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Cos phénomènes durent 5 jours pendant lesquels malheureusement l’expectoration correspondant à ce foyer ne peut être étudiée, englobée qu’elle est dans la masse de crachats venant du côté opposé. Puis tout cela s’atténue et disparaît en une quinzaine de jours, sans qu’on puisse distinguer bientôt la place du foyer, au voisinage des quelques bruits anormaux indiquant que le sommet droit est touché par la tuberculose.
Obseuvation. — Dans ce cas il s’agit d'une plaque scissurale proprement dite. Malade surmené antérieurement, fatigué en plus par le voyage, porteur de lésions disséminées dans les deux sommets. Quelques jours apres son arrivée, alors que la fièvre permanente est régulièrement à 37°, 3-38°, 3, le thermomètre monte un peu le malin, et saute brusquement à 4o°, 2 le soir. Il se maintient entre 38°, 2 matin et 3g", 5 le soir pendant 3 autres jours, et revient au taux habituel le sixième jour de l’accident (tracé 2).
Dès le second jour la scissure postérieure droite était douloureuse spontanément et à la pression, et l’on y découvrait une plaque souillante obliquement dirigée en bas et en dehors. Craquements humides, râles cavernuleux, bronchophonie basse complétèrent le tableau les jours suivants. En deux septénaires la suppuration paraissait éteinte au milieu du foyer, mais plusieurs mois après il était facile de retrouver la plaque pleurétique souillante et bronchophonique sur le trajet de la scissure.
Le reliquat de cette lésion accidentelle était en somme une pleurite sèche à localisation des plus nettes.
Ces pleuro-pneumonies bénignes siègent le plus souvent sur la scissure elle-même, ou tout au moins à son voisinage, et c’est elle qui fournit l’élément pleurétique de ces lésions.
Nous en avons vu également s’installer en plein sur le lobe supérieur, soit dans la moitié rachidienne, soit dans la moitié acromiale. Il est plus rare de les observer isolées de la scissure dans les lobes inférieurs.
Nous en avons observé une à la partie déclive du lobe inférieur droit chez un malade qui venait de guérir en huit mois une pneumonie nécrosante juxla-scissuralc du même poumon et qui conservait encore quelques bruits humides dans le sommet correspondant. L incident de la base survint après une marche en plein soleil. Il se comporta il ail-
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leurs de façon très simple comme dans les deux cas précédents, et quelques semaines plus tard on n’en trouvait plus de traces à l’auscultation.
La physionomie de ces accidents pleuro-pneumoniques superficiels est tou jours sensiblement la même, mais leur évolution ultérieure est variable.
Comme nous venons de le voir dans les observations précédentes, il en est qui suppurent à peine pendant un ou deux septénaires et disparaissent presque sans laisser de traces à 1 auscultation. Mais certains de ces foyers, après une brève suppuration centrale, durent des mois à l’état de plaque plus ou moins soufflante et bronchophonique. C'est au niveau de la scissure postérieure qu’on observe le plus cette particularité. — Ces plaques, en apparence pleurales, s’allongeant obliquement en bas et en dehors à partir de la colonne vertébrale, formant parfois de véritables pleurésies en écharpe, ont un cachet très caractéristique.
Ou’on les observe comme reliquats de lésions aiguës dont on a suivi l’évolution; qu’on les découvre à l’état de choses acquises chez des sujets auscultés pour la première fois, leurs caractères sont identiques. Elles sont d’ailleurs soumises à toutes les fluctuations de repos et d’activité, de sécheresse et d’humidité qui sont si fréquentes chez les tuberculeux chroniques. On les croit absolument éteintes, cicatricielles. Il suffit d’un surmenage, d'un refroidissement, d’une époque
LUS EMBOLIES BRONCHIQUES TUBERCULEUSES
menstruelle, pour que leurs symptômes d'auscultation se transforment en 2/1 heures. On les connaissait à peine souillantes, légèrement vibrantes à la voix haute et surtout à la voix basse. Elles deviennent cavernuleuses, chevrotantes, la pectoriloquie y apparaît pour deux ou trois jours, puis elles reprennent leur demi-mutisme habituel. Même chez les malades qui guérissent bien, elles restent longtemps perceptibles à l’auscultation de la voix basse. C’est le dernier stigmate de la pleuropneumonie qui leur a donné naissance.
Ces plaques pleuro-pneumoniques scissurales sont assez souvent bilatérales.
Dans certains cas elles semblent alterner par rapport au côté antérieurement malade. Par exemple avec une lésion tuberculeuse disséminée très manifeste du sommet droit, on découvre une plaque scissurale à gauche. Mais la tuberculose double est tellement ordinaire, que même en l’absence de signes bien caractéristiques de bacillose du sommet gauche, il faut réserver son appréciation sur les cas de ce genre. Rien ne s'oppose d’ailleurs à ce qu’un foyer pneumonique secondaire éclate à droite par exemple, chez un tuberculeux seulement louché du côté gauche.
Les pleuro-pneumonies bénignes de la région acromiale ou du sommet de l aisselle laissent après elles, quand la suppuration y est tarie, des traces un peu particulières. Tantôt on assiste a l'évolution totale delà lésion, et, quand la guéri-