‹ Les émotions et la volontéChapitre 87 sur 194 · MANIFESTATION DE LA SPONTANÉITÉ · texte numérisé non relu

MANIFESTATION DE LA SPONTANÉITÉ

compatil)le avec les autres fonctions des centres nerveux qui font aussi mouvoir simultanément ou font alterner des groupes entiers de membres. Nous avons vu que la faculté d'isoler certains organes est très limitée, que pour d'autres elle est très étendue ; dans le premier cas la volonté fait diffi- I cilement sentir son empire, dans le second elle le fait aisément.

Pour prouver la nécessité de trouver une origine spontanée au mouvement, comme prélude du commandement de la volonté sur les organes, je puis prendre comme exemple l'oreille externe qui chez l'homme est habituellement immobile bien qu'elle soit pourvue de muscles. Là, le stimulus central manque à l'origine, et par conséquent la faculté de produire l'effet demandé fait aussi défaut. Il y a pourtant des exemples de personnes remuant leurs oreilles comme le font si rapidement certains quadrupèdes ; la seule explication que nous puissions donner de cette opération exceptionnelle de la volonté, c'est de supposer que, dès le début, un nerf particulier de communication a établi la communication entre le cerveau et les muscles articulaires, et leur a fait partager l'impulsion spontanée des autres muscles volontaires. Si un organe, à un moment quelconque, se meut de lui-même, c'est l'instant pour établir un commencement de contrôle volontaire; et si chaque fois que la spontanéité reparaît, l'attention était attirée et fixée sur ce point, nous arriverions à soumettre à la volonté cette partie du système.

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