I. Travaux du laboratoire de M. Marcy. Paris
BASE PHYSIQUE DES ÉMOTIONS iSg
excitations succèdent les deux phénomènes du cœur et de la respiration. Ici, Fauteur soulève la question de savoir si Todorat n'a pas joué un rôle, les substances étant aussi olfactives. Il détruit les lobes olfactifs dans le cerveau et trouve la persistance des modifications du cœur et de la respiration, bien qu'en réalité il y ait une diflerence entre les deux phénomènes pris ensemble, de sorte qne l'auteur a l'opinion suivante : il y a différence entre les troubles cardiaques avant ou après Vopéraiion, au contraire, il ny en avait pas de bien grande entre les phénomènes respiratoires dans l'un et Vautre cas. Ce n'est pas le lieu ici d'entrer dans une semblable discussion, aussi renvoyons-nous le lecteur au texte original. Il nous suffit de rapporter les conséquences du mode d'excitation : avec une impression brusque, l'effet est passager bien que très évident ; avec une impression plus persistante, l'effet luimême est prolongé ; avec une impression durable, le ralentissement du cœur se prolonge considérablement et aussi l'arrêt respiratoire.
Parmi les conditions importantes qui contribuent à produire le phénomène, se trouvent l'intensité de l'excitation et la sensibilité individuelle du sujet. Cl. Bernard disait que les perturbations sont d'autant plus funestes à un animal qu'il appartient à un ordre élevé ' . On peut clairement obtenir une gradation progressive d'effets en augmentant graduellement l'intensité de l'excitation. Quant à l'effet plus ou moins intense par rapport à l'état de l'animal. Cl. Bernard a clairement montré que lorsque celui-ci est affaibli par abstinence d'alimentation ou par souffrance, la moindre excitation douloureuse est suffisante pour déterminer la mort : une tourterelle, privée de nutrition depuis plusieurs jours, tomba et mou-