‹ Les emblèmes et les drapeaux de la FranceChapitre 18 sur 62 · LOUIS XVI · texte numérisé non relu

LOUIS XVI

Louis XVI qui, al on dit, savait tout faire, sauf son métier de roi, grava dé sa main la vignette en taille-douce <i après où l'on trouve mêlés les lis royaux el le coq populaire. L'original de cette pièce, vraiment curieuse, est au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale où nous l'avons photo graphie.

Elle était destinée, dit on, à encadrer le titre d'une carte de la forêt de Fontainebleau. On a dit encore qu'elle servit pour des billets de bal où l'invitation était manuscrite.

LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

1775. — Voici une curieuse composition emblématique : Louis XVI, revêtu du manteau royal et tenant le sceptre, est

assis dans un char près de Marie Antoinette. La reine esl debout et secoue un arbre couronné d'où il tombe abondam-

ment des fruits que le peuple ramasse avec joie; en mêmi temps la reine remel un livre ouverl à nue jeune femme. Le char est attelé d'un mouton, symbole de la douceur, el du coq français.

La légende suivante accompagne cette gravure : « Louis \ VI à son peuple : Vous lu voyez cette couronne fille de l'ambition, je ne veux la conserver que pour vous deffendre Et vous rendre heureux ».

1776. — Une estampe de la collection Hennin représente Thémis avant à ses côtés deux femmes, l'une avec une balance où sont pesés « les compte-rendu du Roi el revenus portés au Trésor »; l'autre femme tenant un épi et une branche de feuillage. Au bas est un écusson où l'on distingue le coq

français terrassanl le léopard anglais enchaîné. Au dessus du coq sont disposés en faisceau, un drapeau français fleurdelisé,

Frontispice d'un ouvrage relatif à la guerre de l'Indépendance américaine

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un drapeau espagnol, et, entre les deux, un trident. On lit en

exergue :

Puisse-t-il s'adoucir ou rester dans les fers Pour son propre bonheur et le repos des mers.

A cette date la France et l'Espagne, liées par le pacte de famille, s'apprêtaient à tenir tète à l'Angleterre laquelle était aux prises avec ses colonies d'Amérique.

1778. — Une autre pièce relative à la guerre de l'indépendance américaine a pour sujet l'impôt sur le thé qui provoqua le soulèvement des colonies anglaises d'Amérique. On y voit le Temps montrant, dans une lanterne magique, aux quatre parties du monde assemblées, la France représentée par un coq qui, agitant vigoureusement un soufflet, excite un grand feu sous une théière qui fait explosion; d'un côté, l'éclat culbute et met en pièces les léopards anglais, tandis que de l'autre il lance le bonnet de la liberté au milieu des Américains.

Cette gravure est d'origine étrangère.

177*. — La guerre de l'indépendance américaine a fourni encore le sujet d'une très belle estampe dont nous publions ci-contre une réduction. On sait qu'à la suite d'une démarche de Franklin, envoyé à Paris comme ambassadeur par ses compatriotes, la France intervint et lutta pendant cinq ans sur terre et sur mer contre les forces anglaises. En 1783, le traité de Versailles reconnut l'indépendance des États Unis d'Amérique.

La gravure en question, dont il existe plusieurs variétés, montre le léopard anglais aux prises avec ses adversaires figurés par d'autres animaux emblématiques. La tête de ces animaux est répétée aux quatre angles du dessin. Le premier est le coq avec l'inscription « La France »; en regard est la tète du lion d'Espagne; au bas un serpent personnifie l'Amérique et un léopard l'Angleterre.

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LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

1777. — Voici le dessin d'un « Monument à la gloire du Roi et de la France, » esquisse au premier trait faite par M. l'abbé de Lubersac, vicaire général de Narbonne. On y distingue les médaillons du roi et de la reine et, au sommet, le coq posé sur le globe du monde aux trois Heurs de lis.

L'allégorie que nous présentons ici a été gravée pour

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servir de frontispice au « dompte Kendu au lioi par N'ecker, Directeur Général des Finances ».

i:;'i LE COQ GAULOIS

On lil au-dessous :

« La France, à la tête de sa Marine, appuyée d'une main sur le Compte rendu au Roi, par M. Necker, tient de l'autre une Corne d'Abondance d'où sortent des Fruits el des Edits de Bienfaisance; aux pieds de la France, un Léopard ,1). couché sur une autre corne d'abondance renversée, regarde un <<»<| qui le ii\<' avec fierté. Plus loin les Ecuries d'Augias. Dans le fond, une troupe •d'Habitants de la Campagne pleins d'allégresse dansenl autour de la statue de Sa Majesté, pour témoigner là joie que leur causent la haute Sagesse et la bonté du Jeune et Vertueux Monarque, constammenl occupé «lu bonheur donl il les fait jouir el de celui qu'il leur prépare. »

I7N.2. — L'allégorie bizarre, mais joliment traitée, que nous donnons ci contre, porte le litre et lc> inscriptions suivantes qui reflètent d'une façon pittoresque l'étal d'espril <lr L'époque :

La Philopatrie, nouveau Personnage iconologique, représentant l'Amour de la Patrie Dédié aux vrais Patriotes par leur Frère Métal.

Autour de l'armoirie du bas on lit : Récompense du courage civique et au-dessus dans une banderole : Et pour elle et pour chacun d'eux.

(< La Philopatrie » esl représentée par une très gracieuse personne armée et tenanl un bouclier sur lequel on lit : patrie. Lin grand coq blanc est posé sur son casque fortement empanaché.

1 1 1 Le léopard est ici l'emblème de l'Angleterre.

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LE COQ A TRAVERS L HISTOIRE

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