I. Voyez chap. v
utile de rappeler ici une expérience de François Franck fort bien conduite ; elle démontre justement pour les excitations douloureuses l'absence de participation du cerveau à l'arrêt et au ralentissement des mouvements du cœur. Ni l'ablation des hémisphères cérébraux, ni la section de la moelle épinière au-dessous du bulbe, n'ont modifié le phénomèneV Nous savons, ensuite, que la substance cérébrale est insensible aux excitations douloureuses, tandis que celles-ci agissent fortement sur les ganglions spinaux mis à nu.
Il est peut-être difficile de prouver directement que le bulbe constitue un centre spécial de la douleur et du plaisir, il est difficile de l'établir aussi bien que l'on a pu le faire pour l'existence des centres des mouvements et des sens dans la substance corticale ; et cela présente d'autant plus de difficultés que ce centre doit coïncider avec le centre ou nœud vital ou du moins avec celui qui est dans les rapports les plus intimes avec les fonctions capitales de la vie, mouvement du cœur, respiration. Malgré ces difficultés, on peut conclure aux résultats des excitations de la sensibilité sur le et cœur et sur la respiration, aux effets de la douleur plus ou moins violents et allant jusqu'à la mort par un arrêt subit du cœur et, comme je l'ai dit plus haut, à l'absence de participation du cerveau. Cela démontre, une fois encore, que les phénomènes de douleur et de plaisir qui sont les sentiments premiers, fondamentaux pour la conservation de la vie, se rapportent à la vie de nutrition et non à la vie de relation tandis qu'ils ne deviennent cérébraux ou intellectuels