LES POINTS DE COTE FEBRILES
point de côlé fébrile se localisant au voisinage de lésions plus ou moins diffuses, ces petit s détails .d’observation sont naturellement moins nets, et il est en particulier impossible de tenir compte de l’expectoration cjui se confond avec celle des foyers tuberculeux siégeant dans le reste des poumons.
En signalant ces points de côlé fébriles auxquels nous assignons une pathogénie spéciale, nous ne pensons pas le moins du monde faire renlrerdans leurdomainetous les points de côtéde nature congestive que peuvent présenter les tuberculeux. Mais parmi la quantité de faits de ce genre que nous avons observés, il nous a semblé qu’un grand nombre ressortissaient plus que probablement à des évolutions bénignes, plus ou moins avortées, de greffes bacillaires sous-pleurales, et qu’à ce titre, ils avaient bien des chances de répondre à la notion pathogénique des embolies tuberculeuses bronchiques. Celte espèce de point de côté fébrile est en effet un accident de fatigue, de surmenage, comme la pleuro-pneumonie nécrosante elle-même ; c’est un accident qui en clinique reproduit en très petit la forme morbide de la pleuro-pneumonie superficielle du chapitre précédent, à laquelle elle se réunit par de nombreux intermédiaires.
Nous ne taisons donc pas de difficulté de conclure que, entre ces congestions pleuro-pulmonaires superficielles, fugaces, véritables points de
côté fébriles, qui semblent s’évanouir en quelques jours sans laisser de traces sérieuses, et les pleuropneumonies superficielles précédemment décrites, il existe vraisemblablement une série de faits intermédiaires, tout comme nous pensons avoir vu la chaîne ininterrompue entre ces pleuro-pneumonies superficielles, bénignes, et les véritables pleuro-pneumonies nécrosantes.