LOUIS XV
171'.). — Un almanach, paru en cette année, montre au centre Louis XV «M des personnages «le [a cour; à gauche esl une
personnification de la Monarchie française qui tient a la main un rameau d'olivier; elle porte la couronne royale el esl vêtue d'une robe el d'un manteau semés de fleurs de lis. A ses pieds esl un grand coq chantant, les ailes soulevées. Faisant pendanl à cette figure, on voit à droite la Lorraine tenant également un rameau d'olivier; elle s'appuie sur un grand écusson aux armes •de Lorraine par opposition à l'emblème français. Cette gravure a pour titre : « Les traites d'alliance faits entre S. M. très chrestienne Louis XV, roi de France et son Altesse Royale Monseigneur le Duc de Lorraine ».
IT^.'i. — l'n autre almanach présente dans un écussOE une illustration relative au mariage du due d'Orléans avec la prin cesse de Bade. Cet écusson est surmonte du coq (Collection Hennin).
\1'.\2. - lue gravure, dont qous ne donnons ci contre qu'une partie, a trait à la fameuse querelle intestine provoquée par la mise en vigueur de la huile Unigenitus que le Parlement se refusait à enregistrer.
Le Parlement était à celle époque une sorte de Cour d'appel supérieure, de Conseil d'Etat. Non- empruntons à M. Duruy le résumé des faits extraordinaires qui furent la conséquence de ce conflit :
Fleury oublia la tolérance que deux cardinaux, deux
grands ministres, Richelieu et Mazarin, avaient pratiquée. Il remit en vigueur La bulle Unigenitus; il fit emprisonner plusieurs ecclésiastiques, même un évêque qui refusa de la signer, destitua les professeurs jansénistes de la Sorbonne, comme Etollin l'avait été naguère, el cassa une protestation du parlement, puis, ce corps persistant, il exila 40 de ses membres, e1 bientôt âpre- les rappela.
Allégorie relative au différend survenu entre le Parlement de France et les partisans du Pape
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
par la crainte de quelque trouble (1730), de sorte que le parlement. enhardi, laissa de nouveau entrer l'esprit d'opposition dan-- le sanctuaire des lois. Ces violences mêlées de faiblesses poussèrent les jansénistes à essayer d'un autre moyen. Un d'eux, le diacre Paris, de la paroisse Saint-Médard, à Paris, personnage austère et ascétique, mourut en 1727, en odeur de sainteté, au dire de ses partisans. On publia bientôt qu'il faisait des miracles et il y eût alors une de ces épidémies morales qu'on voit naître à de certaineépoques et qui sont plus contagieuses que les épidémies ordinaires. 11 se passa en effet des choses étranges au cimetière .Saint- Médard
Notre gravure montre la France,, accompagnée du coq gaulois, défendant l'autorité du Parlement de France, contre les partisans du Pape.
1740. — Table de la France ancienne et moderne dédiée à Monseigneur le Dauphin ». Le frontispice représente les armes du Dauphin ayant à droite un coq.
Sur un autre motif du même genre, fort bien gravi'1 et dont nous donnons ici un fac-similé, le coq est place à gauche de l'écu, de l'autre côté se voient des branches de lis.
1717. — Un billel de bal nous montre, au milieu d'attributs gracieux, l'aigle de la Pologne uni par des guirlandes de fleurs au coq français, allusion au mariage du Dauphin avec Marie
Josèphe de Saxe, fille du roi <lc Pologne. Le Dauphin mourut
en 17li."> laissant trois fils qui furent lois : Louis XVI, Louis XVI 11 et Charles X.
Lue jolie composition duo au célèbre peintre François Boucher montre la France posanl des guirlandes autour des portraits des rois parmi lesquels on distingue Henri IV. Louis XIII, Louis XIV el Louis XV. Elle SOUtienl de la main droite un bouclier aux trois Heurs de lis près duquel se dresse un joli coq. L'Histoire tient des feuillets sur lesquels on lit : « Louis X V le bien aimé ».
Allégorie sur l'histoire de la Monarchie française, par François Boucher
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
17oo. — Sur une gravure emblématique anglaise intitulée : « Les Droit* de l'Angleterre maintenus el l'ambition française divulguée », on voit la France personnifiée par une femme couronnée, vêtue d'un manteau lleurdelisé; un grand coq est à ses pieds.
17o7. — Voici une seconde caricature intitulée : La Fondrière publiée en Angleterre et portant sur l'alliance de Marie- Thérèse, reine de Hongrie devenue impératrice d'Autriche, avec la France et la Pologne, contre Frédéric II, roi de Prusse, uni à l'Angleterre.
De ce traité jaillit la fameuse guerre de Sept- Ans.
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Sur le devant du tableau, le coq gaulois tenant dans son bec une torche, met le feu à l'Allemagne, pendant que sur le point opposé du globe, le même incendie, sans doute allumé par lui, dévore l'Amérique Septentrionale. On remarquera que sur l'aile du coq l'artiste a placé trois fleurs de lis.
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LE COQ G LULOIS
1702. — Une autre caricature donl non- avons vainement cherché l'explication présente un cyprès sur lequel sonl perchés des dindons. Au pied de l'arbre on \<>ii le coq posé sur une boule fleurdelisée; près de lui esl un dragon, la patte sur nn écussoD armorié. Cette pièce énigmatique porte la légende : Coupez l'arbre <■( que 1rs oiseaux s'envolent de dessus ses branches.
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IToli. — On bâtil à cette date l'Hôtel de la Guerre el le coq figure parmi les attributs qui ornenl la porte principale de l'hôtel.
LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE
On le voit aussi dans des trophées aux archives des Affaires étrangères, aujourd'hui Bibliothèque de Versailles, que M. de Choiseul lit construire à la môme époque.
1771. — L'écu du Dauphin placé en tète du tableau des drapeaux, étendards et guidons en 1771 montre dans l'un de ceux-ci un coq sur fond blanc.
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