CVI LES ÉDITIONS ELZEVIRIENNES
par la veuve de Jean, alors qu'elle n'exécutait plus rien pour son compte personnel ; — VHistoire du Card. de Richelieu^ par Aubery, le Tractatus de controversiis de Adr. et P. de Walenburch, le Recueil de pièces pour servir à Vhistoire de Henry III les Hommes Illustres de Brantôme, les Mémoires de Prodez de Beragremj et quelques autres, imprimés par les Elzevier d'Amsterdam, mais qui ne figurent pas ou figurent sans l'astérisque dans le catalogue de i68i.
Ces conclusions paraîtront peut-être assez étranges. On est si habitué à considérer les Elzevier comme de vrais prêtées, habiles à prendre toutes sortes de déguisements, qu'on se résigne difficilement à ne leur attribuer qu'un masque unique. A l'époque où nous commencions nos recherches, un bibliographe des plus expérimentés nous confia pour notre usage une liste complète des pseudonymes elzeviriens. Dressée, partie d'après Bérard, Brunet et Pieters, partie d'après ses propres recherches, elle ne comprenait pas moins de soixantequatorze noms. On voit qu'il faut en rabattre. Nous le répétons, si l'on fait abstraction des livres imprimés pour le compte d'autrui, les Elzevier de Leyde et ceux d'Amsterdam n'ont eu qu'un seul pseudonyme pour chacune des deux maisons.
Nous ne connaissons d'exceptions à cette règle que les quatre ouvrages suivants : les Characteres des passions de La Chambre, Amsterdam, Antoine Michel, 1658 (le premier livre que Louis et Daniel aient publié sous un pseudonyme^'-) ;i« Intérêts et maximes des princes ^ Cologne, J. du Païs, 1666; le Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes y Cologne, P. du Marteau, 1663; et le Journal des Sçavans^ Amsterdam, P. le Grand, 1669, peut-être édité en société avec A. Wolfgang, dont P. le Grand est le pseudonyme habituel.
(X) Pseudonyme auquel ils ont renoncé sans doute parce que Foppens se Test approprié Tannée suivante, en éditant le Montaigne (n» 1982).