fleuron final, qui porte son nom.

1685. Jacobi BaselI ecclesiastæ Kerckwerviensis, Sulpitius Belgicvs, sive historia religionis, instauratæ, corruptæ et reformatæ in Belgio et à Belgis à nato Christo ad annum cio Io. Lvgdvni Batavorvm , ex ojficinâ Davidis Lopez de Haro . Anno 1656, pet. in-12.

Marque : le Solitaire .

18 ff. limin. - 322 PP- — 2 ff. d’errata.

Voici un volume dont le titre porte la marque typographique des Elzevier de Leyde, le Non Soins, et qui pourtant est positivement étranger à leurs presses.

Outre que l’exécution est assez médiocre, le fleuron de la dédicace, une couronne soutenue par deux anges, et l’unique lettre grise, sont tout ce qu’il y a de moins elzevirien; les cahiers sont signés en 6, tandis que les elzeviers de Leyde sont toujours signés en 5. Explique qui pourra cette anomalie. Ce qui est sûr, c’est que le volume a été imprimé à Leyde par Severyn Mathys. Il suffit de le comparer à un autre paru la même année : A. Corvini a Belderen Venatorius illustratus, Lugd. Bat., ex offic. Henr. Verbiest, pet. in-12; on y retrouve le même fleuron, la même lettre grise, les signatt. en 6, et à la

fin : Lugd. Bat., typis Severini Matthieu,

L’ouvrage de Baselius a été traduit en néerlandais par Leydekker, à la suite de M. Z. van Boxliorn, Nederl. historié, Utrecht, 1700, in-8.

1686. La Pucelle, ou la France délivrée. Poëme héroïque. Par M. Chapelain. Dernière édition.

Suiuant la copie imprimée à Paris , 1656, pet. in-12.

24 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. 362 pp. — 15 ff. de table. — Douze gravures (une en tête de chaque chant).

Assez jolie édition, qui sort positivement des presses de J. Jansson à Amsterdam. Les fleurons et lettres grises ne laissent point de doute à cet égard. (On peut les vérifier entre autres sur le M anua-le de Pasor, exécuté la même année, dans la même officine.) Le frontispice et les figures sont copiés sur l’édition originale de Paris, Courbé, 1656, in-fol.

Vend. mar. r. (rel. angl.) h. 131 mill., exempl. de Nodier, 62 frs. Pieters, rev. 112 frs. De la Villestreux; mar. r. (Capé) h. 126 mill. 85 frs. Yemeniz; mar. r.

(Bauzonnet) h. 131 mill. 125 frs. Huillard; mar. r. (Bauzonnet-Trautz) h.

128 mill.2iofrs. Pichon ; mar. bl. (Trautz- Bauzonnet) h» 131 mill. 215 frs. L. de Montgermont. Un exempl. mesurant 133 mill., mar. bl. (Niedrée), figure au catal. Cigongne, n° 1057.

Il existe sous la même date une contrefaçon médiocre : A Leyden, chez Iean Sambix, 1656, pet. in-8, de 25 ff. limin. et 362 pp. (le texte commençant avec la p. 3). Elle a été imprimée en France.

1687. Frossardvs et Cominævs, duo nobilissimi gallicarvm rervm scriptores. Amsterdami, apud Ioannem Blaev, 1656, pet.

in-12.

664 pp., y compr. le titre gravé et le titre impr. — 21 ff. pour l’index. — x f. blanc.

Le titre que nous transcrivons est celui du front, gravé. Le titre imprimé

qui suit ne concerne que Froissart. Un titre analogue pour Comines se trouve après la p. 202.

La traduction est de J. Sleidan, et n’offre plus guère d’intérêt aujourd’hui. Le volume est porté dans les trois catal. offîc. de 1675, 1678 et 1681, dans ce dernier avec l’astérisque; ce qui prouve que les Elzevier d’Amsterdam avaient acquis de Blaeu la propriété de l’ouvrage, avec le droit de le reproduire.

Une édition moins jolie avait paru antérieurement, avec l’adresse : Amst., apud Ioan . et Corn . Blaeu , 1640, pet.

in-12, de 670 pp., 24 ff. d’index et 1 f. blanc.

1688. Le Cuisinier françois, enseignant la manière de bien apprester et assaisonner toutes sortes de viandes grasses et maigres, légumes, pâtisseries, et autres mets qui se servent tant sur les tables des grands que des particuliers. Avec une instruction pour faire des confitures : et des tables nécessaires. Par le sieur de la Varenne, escuyer etc. Dernière édition augmentée et corrigée. A La Haye , chez Adrian Vlacq, 1656, pet. in-12.

2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — 426 pp. — 14 ff. n. ch. de table.

Volume assez rare, que l’on considère comme une sorte de complément du Pastissier françois , et qui depuis quelque temps a monté de prix dans les mêmes proportions.

A. Vlacq a réimprimé ce Cuisinier sous la rubrique Mahaye (sic), chez Adriaen Vlacq , 1664, pet. in-12. Le frontispice a conservé la date de 1656, et la pagination ne diffère que dans les liminaires, qui occupent 6 ff. au lieu de 2.

Vend. mar. r. doubl . (Duru) h. 128 */ 2 mill. 510 frs. Van der Helle; mar. or. (Chambolle-Duru) h. 126 mill. 156 frs.

Potier; cuir de Russie (Bauzonnet), incomplet du front, gravé, 100 frs. De la Villestreux; l’édit, de 1664, mar. r.

(Capé) h. 128 mill. 115 frs. Pieters, rev. 240 frs. De la Villestreux, et 335 frs. Benzon.

1689. Magica de spectris et apparitionibus spiritum, de vaticiniis, divinationibus, etc. Lugd.

Batavorvm, apud Franciscum Hac kium. A0 1656, pet. in-12*

12 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 636 pp. — 17 ff. d’index. — . i f. blanc.

La dédicace à l’évêque d’Halberstad est signée Henningus Grosius bibliopol .

Lipsiæ, Nonis Octob. Anno m.d.xcvi.

On cite une édition parue Islebiœ , 1597, in-4.

1690. Francisci Baconi baronis de Verulamio, vice-comitis S. Albani, et summi Angliæ cancellarii de Sapientia veterum, ad inclytam Academiam Cantabrigiensem. Amstel., 1657, pet.

in-12.

Nous n’avons pas vu ce petit volume, qui doit se joindre au Bacon elzevier. Le titre, tel que nous le transcrivons, est celui de la réimpression donnée à Amsterdam par H. Wetstein en 1684.

1691. Damon et Pythias ou le triomphe de l’amour et de l’amitié. Tragi-comédie. A Amsterdam, pour Jean Ravestein, 1657, pet.

in-12.

Marque : le Corbeau apportant du pain à Hélie.

56 pp. en tout.

Édition originale de cette pièce, qui est de Sam. Chappuzeau.

1692. Les lettres de Mr de Voitvre. A Amsteldam, ches

Iean de Ravesteyn. A° 1657, pet.

in-12.

12 ff. limin., y compr. le titre gravé et le portrait. — 592 pp. — 4 ff. de table. — Suivi de :

Seconde partie ov svitte des nouvelles œuvres et lettres de monsieur de Voitvre. A Amst ., chez J . de Ravesteyn ,

130 pp. — 1 f. de table.

Il y a sous la date de 1657 deux éditions également jolies et qui se correspondent page pour page et ligne pour ligne. La première porte à la fin de la ie partie la mention suivante : A Amsterdam, de l'imprimerie de Jaques de Jonge, rue de V Églantier, au jeune Prince d'Orange. La seconde, qui sort des mêmes presses, n’offre pas cette particularité.

Une édition antérieure, Iouxte la copie imprimée à Paris, 1654, pet. in-12, de 12 ff. limin., y compr. le titre gravé et le portr., 496 pp. et 4 ff. de table, est aussi bien exécutée, mais moins complète, puisqu’elle ne contient pas la seconde partie.

J’ai décrit ailleurs (n° 870) la véritable édition elzevirienne, parue a\œc l’adresse de Nimwège, chez André Hogenhuyse, 1660, pet. in-12. C’est sans contredit la plus jolie et celle qu’il faut préférer. J’en ai cité une autre sous la même date, et j’en décrirai encore une, imprimée par Fr. Foppens à Bruxelles, Iouxte la copie, À Paris, chez Aug. Courbé, 1656, in-12.

De compte fait, il y a donc au moins six éditions de Voiture dignes de figurer dans la collection elzevirienne, sans parler des réimpressions parues à Nimègue, postérieurement à 1660. La chose mérite considération, car elle prouve combien cet auteur, si peu lu aujourd’hui, était alors goûté du public.

1693. Joannis BonefonI, Aruerni, poëtæ venustissimi, Basia, tam latino, quàm gallico idiomate

édita. Editio vltima, prioribus auctior longé atque emendatior. LugduniBatavorum, ex typographia Nicolai Herculis, 1659, pet. in-12.

Marque : Hercule armé de la massue, avec la devise : Virtvs non territa monstris.

6 ff. limin., y compr. le front, gravé par I. Hackius et le titre impr. — 251 pp.

Jolie édition, imprimée en italiques.

La première partie, qui comprend le texte latin, contient les mêmes pièces que l’édit, donnée par Phil. de Croy en 1655 (n° 1683), outre une dizaine de petites poésies relatives à Bonnefons et à ses œuvres. Mais ce qui fait principalement l’intérêt de cette publication, c’est la partie intitulée : Imitations du latin de Jean Bonnefons : avec autres gayetez amoureuses , de l'invention de l'autheur (pp. 81 à 251). Cet auteur est Gilles Durant, sieur de la Bergerie. Son recueil, souvent réimprimé, avait paru pour la première fois à la suite du texte latin de Bonnefons, Lutetiœ , Abel Lan gelier, 1587, in-12.

A notre avis, le volume de 1659 sort des presses de Fr. Hackius, à Leyde.

Ceci, nous le savons, est en contradiction avec l’adresse, qui porte : ex typographia N. Herculis. Mais il est à remarquer que le mot typographus était fréquemment usité alors pour signifier un libraire; il y a même tel document officiel où il est pris dans cette acception (par ex. le privilège octroyé par l’Empereur Rodolphe Ludovico Elzevirio tyfographo, pour le Montanus de 1597). C’est probablement le cas ici : ex typographia serait une formule équivalente à ex officina N. Herculis. En effet nous n’avons rencontré nulle part un indice quelconque qui puisse faire supposer que N. Hercules ait exercé la profession de typographe; dans la liste officielle de 1651, son père, Pierre Hercules, est rangé parmi les libraires, non parmi les imprimeurs. Les ornements typographiques du Bonnefons sont ceux de Hackius; la tète de buffle est bien celle de cet impri-

meur, et les deux fleurons des pp. 3 et 83 se vérifient sur la Baconis Sylva, de 1648.

1 694. Les Négotiations de monsievr le président Ieannin. Jouste la copie à Paris , chez Pierre le Petit, 1659, 2 vol. in-12.

Marque : Hercule terrassant l'hydre, avec la devise : Gloria merces virtutis.

T. X : 18 ff. limin. (dont le i e* est blanc), y compr. le titre impr. et le portrait gravé par J . van Meurs. — 944 pp. — 2 ff. blancs.

T. II : 713 pp., y compr. un faux titre. — 18 pp. de table.

Édition fort bien exécutée en petits caractères, et d’un format un peu plus grand que le pet. in-12 elzevirien. Brunet et M. Pieters en attribuent l’impression à Nicolas Hercules, de Leyde, « dont la marque, disent-ils, se trouve sur le titre. » Ils se trompent : la marque de N. Hercules est tout à fait différente; elle représente Hercule armé de sa massue, avec la devise : Virtus non territa monstris (n° 1693). Le volume sort des mêmes presses que le Voiture de 1657, c’est-à-dire des presses dej.dejonge, et en effet le catal. de 1674 indique Amsterdam comme le lieu d’impression.

Vend. mar. bL (Simier) 42 frs. Pieters; mar . r. (Duru) h. 140 miil. 140 frs. L. de Montgermont.

IÔÔO.

1695. Franc. Baconis de Verulamio, summi Angliæ cancellarii Novum Organum scientiarum.

Editio secunda. Amstelodami, sumptibus Joannis Ravesteinij . A° 1 660, pet. in-12.

12 ff limin., y compr. le titre gravé. — 404 pp. — 2 ff. blancs.

Volume bien imprimé, qui se joint au Bacon elzevier, et dont il existe deux éditions antérieures, également jolies; l’une, Lvgd. Bat., apud Adr. Wijngaerde, et Franciscum Moiardum , 1645, pet.

in-12, de 12 ff. limin.. titre gravé com pris, et 435 pp.; l’autre, en caractères plus petits : Lvgd . Bat., ex offic. Adriani

Wyngaerden, a° 1650, pet. in-12, de 12 ff. limin., titre gravé compr., et 404 pp. Le même frontispice gravé a servi pour les trois éditions.

1696. Andromède, tragédie, représentée avec les machines sur le théâtre royal de Bourbon. Sui uant la copie imprimée à Paris, 1660, pet. in-12.

84 pp. en tout.

Édition rare, provenant des mêmes presses que la pièce suivante, parue sous la même date et avec la même adresse. L'Andromède est anonyme, mais l’auteur, P. Corneille, a signé l’épître dédicatoire A M.M.M.M.

1697. Œdipe, tragédie. Par P. Corneille. Suiuant la copii imprimée à Paris, 1660, pet. in-12.

5 ff. limin. — 72 pp. — 1 f. blanc.

M. É. Picot ( Bibliogr . Cornélienne, p. 263) cite ce livret comme une contrefaçon française; mais il sort des mêmes presses que la Cocue imaginaire de 1662 (n° 1713), c’est-à-dire qu’il a été imprimé à Amsterdam, pour A. Wolfgang, qui à cette époque n’avait pas encore adopté la marque du Quœrendo. Les traits calligraphiques qui se voient sur le titre, et le cul-de-lampe de la p. 72, se vérifient exactement sur cette dernière pièce.

1698. La Mort de l’emperevr Commode, tragédie. Suiuant la copie imprimée à Paris, 1660, pet.

in-12.

84 pp. en tout.

Cette pièce est de Thomas Corneille, qui l’a dédiée à Fouquet L’édition est fort jolie et sort des presses de J. de Jonge, à Amsterdam. Le fleuron du titre représente un buisson de lauriers.

1699. Les Précievses ridicvles.

Comédie. Représentée au Petit Bourbon. Suiuant la copie imprimée à Paris, chez Charles de Sercy, au Palais, dans la salle Dauphine , à

la Bonne-foy couronnée , l’an 1660.

Avec privilège du Roy, pet. in-12.

63 pp. - Au vo de la dern. l’extraict du privilège, en date du 19 janv. 1660.

Les Précieuses ridicules ouvrent la série des contrefaçons hollandaises des pièces de Molière. On attribue généralement ce livret aux presses elzeviriennes d’Amsterdam. C’est une erreur. Il a été imprimé à Leyde, dans la même officine que le Bonnefons de 1659 (n° 1693). Le cul-de-lampe du titre, reproduit à la p. 63, se vérifie exactement sur ce volume.

Cette comédie est ordinairement reliée avec la suivante :

1700. Les véritables Prétievses.

Comédie. Suiuant la copie imprimée à Paris, chez Iean Ribov, l’an 1660.

Auec priuilége du Roy, pet. in-12.

55 PP- — Au vo de la dern. l’extrait du privilège, en date du 7 janv. 1660.

Cette pièce est de Bodeau de Somaize, l’auteur du Dictionnaire des Prétieuses.

On la trouve habituellement à la suite de la précédente. Elle sort des mêmes presses et porte sur le titre le même fleuron.

Ch. Nodier a consacré aux Véritables Précieuses un spirituel article, dans ses Mélanges tirés d'une petite bibliothèque , pp. 124 à 127.

1701. Amalasonte, tragi-comédie. Par le (sic) Mr. Qvinavt.

Suiuant la copie imprimée à Paris, 1660, pet. in-12.

84 pp. en tout.

Très jolie édition, sortant des mêmes presses que la Mort de Commode (n° 1698). Le fleuron du titre représente également un buisson.

1702. Les Covps de l’amovr et de la fortvne. Tragi-comédie. De Mr. Qvinavlt. Dédiée à Son Altesse de Gvise. Suiuant la copie imprimée à Paris, 1660, pet. in-12.

94 pp. — i f. blanc.

Autre pièce de Quinault, également imprimée par J. de Jonge, à Amsterdam.

Le fleuron aux têtes de profil, au haut de l’épître dédicatoire, se vérifie sur le Voiture de 1657; les traits calligraphiques de la fin, sur le Voiture de 1660.

1703. Le fainct Alcibiade, tragicomédie. Par le (sic) Mr Quinaut.

Imprimé en Amsterdam, l’an 1660, pet. in-12.

1 f. (titre). — 66 pp. — 2 ff. blancs.

Le Fainct Alcibiade et Amalasonte ont été évidemment exécutés pour le même libraire (autrement on ne s’expliquerait pas la répétition de la même faute dans les deux titres), mais non dans la même officine; car le Fainct Alcibiade provient des mêmes presses que l'Œdipe cité ci-dessus (n° 1697).

1704. Theophili Spizelii de re literaria Sinensium commentarius, in quo scripturæ pariter ac philosophiæ sinicæ specimina exhibentur, et cum aliarum gentium, præsertim Ægyptiorum, Græcorum, et Indorum reliquorum literis atque placitis conferuntur. Lugd. Batavorum, ex officina Pétri Hackii, 1660, pet.

in-12.

Marque : l'Aigle et la devise : Movendo.

12 ff. limin., y compr. le front, gravé (daté a 66 1 ) et le titre impr. — 306 pp. — 9 ff. n. ch. d’index. — x f. d’erfata. — 1 f. bl. — Une planche pliée en reg. de la p. 215.

L’auteur n’avait, dit-on, que vingt ans quand il composa cet essai sur la littérature des Chinois. Le volume, élégamment imprimé, sort des presses de Hackius, mais porte seulement le nom de l’aîné des trois fils.

1705. Le Parnasse satyrique du sieur Théophile. 1660, pet.

in-12.

321 pp. en tout.

Édition la plus jolie, mais qu’on dit peu -orrecte, de ce recueil licencieux.

Elle sort des mêmes presses que le Cabinet satyrique de 1666 (n° 1750). Les beaux exemplaires sont rares et recherchés. Vend. mur. r. (Derome) h. 127 mill. 300 frs. Brunet; mar. r. (Moullié), exempl. de Radziwill, 265 frs. Potier; vél. h. 128 mill. 225 frs. De la Villestreux; mar. br. ( Bauzonnet-Trautz) h. 129 mill. 216 frs. Tufton; vél. h.

130 mill. 480 frs. même vente; mar. r. (Derome) h. 126 mill., exempl. de Nodier, 240 frs. Pieters, rev. 601 frs.

Bordes, et 600 frs. Benzon; mar. r.

(Bauzonnet) h. 132 J/2 mill., exempl. de Pixerécourt, 1180 frs. Turner.

Un exempl. non rogné, mar. bl.

(Trautz-Bauzonnet), figure au catal.

Cigongne, sous le n° 1164.

1706. Le Festin de Pierre, ou le fils criminel. Tragi-comédie.

Traduit de l’italien en françois, par le sieur de Villiers. Imprimé à Amsterdam , 1660, pet. in-12.

5 ff. limin. — 74 pp.

La pièce est dédiée « A monsieur de Corneille. A ses heures perduës. » L’édition, très bien exécutée, sort des mêmes presses que V Œdipe et le Fainct Alcibiade cités ci-dessus (nos 1697 et 1703).

1707. Les Délices de la campagne, suitte du Jardinier françois, où est enseigné à préparer pour l’usage de la vie tout ce qui croist sur la terre, et dans les eaux. Dédié aux dames mesnagères. Seconde édition, augmentée par l’autheur. A Amsterdam , chez Iean Blaev, 1661, pet. in-12.

10 ff. limin., y compr. le front, gravé, le titre impr. et la ie grav. — 350 pp. — 1 f. blanc. — Deux autres gravures (pp. qo et 196) sont comprises dans la pagination.

Ce volume, qui n’est pas commun, se

joint aux elzeviers, comme le Jardinier françois (n° 1 68 1 ) . Il est également cité dans les trois catal. offic. de Daniel. L’auteur est Nie. de Bonnefons.

Vend. mar. r. (Duru) h. 133 mill.

72 frs. Pieters.

1708. Fr. Baconis de Vervlam.

Angliæ cancellarii de Avgmentis scientiarvm lib. IX. Amstelœdami, sumptibus Joannis Ravesteinij , 1662, pet. in-12.

10 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 607 pp. — 67 pp. n. ch. d’index. — 1 f. blanc.

Jolie édition, marquée de l’astérisque au catal. de 1681, et qui rentre dan? la collection des œuvres de Bacon publiée par les Elzevier d’Amsterdam.

11 existe de ce volume une édition antérieure, non moins jolie : Lugd. Bat ., apnd Franc. Moyardum et Adrianum Wijngaerde , a° 1645, pet. in-12, de 10 ff. limin. (dont le dern. est blanc), y compr. le front, gravé et le titre impr., 749 pp. et 70 pp. n. ch. pour l’index. Elle nous paraît imprimée par G. van der Marse.

1709. Socrate chrestien par le Sr De Balzac et autres œuures du mesme autheur. A Amsterdam, chez Ioost Pluymer. A0 1 662, 2 part, en 1 vol. pet. in-12.

ie part. : 12 ff. limin., y compr. le titre gravé, et 271 pp. — 2e part.: 126 pp. — 22 pp. pour la table. —

Cette édition, illustrée de fleurons et culs-de-lampe à la façon des elzeviers, sert à compléter les deux collections des œuvres de Balzac, imprimées à Leyde par Jean, et à Amsterdam par Louis et Daniel (voir le n° 688). Le volume sort des presses de J. de Jonge, comme le prouvent le fleuron aux têtes de profil et les lettres grises; les cahiers sont signés en 6.

Il existe une réimpression moins belle : Arnhem , chez Jean Frédéric Haa gen, a° 1675, pet. in-12; même pagination.

1710. Le Baron de la Crasse, comédie. Représentée sur le théâtre royal de l’Hostel de Bourgongne. Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet. in-12.

5 ff. limin. — 48 pp. — 1 f. blanc.

Edition imprimée à Amsterdam, par Abr. Wolfgang. Sur le titre le panier fleuri. La pièce est de Poisson, qui a signé la dédicace au duc de Créquy.

Vend. mar. citr. (Trautz-Bauzonnet) h.

125 mill. 130 frs. L. de Montgermont.

1711. Clotilde. Tragédie. Par monsieur Boyer. Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

3 ff. limin. — 74 pp.

1712. Policrite, tragi-comédie, par monsieur Boyer. Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet.

in-12.

Marque : le Quœrendo.

3 ff. limin. — 66 pp.

1713. La Cocuë imaginaire.

Comédie. Suivant la copie imprimée, à Paris, 1662, pet. in-12.

5 ff. limin. — 26 pp.

Pièce rare, sortant des mêmes presses que le Sganarelle au Quœrendo (n° 1718), auquel on la trouve habituellement réunie. La Cocue imaginaire est de Donneau de Visé. Vend. mar. r. (Bauzonnet) 40 frs. Giraud.

1714. Manlius, tragi-comédie, par mademoiselle des Jardins.

Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

3 ff. limin. — 62 pp. — 3 ff. blancs.

Le Catal. des elzeviers de St-Pétersbourg de M. Walther cite cette pièce sous la date de 1642. Il suffit de faire remarquer que l’auteur, Mlle Desjardins, plus connue sous le nom de Me de Villedieu, ést

né en 1632, et n’avait que dix ans à cette époque.

1715. Les Amours de Diane et d’Endimion. Tragédie. Par monsieur Gilbert, secrétaire des commandemens de la reyne de Suède, et son résident en France.

Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet. in-i 2.

69 pp. — 1 f. blanc.

Fort jolie réimpression, par Wolfgang, de l’édition donnée par Jean Elzevier en 1657 (n° 805).

1716. La Jalouse d’elle-mesme.

Comédie. Suivant la copie imprimée à Paris, l’an 1662, pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

81 pp. en tout.

Cette pièce est de l’abbé de Bois- Robert, qui a signé l’épître dédicatoire au marq. de Richelieu. Vend. mar. or.

(Trautz-Bauzonnet) h. 126 mill. 84 frs, L. de Montgermont.

1717. D. Japhet d’Arménie, comédie par monsieur Scarron.

Suivant la copie imprimée à Paris, 1662, pet. in-12.

82 pp. en tout.

Jolie édition imprimée, non pas à Bruxelles, comme le prétend M. Pieters, mais à Amsterdam, par Abr. Wolfgang.

Le fleuron du titre, une branche entée sur un tronc d’arbre, se vérifie sur le titre de la Comédie sans comédie de Quinault, édit, de 1661. Fr. Foppens avait déjà réimprimé cette pièce en 1654.

1718. Sganarelle, ou le cocu imaginaire. Comédie. Avec les argumens de chaque scène. Suivant la copie imprimée à Paris,- 1662, pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

4 ff. limin. — 40 pp.

Il est probable que Wolfgang a imprimé cette édition de compte à demi avec Louis et Daniel, vu qu’elle a été comprise dans les premiers exemplaires du Molière elzevier de 1675 (n° 1511).

Les argumens ajoutés à la pièce sont d’un Sr de Neufvillenaine, qui après l’avoir vu jouer plusieurs fois, s’aperçut qu’elle était restée en entier dans sa mémoire, et la fit imprimer en la dédiant à Molière lui-même.

A la suite de cette comédie se trouve ordinairement la Cocue imaginaire parue sous la même date (n° 1713).

1719. Francisci Baconis baronis de Verulamio, vice-comitis Sancti Albani, Historia vitæ et mortis. Amstelodami , apnd Joannem Raves teinium, 1 6 6 3 , pet . in- 1 2 .

201 pp. — 46 pp. n. ch. d’index.

Ce volume, marqué de l’astérisque au catal. de 1681, se joint aux œuvres de Bacon imprimées par les Elzevier d’Amsterdam (voir le n° 1157).

1720. Opuscula varia posthuma, philosophica, civilia, et theologica, Francisci Baconi, baronis de Verulamio, vice-comitis Sancti Albani, nunc primum édita. Cura et fide Guilielmi Rawley, sacræ theologiæ doctoris, primo dominationi suæ, postea serenissimæ majestati regiæ, à sacris. Vna cum nobilissimi auctoris vita. Accessit etejusdem auctoris dialogus de bello sacro. Amstelodami, apnd Johannem Ravesteinium. Anno 1663, pet. in-12.

287 pp. en tout.

Jolie édition, qui se joint également aux œuvres de Bacon imprimées par les Elzevier.

1721. Elenchi motuum nuperorum in Anglia. Pars prima; simul ac juris regii et parlamentarii brevis enarratio, ab auctore Georg.

Bateo M. D. regiæ majestatis protomedico recognita et aucta.

Juxta exemplar Londinense, impressum Amstelodami, 1663, 2 vol.

pet. in-12.

Marque : le Sphinx.

T. I : 6 ff. limin.fdont le dern. représente le portr. de Charles I). — 174 pp. — 1 f. pour l’Epilogus.

T. II : 7 ff. limin. — 288 pp.

Jolie édition, donnée par A. Wolfgang, comme le prouve le Sphinx du titre. La pars secunda contient la regis effùgii mirabilis e prcelio brevis enarratio.

1722. Relazione délia corte Romana fatta l’anno 1661. al pregadi dal Eccell. signor caualier Angelo Corraro stato ambasciator délia serenissima republica di Venetia appresso Papa Alessandro VII. ed il colleggio cardinalizio. In Leyda, appresso Almari go Lorens, 1663, pet. in-12.

6 ff. limin. — 105 pp.

Volume médiocre, sorti des mêmes presses que la Description burlesque d' Amsterdam de P. Le Jolie. Le pseudonyme Almarigo Lorens n’est pas du fait de l’éditeur. Celui-ci s’est borné à reproduire page pour page une édition parue l’année précédente, avec la même adresse, édition exécutée par Laurent Maurry de Rouen, dont Almarigo Lorens est le masque très transparent.

Nous avons cité sous le n° 1300 une traduction française de cet ouvrage, imprimée par les Elzevier d’Amsterdam.

1723. Histoires facétieuses et moralles, assemblées et mises au jour par J. N. D. P. Avec quelques histoires tragiques. A Leiden, chez

Salomon V aguenaer , 1663, pet.

in-12.

Marque : un Laboureur , avec la devise : Fac et Spera.

8 ff. limin. — 175 pp. — Histoires tragiques : 7 ff. limin., titre spécial compris, et 99 pp. — 5 pp. de table. — 1 f. d’errata.

Les initiales J. N. D. P. désignent Jean Nie. de Parival. La marque du titre est celle de l’imprimeur J. Maire à Leyde. Vend. mar. r. (Thouvenin) 21 frs. Pieters.

Une réimpression moins jolie a paru chez le même libraire en 1669, pet.

in-12, de 312 pp. en tout. Vend. mar. r. (rel. anc.) 27 frs. Solar; mar. r. (Trautz- Bauzonnet) 62 frs. même vente.

1724. Le Théâtre de Mr Quinault. Suivant la copie imprimée \ Paris, 1663, 2 vol. pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

T. I : 10 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr.— La Mort deCyrus , 3 ff. limin. et 65 pp — Le Mariage de Cambise ,3 ff et 66 pp. — Le feint Alcibiade, 3 ff. et 65 pp. — Les Coups de l'amour et de la fortune ,3 ff. et 66 pp. — Amalasonte, 3 ff. et 66 pp. — Stratonice, 3 ff. et 66 pp.

T. II : 12 ff. limin., y compr. les deux titres. — La Comédie sans comédie, 3 ff. et 82 pp. — LeFantosme amoureux, 3 ff. et 77 pp. — La Généreuse ingratitude,

4 ff., 74 pp. et 1 f. blanc. — L’ Amant indiscret, 3 ff. et 78 pp. — Les Rivalles, 1 f. et 70 pp. — Agrippa, roy d’Albe, 3 ff. et 65 pp.

Ce joli recueil, imprimé par Wolfgang, ne contient que les douze premières pièces de Quinault. Toutes ces pièces portent l’adresse : suivant la copie imprimée à Paris , et sont datées de 1662, à l’exception de la dernière, Agrippa , qui porte la date de 1663.

Pour compléter la collection des œuvres de Quinault, on peut joindre au Théâtre imprimé en 1663, trois volumes factices, composés comme suit :

T. III : A strate, roy de Tyr, tragédie. Suivant la copie impr. à Paris, 1665, 4 ff. et 65 pp. — La Mère coquette ou les amans brouillez. Comédie. S. l.c., 1666,

3 ff. et 80 pp. — Bellérophon, tragédie. S. 1. c., 1671,

4 ff. , 61 pp. et 1 f. bl. — Pausanias. Amsterdam, chez Antoine Schelte, 1697, 4 ff. et 61 pp.

T. IV et V : Les quatorze opéras de Quinault, tirés du Recueil des Opéras, Suiv. la copie de Paris, à Amst., chez Abr. Wolfgang, 1684 et ss., savoir :

Les Festes de l'Amour et de Bacchus. — Cadmus et Hermione. — Alceste. — Thésée. — Atys. — Isis. — Proserpine.

Le Triomphe de l'Amour. — Persée. — Phaëton. — Amadis. — Roland. — Le Temple de la paix. — Armide.

Cette collection des œuvres de Quinault est très difficile à réunir. L’exemp1 Cailhava (1862), complet en 5 vol.

mar. br. (Duru), s’est vendu 300 frs.

C’est le même probablement qui a figuré à la vente Chedeau (nos 757 et 759) où il a été porté à 410 frs.

Les 2 vol. de 1663, mar. r. (Trautz- Bauzonnet) 400 frs. Pasquier; mar. v.

(Bauzonnet) 215 frs. L. de Montgermont.

1725. Recueil de plusieurs pièces servans à l’histoire moderne, dont les tiltres se trouvent en la page suivante. A Cologne, chez P . du Marteau , 1663, pet.

2 ff. limin. — 524 pp.

Édition médiocre, indiquée avec l’adresse de La Haye au catal. de 1674, et qui en effet sort des presses d’A. Vlacq.

Voici la liste des pièces contenues dans ce recueil: Discours d’une trahison tramée contre le roy Henri IV. en l’an 1604. — Négociation faite à Milan avec le feu prince de Condé. — La retraitte de Monsieur en Flandres, et son retour. — L’emprisonnement de Puylaurens.

La retraitte de Monsieur à Blois. Son accommodement. — Convocation de l’arrièreban pour le siège de Corbie. — Mémoires de ce qui s’est passé en l’affaire de monsieur le Grand. — Mémoire de M. de Fonterailles, de ce qui s’est passé à la cour pendant la faveur de M. le Grand. — Instruction du procès et exécution de messieurs le Grand et de Thou. — Mémoire touchant les affaires du comte de Soissons, et les ducs de Bouillon et de Guise. — Motifs de la France pour la guerre d’Allemagne, et quelle y a esté sa conduitte. — Lettre d’un estranger au sujet de la paix entre la France et l’Espagne.

Les plus importantes d’entre ces pièces sont du comte de Montrésor, et ont été reproduites dès l’année suivante, par F. Foppens à Bruxelles, sous le titre de Mémoires de M. de Montrésor.

i726.,Advis charitable à Messieurs de Genève. Suivant la copie .

A Lion , chez Antoine Offray , au Change, 1664, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

39 PP- — 4 ff- blancs.

Cette pièce, œuvre d’un prêtre catholique, contient le récit en abrégé des faits et gestes du célèbre J. de Labadie. Elle est datée de Lyon, 1 juillet 1662, et signée du nom de l’auteur, François Mauduict.

La sphère du titre, les signât, en 6 et l’absence de lettres grises prouven qu’elle sort des presses des frères Steucker à La Haye.

1727. Le Théâtre de P. Corneille, reveu et corrigé, et augmenté de diverses pièces nouvelles. Suivant la copie imprimée à Paris, 1664, 5 vol. pet. in-12.

Marque : le Qucerendo.

T. I : 8 ff. limin. (portr. de Corneille; frontispice gravé', Avis de l’imprimeur au lecteur, en 5 ff. ; titre impr.). — Mélite (précédée du Discours de l'utilité et des parties du poème dramatique, en 74 pp .),Clitandre, la Vefve, la Galerie du palais, la Suivante, la Place royale, Médée, l'Illusion comique. (Toutes pièces datées de 1664.)

T. II : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr ). — Discours de la tragédie, et Examen des pièces contenues dans le volume, 92 pp. — Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, Pompée, Théodore, le Menteur, la Suite du Menteur. (Toutes pièces datées de 1663.)

T. III : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr,). — Discours des trois unitez et Examen des pièces contenues dans le volume, 68 pp. — Rodogune, Hêraclius, Andromède, D. Sanche d'Arragon, Nicomède,Pertharite, Œdipe. (Toutes pièces datées de 1663.)

T. IV : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — Sertorius, 1664; la Toison d'Or, 1662; Sophonisbe, 1663; Othon, 1665.

T. V : Agésilas, 1666; Attila, 1667; Tite et Bérénice, 1671; Pulchérie, 1673; Suréna, 1676.

Les Tragédies et Comédies de

Th. Corneille, reveues et corrigées et augmentées de diverses pièces nouvelles. Suivant la copie imprimée à Paris, 1665, 5 vol.

pet. in-12.

Marque : U Quœrendo.

T. I : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — Les Engagements du hasard, 1662; le Feint Astrologue, 1663; D. Bertran de Cigarral, 1663; l'Amour à la mode, 1663; le Berger extravagant, 1661 ou 1663; le Charme de la voix, 1662.

T. II : 2 ff. limin, (front, gravé et titre impr.). — Le Geôlier de soy-mesme, 1662; les Illustres Ennemis, 1662; Bérénice, 1662; Timocrate, 1662; la Mort de l'empereur Commode, 1662; Darius, 1662.

T. III : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — Stilicon, 1661 ou 1662 ;leGaland doublé, 1662; Camma, 1662; Maximian, 1662; Persée et Démétrius, 1666 ; Pyrrhus, 1666.

T. IV (daté 1676) : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — Antiochus, 1666; Laodice, 1668; le Baron d'Albikrac, 1670; la Comtesse d'Orgueil, 1671; Théodat, 1673; la Mort d'Annibal, 1673.

T. V (daté 1678) : 2 ff. limin. (front, gravé et titre impr.). — Ariane, 1673; la Mort d'Achille, 1676; D. César d'Avalos, 1676; Circé, 1676; l'Inconnu, 1678; le Comte d'Essex, 1678.

Il est à remarquer que le tome V de Pierre Corneille n’a pas de titre général. Cela tient à une raison fort simple.

L’édition ne se composait primitivement que de sept volumes. En effet l’avantpropos de l’imprimeur, signé A. W.

(Abraham Wolfgang), en tête du premier volume, ne donne que la liste des pièces renfermées dans les quatre premiers volumes du théâtre de Pierre et dans les trois premiers de celui de Thomas. Le catal. de D. Elzevier de 1674 n’annonce également que sept volumes.

L’édition était complète et comprenait toutes les pièces publiées jusqu’alors.

Mais Pierre et Thomas vivaient encore et continuaient à mettre au jour des pièces nouvelles, que Wolfgang s’empressait de réimprimer à fur et mesure de leur apparition. C’est ainsi que les cinq pièces qui composent le 5e volume de P. Corneille ont paru successivement de 1666 à 1676, sans que l’éditeur ait songé plus tard à les réunir au moyen d’un titre.

Pour les deux derniers volumes de Thomas ces titres existent. Seulement on devra vérifier si le t. III contient

Persée et Pyrrhus; car ces deux tragédies, imprimées en 1666, ne sont pas annoncées dans la table qui est au verso du frontispice du volume, et manquent dans certains exemplaires.

Comme chacune des pièces se vendait séparément, et qu’à mesure qu’elles étaient épuisées on en faisait des réimpressions moins belles, il convient également de s’assurer si toutes sont de bonne date.

Cette collection est difficile à réunir.

Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges, se paient fort cher. Vend. mar. bl. (Simier), exempl. de Sensier, 660 frs. d’Essling, 400 frs.

Giraud, 710 frs. Solar; toutes les pièces annoncées comme étant de bonne date, ce que contredit Brunet; mar. vert (Duru) h. 130 mill., toutes les pièces de bonne date, 630 frs. Chedeau; mar. bl.

(Duru) h. 131 mill., quatre pièces réimprimées, 500 frs. De la Villestreux; mar. br. (Trautz-Bauzonnet) h. 131 mill., exempl. de M. de Montesson, 2,400 frs.

Potier; mar. r. (Duru) h. 128 */2 mill., 755 frs. Bordes; mar. r. doubl. de mar. bl. (Lortic) h. 132 mill. 1750 frs. Benzon ; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 132 mill.

4,100 frs. L. de Montgermont.

1728. Il trattato délia pace conclusa frà le due corone nell* anno 1659. Con quanto hà havuto connessione con la medesima.

Discritta del conte Galeazzo Gualdo Priorato. In Bremen, appresso Nicolas Kork, anno 1664,

Marque : le Sphinx.

4 ff. limin., y compr. le front, gravé (orné d'un joli portrait du cte d’Oldenbourg, à qui le livre est dédiél et le titre impr. — 151 pp. — xi pp de table et d’errata.

C’est Abr. Wolfgang qui a publié cette édition, comme le prouvent le Sphinx du titre et le cul-de-lampe final. Suivant le Catal. des elzeviers de St-Pétersbourg de M. Walther (p. 187), ce volume aurait vu le jour en 1663 (même pagination et

même errata), et les deux éditions ne différeraient entre elles que par le titre. M. Pieters cite une autre édition parue sous la même rubrique : In Bremen , appresso Nicolas Kork, anno 1664, mais avec une pagination différente : 4 ff.

limin., y compr. les deux titres, 128 pp. et 4 ff. de table. Cette édition étant ornée du même frontispice, il est probable qu’elle appartient également à Wolfgang, et M. Pieters se sera trompé en l’attribuant aux Elzevier, d’autant plus qu’il n’en est fait mention dans aucun de leurs catalogues.

Il existe une traduction française de cet ouvrage, à Cologne , chez Pierre de la Place, 1665 et 1667, in-12. Elle sort des presses de Fr. Foppens à Bruxelles, et nous la décrirons plus loin.

1729. Histoire des contes d’Hollande, et estât et gouvernement des Provinces Unies du Pays Bas. A La Haye, chez Adrian Vlacq, 1664, pet. in-12.

4 ff. limin. — 424 pp.

Édition médiocre, comme presque toutes celles qui sortent de l’officine de Vlacq. Cette Histoire, abrégée du latin de Scriverius, a été contrefaite à Paris, en 1667, in-12.

1730. Histoire du ministère d’Armand Jean du Plessis, cardinal duc de Richelieu, sous le règne de Louys le Juste, XIII du nom, roy de France et de Navarre; avec des réflexions politiques, et diverses lètres, contenans les négociations des afaires de Piémont et du Montferrat; divisée en 3 tomes; corrigée en cette édition et mise en meilleur ordre.

A Amsterdam, chés Abr. Wolf ganck, 1664, 3 vol. pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

T. I : 2 ff . limin. (portr. de Richelieu et titre). — 566 pp. — 4 ff. de table.

T. II : t f. (titre). — 678 pp. — 7 ff. de table.

T. III : 1 f. (titre). — 372 pp. — 108 pp., y compr. un faux titre, pour les Affaires d'Italie de l'année 1639. — 6 ff. de table.

Édition fort inférieure à celles qu’ont imprimées les Elzevier en 1650 et 1652 (nos 683 et 1142).

*73 1 • Journal de monsieur le cardinal duc de Richelieu, qu’il a fait durant le grand orage de la cour és années 1630 et 1631; tiré des Mémoires écrits de sa main : avec diverses autres pièces remarquables, concernant les affaires arrivées de son temps; divisé en deux parties. A Amsterdam, chez Abr. Wolfgank, 1664, 2 part, en 1 vol. pet. in-12.

Marque : le Quœrendo.

part : 2 ff Iimin (titre e't portr. de Richelieu). — 264 pp.

2« part. : 3 ff. Iimin — 290 pp. — 3 ff. pour la table.

Une édition antérieure de ce Journal avait paru, sans nom de ville ni de libraire, 1648, pet. in-12, de 250 pp.

On v joint : i° une Seconde partie du Journal, &c. 1649, de 155 pp.; 30 Instruction du procez de monsieur le mareschal de Montmorency , duc et pair de France, 1649, de 48 pp. (dont la dern. est chiffrée par erreur 84). Ainsi réunies ces trois parties sont assez rares. Je les crois imprimées à Gouda, par G. de Hoeve; à la lîn du Journal, le fleuron de l’Ours aux deux palmes.

L’édition de Wolfgang est plus jolie et mérite la préférence.

i732.Francisci Plazzoni Patavini, philosophi et medici,... de partibvs génération! inservientibus libri duo. Item Arantii de humano fœtu libellus. Item Gregorii Nymmani de vita fœtus in utero, dissertatio. Lugduni Batavorum, ex ojficinà Felicis Lopez de Haro, 1664, 3 part, en 1 vol. pet. in-12.

4 ff. Iimin., y compr. le front, gravé et le titre

impr. — 84 pp. pour ia ie part. — 50 pp., titre compris, pour ia 2e, — 4 ff. Iimin., titre compr., et 84 pp. pour la 3e.

Jolie édition, qui nous paraît provenir des presses de G. Chrestien à Leyde.

1733. Moyse sauvé, idvle héroïque du sieur de Saint Amant.

A la sérénissime reyne de Pologne et de Suède. A Amsterdam, chez Pierre le Grand, 1664, pet.

in-i 2.

Marque : le Sphinx, avec la devise .

Inextricabilis error.

18 ff. Iimin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 16S pp. — 6 ff. de table.

Jolie édition d’-vbr. Wohgang, moins recherchée toutefois que l'édition elzevirienne de 1654 (n° 754) qu’elle copie textuellement.

1734. Recveil général des œvvres et fantasies de Tabarin.

Contenant ses rencontres, questions et demandes facécieuses, auec leurs responses. En ceste édition est adioustée la deuxième partie de ses farces, non encore veuës ny imprimées. Auec les rencontres et fantasies du baron de Gratelard. A Roven, chez Loiiys du Mesnil, deuant le grand portail 5. Iean à *}* d'Or, 1664, pet. in-12.

288 pp. en tout.

Il est visible que ce volume a été exécuté en Hollande, et en effet le catal. de 1674 le cite avec l’adresse de La Haye. C’est la réimpression exacte de l’édition de Rouen, Loiiys du Mesnil, 3 part, en 1 vol. in- 12, de 298 pp. File est assez jolie, mais passablement incorrecte. Comme dans l’édition originale, les Rencontres de Gratelard annoncées sur le titre manquent, mais on trouve à la place les Aventures et amours du capitaine Rodomont.

Vend. mar. r. (Trautz-Bauzonnet) h. 128 mill. 100 frs. Pieters, rev. 325 frs.

Benzon; mar. r. (Bauzonnet) 160 frs.

Chedeau ; mar. r. (Trautz-Bauzonnet) 295 frs. Potier; mar. v. (Bauzonnet- Trautz) 200 frs. Huillard; mar. v. (Duru)

1 15 frs. Turner.

1 7 3 5 - Mémoires de messire Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme. Contenans les vies des hommes illustres et grands capitaines estrangers de son temps.

A Leyde, chez Jean Sambix le Jeune , à la Sphère , 1665, pet.

in-12.

Marque : la Sphère.

6 ff. limin. — 600 pp.

Volume bien exécuté, sortant des presses des Hackius à Leyde. Il fait partie de la collection des œuvres de Brantôme, publiée par les frères Steucker à La Haye. (Voir le n° 1369.)

Il existe une réimpression de 1666, en 2 vol., donnée par Foppens à Bruxelles.

1736. Les Commentaires de César. De la traduction de N. Perrot, sieur d’Ablancourt.

Nouvelle édition. A Rouen , et se vendent à Paris , chez Louis Bil laine, au Palais, &c., 1665, avec privilège du Roy, pet. in-12.

16 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 519 pp.

Il est reconnu depuis longtemps que les six premiers cahiers de ce César, comprenant les signât. A à F (pp. 1 à 144), ont été imprimés à Amsterdam.

C’est Wolfgang qui a exécuté cette partie du volume, en y faisant entrer divers de ses fleurons, la rose, le renard, l’écureuil, etc. Le reste sort des presses de Maurry à Rouen.

Dans certains exemplaires, où le nom de Thomas Jolly remplace celui de Billaine, le frontispice et les ff. limin. sont

differents. Il y en a d’autres où le frontispice est remplacé par un feuillet blanc.

Wolfgang a donné de ce César une « édition nouvelle, reveuë et corrigée (le Quœrendo). A Amsterdam , chez Abr. Wolfgang , 1678, » in-12, de 18 ff. limin., lx pp. (remarques sur la carte de l’anc. Gaule par Samson d’Abbeville), 444 pp., 17 ff. n. ch. pour la table et 1 f. blanc ; une carte pliée à la suite des limin.

1737. L’Ecuyer, ou les faux * nobles mis au billon. Comédie

du temps. Dédiée aux vrais nobles de France. Par le sieur de Claveret. Sur V imprimé à Paris, se vend à Amsterdam, 1665, pet.

in-12.

Marque : le Sphinx .

3 ff. limin. — 72 pp.

Édition imprimée par A. Wolfgang.

1738. Les Tableaux de la pénitence. Par messire Antoine Godeau, évesque de Vence. Nouvelle édition. Jouxte la copie à Paris, chez Thomas Jolly, au Palais, dans la salle des Merciers, à la Palme, et aux armes d} Holande, 1665, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

12 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 347 pp. - 22 figures, dont une double, en regard des pp. i (2), 16, 30, 45, 61, 77, 93, 111, 134, 151, 162, 1 81, 196, 210, 227, 240, 254, 269, 284, 300, 314 et 335-

Suivant Brunet, ce volume aurait été imprimé à Bruxelles. Il a vu le jour à Amsterdam, et c’est Wolfgang qui en a été l’éditeur. La sphère du titre est celle du Boileau de 1675. Le fleuron de la p. 1, les culs-de-lampe des pp. 133 et 334 et les lettres grises se vérifient sur une foule de livres signés Wolfgang.

L’impression est soignée. Vend. vél.

40 frs. Chedeau; v. gr. 22 frs. Yemeniz.

1739. Friderici Hoffmanni Silesii gymnasii Elbingens. conrectoris Poeticum cum musis colludium : sive lusuum epigrammaticorum centuriæ. Editio secunda altéra parte auctior. Amstelodami , apud Johannem J anss onium à Waesberge et Elizeum Weyerstraten, 1665, pet. in-12.

253 PP- — 4 PP - pour l’index. — i f. blanc.

1740. Georgii Hornii Historia ecclesiastica et politica. Lvgd.

Batav. et Roterod., ex officina Hackiana, 1665, pet. in-12.

18 ff . limin., y compr . le titre gravé par G . Wingendorp. — 368 pp. pour l 'Historia ecclesiastica. — 72 pp. pour l’ Historia politica. — 14 ff. n. ch. d’index.

Assez jolie édition d’un livre qui a été longtemps en vogue, et qu’on a traduit en français, sous ce titre : Abrégé de l' histoire ecclésiastique depuis la création du monde jusqu'à l'an de grâce 1666.

Traduit du latin de Georges Hornius , à Rotterdam, chez Abraham Acher, 1700, 2 vol. in-8.

1741. Contes et novvelles en vers. De M. de La Fontaine. Sur V imprimé à Paris , chez Claude Barbin , vis-à-vis le portail de la Sainte -Chapelle , au Signe de la croix, 1665, pet. in-12.

Marque : le Sphinx.

4 ff. limin. — 75 pp. — 1 p. pour la table.

Ce précieux livret est une reproduction exacte de la première édition des Contes de La Fontaine, parue à Paris, chez Claude Barbin , 1665, pet. in-12, de 11 ff. limin., 92 pp. et 1 f. pour le privilège. Il contient dix contes (c’est-à-dire tout le livre I de l’édit, de Walckenaer, moins la Vénus Callipyge ), l'Imitation d'un livre intitulé les Arrests d' Amours (inséré dans les Poésies diverses), les Amours de Mars et de Vénus, fragment (compris depuis dans le Songe de Vaux), une Balade avec X'Envoy (la septième).

Ce volume est non moins rare que l’édition originale de Paris; je ne crois pas qu’il s’en soit présenté un exemplaire en vente publique, depuis celui de Walckenaer.

M. Pieters, sur la foi de Brunet, l’a compris parmi les productions des presses elzeviriennes d’Amsterdam. C’est une erreur. Le Sphinx du titre prouve que l’éditeur est Abr. Wolfgang. Au surplus le catal. Ms. de Blaeu dont il est parlé dans l’introduction, contient la mention suivante : « Contes et nouvelles de La Fontaine, 120, Amst., le Grand, prix 6 sous. » On sait que Le Grand est le pseudonyme de Wolfgang.

Nous décrirons parmi les éditions de Bruxelles une reproduction textuelle du même livre, à Parié, chez Claude Barbin, 1673, Pe*‘ in-12.

1742. Amitiez, amours, et amourettes, par Mr le Pays. Dernière édition, corrigée de plusieurs fautes qui se sont glissées dans les précédentes. Suivant la copie de Paris, se vendent à Amsterdam, chez Iacob de Zetter, au grand marché nommé den Dam, 1665, pet. in-12.

12 ff. limin. — 302 pp. — 5 ff. de table.

On joint à ce volume l’opuscule suivant du même auteur :

Portrait de l’autheur des Amitiez, amours et amourettes. Envoyé à Son Altesse madame la duchesse de Nemours. Suivant la copie de Paris, se vendent à Amsterdam , chez Iacob de Zetter, 1665, pet. in-12, de 36 pp. en tout.

Les Amitiez, amours et amourettes sont la principale production d’un écrivain qu’on a surnommé « le singe de Voiture, » et que Boileau a ridiculisé dans la satire du Repas. J. de Zetter est ce libraire qui entra plus tard au service des Elzevier. On cite une édition antérieure, suivant la copie de Paris, 1664, pet. in-12, de 12 ff. limin., 486 pp. et 9 ff. Je table et vers en l’honneur de l’auteur.

Il existe diverses réimpressions des deux parties réunies : (au Qucerendo) Suivant la copie de Paris , se vendent à Amsterdam , chez Abraham Wolfgang , proche la bource , à la Foy , 1668 (aussi 1671 et 1678), 2 part, en 1 vol. pet. in-12, de 12 ff. limin., y compr. les deux titres, 288 pp. (les deux édit, suivantes ont 290 pp.), et 5 ff. de table, plus 36 pp., titre compris, pour le Portrait .

1743. Mémoires et instructions pour servir dans les négociations et affaires concernant les droits du roy de France. A Amsterdam, chez Antoine Michel , 1665, pet.

in-12.

Marque : la Sphère.

4 ff. limin. — 388 pp. — Trois tableaux pliés, en regard des pp. 102, 112 et 186.

Ces Mémoires et instructions sont attribués à Denis Godefroy, et l’édition, faite sur celle de Paris , S. Cramoisy , 1665, in-fol. et in-12, a vu le jour à Amsterdam.

Brunet la dit imprimée à Bruxelles, sans doute à cause du pseudonyme A. Michel , dans lequel il croit reconnaître Fr. Foppens. Nous ferons remarquer que Foppens signait A. Michiels, et et non A . Michel (et seulement de 1659 à 1662) ; que la sphère du titre et le fleuron au delta de la p. 1 sont étrangers au matériel de cet imprimeur; enfin que les cahiers sont signés en 7, tandis que Foppens signait régulièrement en 6.

1744. L’Homme chrestien, ou la réparation de la nature par la grâce. Parle R. P. Jean François Senault, prestre de l’Oratoire de J ésus. A Amsterdam, chez Pierre le Grand, 1665, pet. in-12.

Marque : le Sphinx , avec la devise :

Inextricabilis error.

11 ff. limin. — 732 pp. — Entre les pp. 376 et 377, un titre, non compris dans la pagination, permet de diviser l’ouvrage en deux volumes.

Fort jolie édition en petits carac-

tères, incontestablement imprimée par A. Wolfgang. Il y a des exemplaires datés d 'Amsterdam, chez Jaques Desbordes, libraire sur le pont de la Bourse , 1711; ils sont de cette même édition, dont on s’est contenté de réimprimer les 11 ff. limin.

L’édition originale est de Paris , J. Camusat, 1648, in-4.

1745. L’Homme criminel, ou la corruption de la nature par le péché, selon les sentimens de saint Augustin. Par le R. P. Jean François Senault, prestre de l’Oratoire de Jésus. A Amsterdam, chez Pierre le Grand , 1665, pet.

in-12.

Marque : le Sphinx, avec la devise :

Inextricabilis error.

12 ff. limin. — 586 pp. — 1 f. blanc.

Joli volume, sortant des mêmes presses que le précédent, et dont il existe également des exemplaires avec l’adresse d 'Amsterdam, chez J. Desbordes, 17 11.

L’édition originale est de Paris, chez la veuve Camusat et Pierre le Petit, 1644, in-4.

1746. L’Othoman ou l’abrégé des vies des emperevrs tvres, depuis Othoman I. jusques à Mahomet IV. à présent régnant. Par Vincent de Stochove, escuyer, sieur de S. Catharine. A Amsterdam, chez Jean Schipper, 1665, pet.

8 ff. limin. - 149 pp. — 1 f- blanc.

Édition assez bien exécutée, qui deux ans plus tard a été médiocrement contrefaite à Bruxelles, par Phil. Vleugart, sous la rubrique : A Cologne, chez Jean le Clercq, 1667, pet. in-12, de io ff. limin., dont le dern. est blanc, 138 pp. et 2 ff. blancs.

1747. Remarques sur la langue françoise, utiles à ceux qui veulent

bien parler et bien écrire. Par Mr Vaugelas. Derniere édition, corrigée de nouveau. A Amsterdam, chez Jean de Ravestein, 1665, pet. in-12.

27 ff. limin., y compr. le titre gravé. — 368 pp. — xi ff. n. ch.

Édition sortie des presses de J. de Jonge d’Amsterdam, et portant à la fin le monogramme de cet imprimeur. Le frontispice gravé est copié sur celui de l’édition imprimée à Rouen , par Laurens Maurry, 1659, in-12.

1748. Les Amours de Jupiter et de Sémélé tragédie. Par monsieur Boyer. Sur V imprime à Paris, se vend à Amsterdam, 1666, pet.

Marque : le Sphinx.

3 ff. limin. — 87 pp.

Édition imprimée par A. Wolfgang.

Vend. mar. r. (Capé) 40 frs. L. de Montgermont.

1749. Mémoires de messire Pierre de Bourdeille, seigneur de Brantôme. Contenans les vies des dames galantes de son temps.

A Leyde, chez Iean Sambix le Ieune, à la Sphère, 1666, 2 vol. pet.

in-12.

Marque : la Sphère.

T. I : 4 ff. limin. — 424 pp.

T. II : 504 pp. en tout.

Ces deux volumes rentrent dans la collection des œuvres de Brantôme, publiée par les frères Steucker à La Haye (voir le n° 1369). Ils ont été exécutés à Amsterdam, dans la même officine que les Amours de Charles de Gonzague cités ci-après. Vend. mar. or. (Hardy) h. 128 mill. 125 frs. Potier.

1750. Le Cabinet satyrique, ou recveil parfait des vers piquans et

gaillards de ce temps. Tiré des secrets cabinets des sieurs de Sigognes, Regnier, Motin, Berthelot, Maynard, et autres des plus signalés poètes de ce siècle.

Dernière édition, reveuë, corrigée, et de beaucoup augmentée. 1666, 2 vol. pet. in-12.

T. I : 351 pp. — 9 pp. de table.

T. II : 343 pp. — 5 pp. de table.

Cette édition assez jolie, mais malheureusement défigurée par une multitude de fautes d’impression, sort positivement de l’officine des Hackius à Leyde.

Elle est copiée textuellement sur celle de Paris , Ant. Lestoc , 1620, in-12, donj: elle reproduit l’avertissement. Mais elle contient de plus toutes les satires de Regnier, imprimées à part et dans leur ordre à la fin du second volume.

« Tandis que 1 e Parnasse satyrique était défendu, saisi et flétri, dit M. Vioîlet Le Duc (Bibl. poétique, t. II, p. 75), que ses imprimeurs furent emprisonnés et son auteur prétendu poursuivi criminellement par les jésuites Garasse et Voysin, on imprimait et l’on distribuait publiquement le Cabinet satyrique , recueil de même sorte et qui ne le cède en rien au Parnasse satyrique. L’imprimeur du Cabinet nous apprend « qu’ayant eu l’intention de râs- « sembler en bon ordre toute la poésie « françoise satyrique qui se pouvoit re- « couvrer et qui méritoit de voir le jour, « veu que si grand nombre de nos poètes « s’y estant addonnés, il ne s’en trouvoit « que fort peu en lumières; de ses amis, « amateurs de lettres et de la poésie, « louèrent grandement son dessein et « furent très aises que cette occasion se « présentât pour donner au public une « infinité de bons vers des plus rares « et signalez esprits de nostre siècle, « qui sont les sieurs de Sigognes, « Regnier, etc., et d’autres des plus re- « levés esprits de ce temps. » Le libraire avertit ensuite le lecteur curieux « qu’il « n’a que faire, ayant ce présent livre,

« de rechercher le recueil des Vers saty- « res, les Satyres du sieur Regnier, les « Muses gaillardes, ny les Satyres bastar- « des » (d’Angoulevent). Et en effet, tous ces ouvrages licencieux sont compris dans le Cabinet satyrique. Dans le second volume se trouve aussi la satire curieuse de Bautru, intitulée Y Onosandre ou la croyance du grossier, etc. Explique maintenant qui voudra la différence du traitement qu’ont éprouvé le Parnasse et le Cabinet satyriques. »

Les beaux exemplaires de ce livre sont rares et fort recherchés. Vend.

mar. r. 180 frs. Solar; mar. v. h. 131 mill. 200 frs. Radziwill; mar . v. (Bauzonnet) h. 131 mill. 295 frs. Brunet, rev. 260 frs. Potier; vél. h. 128 mill. 205 frs. De la Villestreux; vél. h. 125 mill. 150 frs. Tufton; mar. citr. (Trautz-Bauzonnet) h.

125 mill. 880 frs. L. de Montgermont; mar. r. (Thouvenin) h. 127 l/2 mill.

445 frs. Turner.

1751 Les Amours de Charles de Gonzague, duc de Mantouë, et de Marguerite, comtesse de Rovere. Ecrites en italien par le sieur Giulio Capocoda, et traduites en françois. 1666, pet.

in-12.

Marque : la Sphère.

Assez jolie édition, exécutée à Amsterdam, et qui d’après certains indices me paraît provenir de l’officine d’Abr. Wolfgang. Il existe sous la même date une contrefaçon le 214 pages, qui sort des presses belges, suiv. le catal. Motteley de 1844.

On lit dans le catal. Millot (1846, n° 637) : « Capocoda est évidemment un pseudonyme sous lequel nous croyons reconnaître le fécond Gregorio Leti, qui avait alors, chez les libraires des Pays- Bas, le monopole de toutes les histoires relatives à lTtalie. » En effet, les Amours de Ch. de Gonzague sont positivement attribuées à Gregorio Leti dans les Mémoires de Paquot (t. II, p. 377).

1752. Agésilas tragédie en vers libres rimez. Par P. Corneille.

Sur V imprimé à Paris , se vend à Amsterdam, 1666, pet. in-12.

Marque : le Sphinx.

88 pp. en tout.

Edition imprimée par A. Wolfgang, et différente de celle que ce typographe a exécutée sous la même date pour le recueil de 1664.

1753. La Ménagerie par monsieur l’abbé Cotin, et quelques autres pièces curieuses. A La Haye, chez Pierre du Bois, au Palais, 1666, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

La Ménagerie, libelle en prose et en vers composé par Cotin contre Ménage, n’occupe que les 37 premières pages.

Les « pièces curieuses » qui suivent sont d’abord le Chapelain décoiffé, en deux façons (ce qui explique peut-être qu’on ait attribué tour à tour cette parodie à Linière et à A. Furetière), puis une pièce fort libre intitulée Galanterie.

Le nom du libraire P. du Bois est évidemment imaginaire. Le fleuron qui se voit aux pp. 48 et 65 démontre que le volume a été imprimé par A. Wolfgang.

Les exemplaires qui portent : A Amsterdam, chez Henri Schelte, 1705, sont de cette même édition, dont on a renouvelé le titre, nouvelle preuve que l’ouvrage faisait partie du fonds de Wolfgang.

Ce livret est bien imprimé et se trouve difficilement. Vend. mar. r. (Koehler) 51 frs. Nodier, rev. 200 frs. De la Villestreux (cet exempl. est actuellement à la Bibliothèque Nationale); mar. vert (Trautz-Bauzonnet) h. 130 mill. 150 frs. Desbarreaux-Bernard; sous la date de 1705, mar. v. (Bauzonnet) 65 frs.

Yemeniz.

1754. Le Favory, tragi-comédie, par mademoiselle des Jar-

dins. Sur V imprimé à Paris, se vend à Amsterdam, 1666, pet. in-12.

Marque : le Sphinx.

Pièce de Wolfgang, citée dans le catal. Gaetana Gaspari (1862).

1755. Histoire de Donna Olimpia Maldachini; traduite de l’italien de l’abbé Gualdi. A Leyde, chez Iean Dv Val, aux armes de Liège, 1666, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

3x3 pp. en tout.

L’abbé Gualdi est un masque du trop fécond Gregorio Leti, et la traduction est l’œuvre d’un moine apostat nommé J. B. Renoult.

Il y a trois éditions sous la même date. Celle que nous venons de décrire, et qui porte en tête du texte le fleuron aux tètes de profil, est la mieux exécutée. Mais, quoi qu’en dise M. Pieters, elle est étrangère aux presses de Daniel Elzevier, et sort de la même officine que les Amours de Ch. de Gonzague (n° 1751).

Les deux autres, en 212 et 213 pp., avec le nom du libraire Jean du Val (avec du, à la place de dv), ont été imprimées à Bruxelles par Fr. Foppens.

1756. Description de la ville d’Amsterdam en vers burlesques.

Selon la visite de six jours d’une semaine. Par Pierre Le Jolle.

A Amsterdam, chés Jaques le Curieux, l’an 1666, pet. in-12.

8 ff. limin., y compr. le front, gravé et le titre impr. — 317 pp. — 1 f. blanc.

On lit dans le catal. Millot (1846, n° 492) : « Ce P. Le Jolle, qui dédie sa satire A très vilains , très sales, très lourds, très malpropres et très ignorants, Messieurs les boueurs et cureurs des canaux d' Amsterdam, est évidemment un pseudonyme. Ne serait-ce pas Clément, l’auteur du Voyage à Brême, ou l’éditeur de ce voyage, Corneille de Blessebois? Il y a des passages presque identiques dans

ces deux ouvrages, entre autres la description d’une librairie où se trouvent cités les mêmes livres. » Si ce dernier point est exact, il en résulte tout uniment que l’auteur du Voyage de Brême a eu sous les yeux la Description burlesque d'Amsterdam. Car il est établi aujourd’hui que Pierre Le Jolle n’est pas un personnage imaginaire. 11 naquit à Dieppe en Normandie, en 1630. Forcé de s’expatrier à cause de ses croyances religieuses, il vint s’établir à Amsterdam, où il se livra au commerce, et épousa le ir janvier 1658 Hélène van Drielenburg. Ces détails nous sont fournis par une communication adressée à la revue hollandaise De Navorscher (16e année, 1866, p. 45) par un descendant du poète, qui signe D. B. Le Jolle.

L’édition est assez jolie, mais on la rencontre fréquemment. Vend. mar. r.

38 frs. Pieters; mar. gr. (Thouvenin) 25 frs. Yemeniz; mar. citr. (Trautz- Bauzonnet) 109 frs. Potier. Des exempl.

non rognés, qui ne sont pas fort çares, ont été vendus mar. r. (Duru) 66 frs.

La Bédoyère et 70 frs. Tufton; mar. citr. (Thompson) 69 frs. Solar et 60 frs. De la Villestreux.

1757. Zélotyde, histoire galante, par Mr Le Pays. A Cologne, chez Pierre Michel, 1666, pet.

in-12.

1758. L’Amour Médecin. Comédie par J. B. P. Molière. Sur V imprimé à Paris, se vend à Amsterdam, 1666, pet. in-12.

Marque : le Sphinx.

48 pp. en tout.

Édition d’Abr. Wolfgang, réimprimée page pour page par Daniel Elzevier en 1673 (n° 1485).

1759. Relation de l’établissement de la Compagnie françoise pour le commerce des Indes

Orientales; dédiée au Roy. A Amstredan (sic), de V imprimerie et aux dépens de Simon Moinet, le long du canal du Laurier, dans le cu-de-sac du Potier, 1 666, pet.

in-12.

132 pp. — Suivi de

Discours d’un fidèle sujet du Roy, touchant l’établissement d’une Compagnie françoise pour le commerce des Indes Orientales, adressé à tous les François. A Paris , 1665, pet. in-12, de

Articles et conditions sur lesquelles les marchands négocians du royaume supplient très humblement le Roy de leur accorder sa déclaration et les grâces y conteJiucs pour l’établissement d’une Compagnie pour le commerce des Indes Orientales. A Paris, 1665, pet. in-12, de 23 PP-

Ces trois opuscules, dont l’auteur est Fr. Charpentier, sont assez rares. Ils ont été imprimés par Simon Moinet, l’ancien correcteur des Elzevier. Des exemplaires portent : A Paris, chez Sébastien Cramoisy et Sébastien Mabre- Cramoisy, imprimeurs ordinaires du Roy, rue St. Jacques, aux Cigognes, 1666.

Vend, en 1 vol. v. /. 28 frs. Pieters; tnar. r. (Hardy-Mennil) 15 frs. De la Villestreux.

1760. Relation d7un voyage en Angleterre, où sont touchées plusieurs choses, qui regardent l’estât des sciences et de la religion, et autres matières curieuses.

A Cologne, chez Pierre Michel, 1666, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

6 ff. limin. — 192 pp. — Une planche pliée en regard de la p. 78.

La sphère qui orne ce volume est d’A. Wolfgang, et se vérifie sur la Princesse de Monferrat de 1676. Il y a sous la même date une autre édition, qui a 4 ff . limin,, 180 pp. et 3 pp. pour la table

(dans la première la table occupe les 3 dern. pp. des limin.) Quoi qu’en dise Brunet, ni l’une ni l’autre n’appartiennent aux presses elzeviriennes.

Ces deux éditions, copiées sur celle de Paris, Billaine , 1664, in-12, sont anonymes; mais le nom de l’auteur, S. Sorbière, se voit au bas de l’épître dédicatoire au Roy.

11 existe, sous la date de 1667, une médiocre réimpression qui porte le nom de l’auteur; elle a 4 ff . limin., 167 pp. et 5 pp. d’index; c’est incontestablement Ph. Vleugart de Bruxelles qui Ta exécutée.

On peut joindre à cette Relation un opuscule intitulé :

Réponse aux faussetés et aux invectives qui se lisent dans la Relation du voyage de Sorbière en Angleterre.

A Amsterdam , chez Jean Maximilian Lucas, l’an 1675, pet. in-12, de 4 ff.

limin. et 136 pp.

Un exempl. non rogné de la Relation de 1666, 25 frs. La Bédoyère, rev. 50 frs. De la Villestreux.

1761. Voyage d’Espagne, curieux, historique et -politique.

Fait en l’année 1655. Reveu, corrigé et augmenté , en cette nouvelle édition. Dédié à son Altesse Monseigneur le prince d’Orange. 1666, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

12 ff. limin., y compr. le f. blanc qui précède le titre. — 425 pp. — 16 pp. pour la table — 36 pp. n. ch. (sign. T6-V11) pour la Relation de Madrid. — 1 f. blanc.

L’auteur de cette relation, imprimée d’abord à Paris, chez C. de Sercy, 1665, in-4, est un gentilhomme hollandais, Fr. d’Aerssen de Sommelsdyck. L’édition décrite ci-dessus est la plus jolie et la plus recherchée. Brunet, Motteley et M. Pieters sont d’accord pour l’attribuer à Daniel Elzevier; mais elle sort incontestablement des presses des frères Steucker à La Haye, comme on le reconnaît à la sphère, au fleuron qui se voit à la fin des limin. et à l’absence de lettres

grises. Vend, non rogné, vél. 51 frs. La Bédoyère, rev. 57 frs. De la Villestreux; non rogné, mar. r. (Kœhler) 19 frs.

Pieters, rev. 56 frs. De la Villestreux.

Nous connaissons trois autres réim* pressions hollandaises du même voyage, savoir : i° sous la date de 1666, une édit, avec la même dédicace au prince d’Orange, mais avec un long errata entre la table du voyage et la Relation de Madrid , de sorte que celle-ci occupe les ff. sign. V — X3.

2° une autre édition, sans la dédicace, portant ce titre :

Voyage d’Espagne, contenant entre plusieurs particularités de ce royaume, trois discours politiques sur les affaires du protecteur d’Angleterre, la (sic) reine de Suède, et du duc de Lorraine. Reveu, corrigé et augmenté sur le M.S. Avec une relation de l’estât et gouvernement de cette monarchie; et une relation particulière de Madrid. A Cologne , chez Pierre Marteau , 1666, pet. in-12, de 6 ff. limin., 360 pp. de texte, plus 118 pp. et 1 f. de table pour la première relation, 24 pp. pour la seconde.

3° une édition portant le même titre que la précédente (sauf une légère interversion), et signée également : A Cologne, chez Pierre Marteau , 1067, pet.

in-12, de 6 ff. limin. (front, gravé, titre impr. et dédicace à Mademoiselle), 360 pp. de texte et 6 ff. de table, 117 pp. pour la première relation et 25 pour la seconde.

Ces deux dernières ont été publiées à Amsterdam, par Abr. Wolfgang, et portent chacune l’une de ses sphères. Elles contiennent de plus que les précédentes une Relation de l'estât et gouvernement d'Espagne , qu’on attribue à A. de Bonneccase, Sr de St-Maurice.

1762. Des justes prétentions du Roy sur l’Empire. Par le sieur Aubery advocat au parlement, et aux conseils du Roy. Suivant la

copie imprimé (sic) à Paris , 1667, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

182 pp., y compr. l’épître au Roy. — i f. de table. — 4 ff. blancs.

« Livret curieux et rare qui a eu un immense retentissement en Europe et dont les Espagnols se servaient avec habileté pour autoriser l’opinion que Louis XIV prétendait à la monarchie universelle. Les choses en vinrent à ce point qu’en 1667 Louis XIV se crut obligé de faire désavouer Aubery par ses ambassadeurs à Rome, par le duc de Chaulnes; le duc dut dire au pape, dont la France acceptait la médiation, que le livre d’Aubery avait été imprimé sur un privilège de 1649, accordé pour un autre ouvrage (de la prééminence de nos rois , &c.), que le Roi n’en avait eu connaissance qu’après la publication, et que l’auteur avait reçu un châtiment public. Aubery, en effet, avait été mis £ la Bastille, où il recevait chaque jour la visite des personnages les plus éminents. » C. Moreau, Bibliophile belge , t. IV, p. 212.

M. Pieters attribue à tort ce volume aux presses elzeviriennes d’Amsterdam.

Il a été exécuté à La Haye, par les frères Steucker, comme on le reconnaît à première vue par la sphère du titre, le fleuron final, l’absence de lettres grises et les signât, en 6.

On trouve parfois à la suite du livre d’Aubery l’opuscule suivant, où ses doctrines sont réduites en aphorismes et poussées jusqu’à leurs conséquences extrêmes :

Chimæra Gallicana continens axiomata politica imperii Gallicani, deducta ex tractatu des Justes prétentions du Roy sur l'Empire par le Sr Aubery, advoc. au parlem. &c. Imprimé avec privilège du Roy, à Paris , chez Antoine Bertier, 1667. Monstrum horrendum, informe, ingens, cui lumen ademptum. Regibus, Principibus et Potestatibus. D. C.

Ce livret de 48 pp., sans lieu ni date, est imprimé en Hollande, mais non dans la même officine que l’ouvrage principal.

1763. Comédie galante de monsieur D. B. A Paris, 1667, pet.

in-12.

34 pp. en tout.

Pièce fort libre, qui a été réimprimée dans divers recueils, sous le titre de Comédie galante de madame d'Olone, et qu’on a attribuée, mais à tort, à Bussy- Rabutin. L’édition est imprimée en Hollande, sans fleurons et avec une seule lettre grise. Brunet la cite avec l’adresse de Cologne , Pierre Marteau , pet. in-T2, de 34 pp.

1764. Deductio ex qua probatur clarissimis argumentis, non esse jus devolutionis in ducatu Brabantiæ, nec in aliis Belgii provinciis, ratione principum earum, prout quidam conati sunt asserere. Amstelodami, apud Petrum le Grand, 1667, pet. in-12.

Marque : la Sphère.

24 pp. en tout.

La sphère du titre est une de celles de Wolfgang, dont P. le Grand est d’ailleurs le pseudonyme habituel. Ce mémoire, dirigé contre les prétentions de la France, est du jurisconsulte P. Stockmans, et se trouve habituellement à la suite de la Ie partie de son Tractatus de jure devolutionis (n° 1781). Parfois aussi on le rencontre séparément, et alors il est suivi de deux autres pièces :

10 Scriptum gallicvm contra securitatem circuli Burgundici, nvper in comitiis Ratisbonensibus compositum; de 36 pp., y compr. un faux titre.

2° Refutatio scripti gallici contra circuli Burgundici securitatem compositi; de 23 pp., faux titre compris.

Les trois pièces ont une pagination distincte, mais avec une seule série de signatures (la Deductio est signée A, le Scriptum gallicum B et C, la Refutatio D). Certains exemplaires contiennent en outre une 4e pièce, intitulée :

Ratignes exhibitæ in comitiis Ratis-

bonensibus. A0 1663, de 17 pp., y compr. le faux titre, avec la date de 1667 à la fin.

Mais ce dernier opuscule, où les signatures recommencent, est indépendant des précédents. Il arrive aussi, et les signatures justifient ce classement, que les pièces se suivent dans l’ordre suivant : i° j Rationes, 20 Scriptum gallicum , 30 Refutatio.

1765. La Déroute et l’adieu des filles de joye de la ville et faubourgs de Paris, avec leur nom, leur nombre, les particularitez de leur prise et de leur emprisonnement. Requeste à M. D. L. V.

Jouxte la copie à Paris, 1667, pet.

in-12.

33 pp.

Le dernier éditeur de Bussy-Rabutin (Paris, P. Jannet , 1857, t. II, p. 136) déclare n’avoir pas trouvé d’exemplaire imprimé à part de cette pièce. Pourtant l’édition hollandaise décrite ci-dessus n’est pas la seule, et les mots Jouxte la copie à Paris ne sont pas une fiction du libraire. Nous avons eu entre les mains la pièce originale : A Paris, chez A lexandre Lisselin, imprimeur libraire au coin de la rue Dauphine, où il se distribue aussi tous les jeudy au matin de chaque semaine la Muse de la cour galante et divertissante, 1666, in-4, de n pp.

Quant à la Requeste (en vers) à M. D.

L. V. (Mede LaVallière),pas n’est besoin de dire qu’elle ne fait point partie de l’édition de Paris, et que le libraire hollandais est seul responsable de ce supplément.

La Déroute et la Requeste ont été réimprimées sans nom de ville ni de libraire, 1668, pet. in-12, de 36 pp., impr. sans réclames. Elles ont été reproduites ensuite dans les Amours des dames illustres de nostre siècle, Cologne, 1680, pet. in-12, et dans la plupart des éditions de l'Histoire amoureuse des Gaules.

Vend. mar. citr. (Thibaron) 175 frs.

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