‹ Les Elzevier; histoire et annales typographiquesChapitre 6 sur 368 · XLII LES OFFICINES ELZEVIRIENNES · texte numérisé non relu

XLII LES OFFICINES ELZEVIRIENNES

s'appliqua avec un zèle exemplaire à mettre ses affaires sur un bon pied et à élargir le cercle de ses relations. Il réussit surtout à se créer une clientèle nombreuse à l'étranger : on peut dire qu'il fut de son temps le principal, sinon l'unique représentant de la librairie hollandaise en France et en Allemagne.

Comme éditeur, rien ne le distingue de ses confrères : les livres qu'il a publiés, et qu'il faisait imprimer en diverses officines, ne sont ni mieux ni plus mal exécutés que les autres éditions hollandaises du temps. Contrairement à l'opinion admise par la plupart des bibliographes, on peut certifier d'une manière absolue qu'il n'a point imprimé lui-même, Quelques mois avant sa mort, un de ses petits-fils, Isaac, acquit un matériel typographique, le premier que les Elzevîer aient possédé.

Louis Elzevier mourut au commencement de 1617, laissant six fils. Quatre d'entre eux étaient établis : le second et le quatrième, comme libraires à La Haye et à Utrecht; le troisième avait pris service dans la Compagnie des Indes ; l'avant-dernier avait embrassé la carrière des arts. Restaient l'aîné et le cadet, Matthieu et Bonaventure, qui jusque-là avaient aidé leur père dans la gestion de ses affaires. Lors du partage de la succession, ceux-ci s'entendirent pour reprendre la librairie. Ils adoptèrent pour adresse la formule ex officina elzeviriana. C'est à ce signe que l'on discerne la part revenant aux deux associés dans les publications de l'an 1617.

Matthieu se retira des affaires le 3 septembre 1622, cédant sa part dans l'association à son fils aîné Abraham , frère d'Isaac l'imprimeur. Trois ans plus tard ce dernier prit également le parti de renoncer à sa profession. Le 24 décembre 1625, il vendit à Bonaventure et Abraham son matériel typographique. De ce moment la maison elzevirienne se trouva définitivement constituée.

Avec l'année 1626 s'ouvre l'époque brillante de l'histoire des Elzevier, Une fois en possession d'une imprimerie, les deux associés, décidés à s'affranchir des procédés routiniers, mirent tout en œuvre pour donner à leurs éditions le cachet

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