‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 50 sur 368 · XCII LES ÉDITIONS ELZEVIRIBNNES · texte numérisé non relu

XCII LES ÉDITIONS ELZEVIRIBNNES

devise : Non Solus. Le sens de cet emblème est facile à pénétrer. La vigne mariée à Tormeau, pampiniis amicta vitibus ulmus, est un symbole emprunté à l'antiquité; de même que les flèches réunies en faisceau, il sert à exprimer la concorde et Tunion. Le promeneur solitaire est un autre symbole. Il signifie que le sage s'accommode de la solitude, parce qu'elle lui fournit l'occasion de se recueillir en lui-même et de s'entretenir avec ses propres pensées. La devise elzévirienne pourrait se traduire par ce vers de Destouches, qui en est l'exact équivalent :

Je suis seul en ce Heu sans être solitaire (').

Le Non Solus est resté depuis 1620 la principale marque de l'officine de Leyde. Bonaventure et Abraham, et les descendants de ce dernier, n'ont pas cessé d'en faire usage jusqu'en 1712, c'est-à-dire qu'elle a subsisté durant près d'un siècle'^

IIL Nous disons que le Solitaire a été la principale marque des Elzevier de Leyde. Mais il en est une troisième que les bibliographes ont eu tort de passer sous silence, nous voulons parler du Palmier avec la devise : Assurgo pressa. C'était l'insigne d'Erpenius, professeur de langues orientales à l'Université de Leyde, qui avait établi dans sa maison une imprimerie qu'il surveillait et dirigeait lui-même. A la mort d'Erpenius les Elzevier acquirent son matériel et se trouvèrent par là légitimes propriétaires de sa marque. Celle-ci figure sur VElmacin et sur le Psautier syriaque de 1625, ^^^ V Apocalypse de 1627, ^^^ ^^ Meursii Arboretum sacrum de 1642, sur le Meibom de 1643, ^t sur quelques reproductions anonymes d'auteurs italiens, le Conestaggio de 1634, le Bentivoglio

(0 Ltf Philosophe marié,

(2) Il existe à notre connaissance deux volumes qui, bien qu'étrangers aux presses elzeviriennes, portent néanmoins Tinsigne du Solitaire, L*un est le Bastlii Sulpitius Belgicus de 1656, publié à Leyde par D. Lopez de Haro et imprimé par Severyn Mathys. Nous le décrivons dans nos annexes (n© 1685). L'autre sort de Tofficine des Waesberge à Amsterdam ; il est intitulé :

Vbrhabl van den laetsten oproer inden Staet des Qrooten Mogols.Te gelijck oock vervattende veelerley seldsaeme voorvallen. Beschreven door de heer F. Bemier, en nu vertaeld door Simon de Vries (le Non Solus), HAtnsteldam^ hy Joh.Janssonm van Waesberge^ 1672» in-12, 4 part, en i vol., de 140, 162, 200 et 151 pp.

L'impression est des plus médiocres.

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