‹ Les embolies bronchiques tuberculeusesChapitre 34 sur 43 · V. — DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

V. — DIAGNOSTIC

Après tous les détails qui précèdent, la question du diagnostic ne peut être que très brève.

SaüOURIN. tp.

258 IÆS EMBOLIES BRONCHIQUES TUBERCULEUSES

Dans les tuberculoses superficielles, marginales, de la scissure, c’est affaire pure et simple de précision dans l’auscultation pour déterminer le siège exact de la lésion .

Mais qu il s’agisse de pleuro-pneumonies superficielles, qu’il s’agisse de vrais foyers pneumoniques nécrosants, nous savons qu’il est assez habituel de ne pouvoir affirmer la lésion scissurale chez les malades en état de surmenage. Lorsque les poumons sont encombrés, il faut savoir remettre le diagnostic précis à une auscultation ultérieure.

Et c’est ici surtout que le médecin, auscultant pour la première fois un malade ambulant, doit prudemment renvoyer à un autre jour son appréciation sur la nature des lésions qu’il suppose exister, s'il ne veut pas être accusé d’impéritie ou de charlatanisme, lorsqu’on verra guérir en 3 ou 4 mois, ou pour le moins s’améliorer rapidement et revenir à la vie, un tuberculeux dont il aurait à première vue déclaré le poumon farci de cavernes, ou absolument perdu du haut en bas.

Et en cas de guérison rapide par le repos et une médication quelconque, il ne lui faudrait pas trop se fier au titre de gloire thérapeutique que parfois on pourrait lui donner. Car, à 1 heure actuelle, le malade en général, et le tuberculeux en particulier, n’ont plus leur médecin comme jadis. Ils ont tous les médecins qui leur sont abordables, et les connaissances sur la phtisie sont as-

PLEUROPNEUMONIES TUBERCULEUSES SCISSURALES 25g

sez répandues pour cpi'ils puissent faire des comparaisons entre les jugements des uns et des autres.

Dans les cas vraiment très complexes, la prudence est d’autant plus de saison que tout diagnostic précis est en général impossible chez un malade même au repos, avant un certain nombre de semaines, sinon de mois.

La tuberculose scissurale peut être simulée incontestablement par des lésions d autre nature siégeant vers l’espace interlobaire.

Avant tout la pleurésie interlobaire, question difficile vu la diversité des formes de celte alTection. Nous aArons déjà dit qu'il existait des formes bénignes, séro-fibrineuses, qui évoluaient sans être trop diagnostiquées. Il faut avouer que le diagnostic en est difficile, surtout si l’on ny songe point, car ce n’est pas une localisation pleurétique qui saute aux yeux. Nous y reviendrons dans un autre travail.

Quant aux pleurésies interlobaires suppurées, les plus connues, celles qui donnent souvent lieu à des vomiques ou à des interventions chirurgicales, il se pourrait bien que maintes fois elles fussent simplement des métapleurésies de pneumonies nécrosantes juxta-scissurales profondes, sans compter que certaines cavernes de cette nature peuvent faire irruption dans l’espace interlobaire.

Nous espérons pouvoir bientôt exposer les rapports qui existent entre les pleurésies interlobaires

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••ES EMBOLIES BRONCHIQUES TUBERCULEUSES

el les pleuro-pneumonies nécrosantes, au moyen d’observations fort remarquables qu’on pourrait à volonté classer sous l’une ou l’autre de ces deux rubriques.

C’est là une conséquence inévitable de la pathogénie que nous avons essayé d’assigner aux pneumonies tuberculeuses nécrosantes, cl la question de diagnostic en découlera naturellement.

Disons, à un tout autre point de vue, que la pneumonie pneumococcique, tout comme la syphilis peuvent simuler absolument les lésions de la tuberculose scissurale.

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