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Les exutoires tuberculeux du poumon. Revue de médecine

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A l’examen il présente : aux deux sommets en avant et en arrière une infiltration disséminée à peu près symétrique, plus étendue à droite. A la racine de la grande scissure droite il y a un foyer soufflant, craquant légèrement, xyloplionique à

raies humides, prolongé sur le liséré scissural par une courte bande pleurétique chevrotante. L’expectoration comprend des crachats amygdaliens et des crachats plus muqueux répondant aux deux ordres de lésions (fig. 22).

Ainsi constitué ce foyer pneumonique nécrosant dura plus d’une année à notre observation,

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sans compter le temps qu’il avait déjà duré antérieurement, soumis à des alternatives de dessiccation apparente et de retour de suppuration avec ou sans mélange de sang dans les crachats amygdaliens, tous phénomènes en rapport avec l’état variable de la crase sanguine. Pendant ce temps la tuberculose disséminée des sommets s’était à peu près desséchée et ne donnait plus son expectoration propre.

D. — Dans des formes aussi simples sans grosses lésions de voisinage pouvant altérer la physionomie du foyer pneumonique, on observe des cas déjà plus sévères, au moins en apparence, à cause des symptômes cavernuleux que présente le foyer.

Observation. — Demoiselle de 27 ans de constitution sèche, grande nerveuse, tousse et crache depuis longtemps. Mais étant donnée son insouciance pour sa santé, il est impossible de savoir à quelle époque elle a ép'rouvé une aggravation plus ou moins subite de son état, d’autant plus qu’elle prétend ne jamais cracher.

A l’examen on trouve : à droite une lésion disséminée du sommet qui d’arrière en avant va contourner la face médiastine du lobe supérieur et vient sortir dans l’angle sterno-claviculaire ; à gauche infiltration disséminée plus bénigne, à peine perceptible en avant.

Mais en arrière au niveau de l’origine de la scissure, il y a un foyer mat, souillant, à timbre

un peu caverneux, rempli de craquements et de raies cavernuleux, donnant de la bronchophonie aigre, vibrante (fig. 23).

L expectoration est nulle jusqu'à prééent, mais dès le lendemain la malade bien convaincue que

sa lésion doit donner lieu à des crachats, rend quelques blocs purulents bursiformes caractéristiques, mélangés à des produits muco-purulents, provenant vraisemblablement de ses lésions vulgaires des sommets.

En peu de temps le foyer perdit ses signes ca-

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vernuléux et suppura comme un foyer de ramollissement vulgaire avec craquements et râles humides. Deux mois plus tard les crachats de désagrégation avaient disparu et il restait simplement à l’origine de la scissure un foyer soufflant, vibrant à la voix, dans lequel la toux réveillait quelques froissements superficiels.

E. — Dans les observations qui précèdent il s’agit de pleuro-pneumonies marginales, nécrosantes il est vrai, mais en somme superficielles pour le parenchyme du poumon et d’allure absolument bénigne.

Par des formes intermédiaires on arrive graduellement à l’élude des pleuro-pneumonies marginales nécrosantes d’allure plus séArère dont nous allons relater quelques exemples.

Voici en premier lieu un foyer pneumonique déjà caverneux, mais si bien délimité et isolé des médiocres lésions voisines qu’il constituait pour ainsi dire toute l’affection pulmonaire.

Observation. — Homme de 35 ans, grand, maigre, de souche goutteuse, traîne depuis au moins trois ans une tuberculose bénigne des deux sommets, dont les périodes d’activité ont été soignées à maintes reprises pour des attaques de grippe. La plus grave et la dernière remonte à 4 mois. Depuis cette époque le malade expectore régulièrement, n’a plus de fièvre notable le soir, mais a maigri considérablement, malgré qu’il ail cessé ses occupations.

Sabourin. i3

1 9^ T-ES EMBOLIES BRONCHIQUES T U DEROULEUSES

Il vienl au sanatorium et l’examen de la poitrine montre ce qui suit (fig. 2/1).

Au poumon gauche, sous la clavicule, quelques fins craquements rares et secs. Au côté droit, en

avant, quelques craquements un peu plus humides, sans induration notable, sans souille. En arrière, du même côté, matité du lobe supérieur, vibrations: très exagérées, surtout vers le rachis: j point douloureux très net à la pression du doigt à la racine des 3e et 4e côtes.

A l’auscultation, le sommet lui-même est rude

PLEURO-PNEUMONIES TUItF.IlCULEUSES SCISSURALES IQÜ

(>[ donne quelques bruits humides sans caractères spéciaux.

Mais le long du rachis, sur l’origine de la scissure et surtout au-dessus d'elle existe un foyer nettement limité, à souille tubaire intense, caverneux, à craquements xylophoniques, à bronchophonie aigre haute et basse. A la toux les craquements et les râles au centre du foyer prennent franchement le timbre caverneux (fig. 2/1).

L’expectoration se compose presque uniquede 12 à 10 crachats amygdaliens dans les 2 4 heures.

La marche régulière vers la guérison, telle que nous l avons décrite antérieurement, ne s’accompagna d’aucun incident. Après une année de traitement il ne restait plus dans l’angle du lobe supérieur qu’un foyer souillant, bronchophonique sans aucun bruit adventice, et qui, par la suite, s'effaça de plus en plus.

Bien que cette pleuro-pneumonie nécrosante fût aussi bien délimitée que possible, on peut cependant remarquer sur le croquis que son foyer dépasse légèrement par en bas la ligne scissurale.

Il en est toujours ainsi, croyons-nous, et cela doit tenir à ce fait que la pleurite métapneumonique retentit sur la partie voisine du lobe inférieur qui, dans une certaine mesure, participe à la congestion péripneumo nique.

Plus on observe à leur début les pneumonies marginales, plus on trouve accentuée celte propagation inflammatoire au delà de la scissure. Et

nous avons déjà signalé plus haut que nombre de pleuropneumonies bénignes semblaient être ù cheval sur la marge de l’interlobe.

Voici un cas de caverne pneumonique encore en pleine fonte purulente où ce dernier phénomène

est plus accentué, bien que le foyer siégeât nettement au-dessus de la scissure.

Observation. — Jeune homme de 2 4 ans. de souche robuste et de forte constitution par luimeme. A l’âge de 10 ans, il aurait traîné pendant 18 mois une bronchite dont il s est bien remis.

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