‹ Les embolies bronchiques tuberculeusesChapitre 3 sur 43 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

a 1 auscultation. Cette méthode peut avoir son utilité pour classer d emblée les malades au point de vue des statistiques, mais il ne faut lui demander que ce quelle peut donner et somme toute elle est insuffisante pour la clinique.

En réalité, sur le vivant, nous ne possédons point de classification bien nette des lésions du poumon dans la phtisie chronique, en dehors des signes attribués aux trois ou quatre périodes admises encore de façon courante dans l’évolution de celte maladie.

Nous n’avons nullement l’idée d’étayer une nouvelle classification, et le but de cette étude est simplement de sortir du chaos, si possible, un vaste chapitre de l’histoire de la phtisie pulmo-

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iW avons été amené à grouper étiologiquement une série de manifestations d’apparence pneumonique, pleuro-pneumonique, ou simplement pleurale, et, autant que la Clinique le permet a défaut de nécropsies, nous les avons rapportées au processus embolique intrabronchique.

Ce seraient donc des infarctus tuberculeux ou de simples embolies tuberculeuses du poumon.

arlant de cette théorie, nous pourrions décrire ccs manifestations sous le nom d’embolies pulmonaires luberculeuses de diverses catégories

Mais comme il s’agit de faits très variables par leur intensité, leurs symptômes et leur pronostic >1 nous a paru sage de les présenter sous des noms

plus cliniques et d'en faire ensuite la synthèse, d'après le procédé qui nous a servi au lit des malades.

On comprendra facilement que, deiarit déduire de la clinique l’anatomie pathologique de ce genre d’affections, nous n’ayons pas la prétention d'édifier dans ce travail l’ histoire complète des embolies bronchiques tuberculeuses. C’est un simple classement de faits d’observation qui peut rendre service au médecin traitant, qui pourra servir à des recherches anatomo-pathologiques ; mais c'est aussi une étude qui pose, aussi nettement que nous le croyons possible à l’heure actuelle, la thèse de la différenciation des lésions tuberculeuses primitives et des lésions tuberculeuses secondaires du poumon, ou mieux de b appareil pleuro-pulnonaire.

Il s’asrit en réalité de manifestations bien coin-

lunes et bien connues des cliniciens et qui ont ,é décrites sous des vocables variés. Elles englo- •nt en effet en partie les congestions pulmonaires pleuro-pulmonaireS, les broncho-pneumonies, pneumonies lobaires ou pseudo-lobaires, les eno-pneumonies, comme on en a décrit beauip chez les tuberculeux.

le ne sont donc pas des affections nouvelles nous allons étudier. Mais ce qui paraîtra un nouveau c’est la façon d'envisager leur his- ■ clinique et leur palhogénie. Et noire excuse mloir faire un peu de nouveau dans la phti-

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