I. — LES PLEURO-PNEUMONIES NÉCROSANTES SUPERFICIELLES
A côté cle ces formes vraiment pneumoniques de la pleuro-pneumonie nécrosante, formes sévères incontestablement, on observe des quantités de formes beaucoup plus atténuées, plus bénignes, qui tantôt ne sont que des incidents passagers dans l'histoire d’une phtisie chronique, évoluent avec plus ou moins de fracas, et disparaissent rapidement sans laisser de traces au moins à l’auscultation, tantôt laissent une cicatrice pleurale pure ou pleuro-pulmonaire superficielle, susceptible d’activité intermittente qu’on pourrait qualifier de î-eviviscente.
Neuf fois sur dix, ces accidents se produisent à la suite d’un surmenage quelconque. Chez les malades de sanatorium il est assez fréquent de les observer presque aussitôt l’arrivée à l’établissement alors que les fatigues préalables ont mis le
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déséquilibre dans l’organisme des phtisiques, et que le voyage a mis le comble à ces phénomènes de surmenage.
Voici deux observations qui montreront bien 1 évolution de ce genre d’incidents.
Observation. — Un malade porteur de lésions bilatérales, déjà très graves à gauche, bénignes à droite, est pris quelques jours après son arrivée, sans cause connue, de malaise fébrile. Le thermomètre ne descend pas le matin ; le soir il est à
38°, le lendemain soir à 3g°,2, etc. La fièvre tient 4 jours, et s’éteint par saccades le 7e jour pour reprendre son taux habituel (tracé 1).
Dès le premier soir, endolorissement scapulaire droit.
Le second jour il y a sous l’épine de l’omoplate en plein lobe supérieur une petite plaque soufflante, bronchophonique, puis des craquements secs surviennent. Le sixième jour, alors que la fièvre tombe le souffle est cavernuleux. les raies sont cavernuleux, la bronchophonie basse est presque devenue de la pectoriloquie.