‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 42 sur 368 · LXXXIV LES ÉDITIONS ELZEVIRIENNES · texte numérisé non relu

LXXXIV LES ÉDITIONS ELZEVIRIENNES

d'impression, avec cet en-tête : Épreuve de la fonderie de Jean Roman et comp. à Amsterdam, Kalverstraat^^K

La fonderie de J. Roman fut vendue le ig octobre 1767, et acquise au prix de 2165 florins par Jean Enschedé à Harlem et les frères Ploos van Amstel à Amsterdam , qui la partagèrent entre, eux. Plus tard la fonderie de Ploos van Amstel devint, elle aussi, la propriété des Enschedé, qui recueillirent de la sorte la totalité de l'œuvre de Van Dyck.

La maison Enschedé subsiste encore actuellement, mais il y a lieu de croire que les types et poinçons de Van Dyck sont à jamais perdus.

Le fondateur de la maison, Jean Enschedé, s'était pris d'une admiration sans bornes pour un graveur allemand, Michel Fleischman. Il avait passé avec lui un contrat par lequel il s'assurait le monopole de toutes ses productions. Lorsque Fleischman vint à mourir, en 1768, Enschedé publia un catalogue qui est à proprement parler un monument élevé à l'artiste défunt ^*^ Le volume est orné de son portrait; une longue introduction nous initie à la vie et aux travaux du grand homme, qu'on proclame sans sourciller le premier graveur des siècles passé, présent et peut-être à venir. Il est vrai que le catalogue renferme aussi quelques spécimens signés Van Dyck, et on veut bien nous apprendre que Fleischman faisait grand cas de son devancier, « dont les « types, disait-il, sont presque toujours exécutés au moyen « de contre-poinçons : quand la matière est bonne, ils durent « la moitié plus et valent par conséquent le double. » Mais ces spécimens ne sont choisis ni parmi les plus beaux ni parmi les plus importants, et on ne s'est pas même donné la peine d'employer des fontes neuves. En un mot le rôle qu'on fait jouer à Van Dyck dans cette publication est visiblement celui d'un humble précurseur.

(1) Letterproef van de Gietery van Jan Roman en Comp. V Amsterdam in deKaîvtrslraat. Cette pièce et la précédente ont figuré à l'exposition du quatrième centenaire de Caxton à Londres (n<» 4447 et 4450 du Catalogue).

(a) Proef van letteren welke gegoten worden in de niewe HaerUmsche Lettergietefy van J, Enschedé, 1768, in-8.

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