I. Substances toxiques et médic.t p
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rut subitement lorsqu*on lui pinça les pattes '. Gela par arrêt immédiat du cœur.
Excitations du nerf laryngé. — Ces excitations sont produites tant sur la muqueuse de la portion du larynx au-dessus de la glotte que sur les branches du nerf laryngé et la muqueuse de la trachée, au-dessous de la glotte, 11 faut observer que dans ce dernier cas, les modifications du cœur et de la respiration manquent, tandis qu'elles sont évidentes dans le premier cas.
Excitations des nerfs spinaux, — Les phénomènes de ralentissement du cœur et d*arrèt de la respiration suivent les excitations de l'auriculaire, du sciatique superficiel ou du grand sciatique, il en est de même pour l'excitation des racines spinales.
Excitations des nerfs sensitifs viscéraux. — On retrouve ici la même série des phénomènes en expérimentant sur l'intestin enflammé de la grenouille, par l'excitation du pneumogastrique, en pinçant le péritoine en état d'inflammation.
L'auteur veut ensuite déterminer la place ou le centre qui, par les excitations périphériques, détermine les phénomènes du cœur et de la respiration. Par des expériences bien appropriées, l'ablation du cerveau des animaux, il a démontré que le centre est dans le bulbe. De ces expériences, il conclut ainsi :
« i** Les excitations des nerfs sensitifs (extrémités périphériques, troncs, racines) ont un écho dans le Dulbe ;
3° Dans le bulbe, ces excitations sont réfléchies, soit directement, soit après croisement, sur les centres mode rateurs du cœur ;
3° L'influence modératrice (ayant pour effet l'arrêt
a. CL Bernard, Pathologie expérimentale. Cf. Physiologie du cœur, in vol. La science expérimentale. Paris, 1878.
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ou le ralentissement) est transmise au cœur au moyen du tronc des pneumogastriques ;
4" Dans le tronc des pneumogastriques, ce qui constitue les organes de transmission sont les fibres qui viennent des racines bulbaires des nerfs primitifs ;
5° La suppression des centres de réflexion, des voies de transmission (tronc des pneumogastriques ou branche interne du nerf spinal), des ganglions terminaux intracardiaques (au moyen de Tatropine, du curare [?]), amène la disparition des troubles cardiaques provoqués par l'excitation des nerfs sensitifs. »
Les expériences sur les animaux anesthésiés sont aussi
très importantes et concluantes pour ce que nous avons
admis : sous l'influence du chloral, du cnloroforme, de
h morphine, les phénomènes de perturbation du cœur
et de la respiration ne se sont pas produits quand on a
vérifié après l'ablation des hémisphères cérébraux. Dans
,ces conditions, c'est-à-dire, sous l'action des anesthési-
ques, on supprime l'excitabilité des pneumogastriques.
François-Franck conclut :
« Supprimez l'une des deux voies, la perception cérébrale, et 1 effet se produira (chez les animaux sans hémisphères) ce sera seulement un réflexe ordinaire. »
« Faites subir immédiatement la secousse douloureuse aux hémisphères cérébraux (émotion instantanée^ sans impressionner les nerfs périphériques, l'arrêt du cœur se produit encore.
« Mais si vous suspendez avec le chloroforme, avec le chloral, etc., l'activité des appareils modérés du cœur, l'effet cardiaque ne pourra avoir lieu, quelle qu'en soit la source. »
Cl. Bernard, dans sa Physiologie du cœur écrit « Comnnent est-il possible de concevoir le mécanisme physiologique par lequel le cœur est lié aux manifestations des sentiments ? Nous savons que cet organe peut recevoir la répercussion de toutes les vibrations sensitives qui se produisent en nous et qu'il peut en résulter tantôt un arrêt violent avec suppression momentanée et rallentissement de la circulation si l'impression a été très forte,
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tantôt un arrêt léger, avec réaction et augmentation du nombre et de Ténergie des mouvements du cœur si l'impression a été légère ou modérée...
« Quand on dit le cœur est broyé par la douleur, il y a des phénomènes réels dans le cjCBur. Le cœur est arrêté si rimpression douloureuse a été trop instantanée, le sang n'arrivant plus au cerveau, la syncope, les crises nerveuses en sont la conséquence. On a donc raison de communiquer avec précaution des nouvelles funestes. Nous savons par nos expériences sur les nerfs du cœur que les excitations graduées émoussent ou épuisent la sensibilité cardiaque et évitent l'arrêt des pulsations. Quand on dit que nous avons le cœur gros après avoir été longtemps dans l'angoisse ou après avoir éprouvé des émotions douloureuses, cela correspond à des conditions physiologiques du cœur. Les impressions douloureuses prolongées, devenues incapables d'arrêter le cœur le fatiguent, retardent ses pulsations, prolongent la diastole et font éprouver dans la région précordiale un sentiment de plénitude ou de restriction. Les impressions agréables correspondent encore à des états déterminés du cœur * .
Un des travaux les plus complets et les plus importants sur la respiration est celui de Markwald ; j'en extrais quelques conclusions' :
« Dans la moelle allongée, les centres de la respiration sont en étroite connexion avec les racines du pneumogastrique : il y a un centre d'inspiration et un centre d'expiration plus difficile à exciter. Dans la respiration normale, le centre d'inspiration est seul actif, tandis que le centre d'expiration ne devient actif que dans des conditions exceptionnelles ; c'est un auxiliaire de la respira-
1. Physiologie du cœur, cit. Cf. Cl. Bernard, f^eçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux,, vol. I,XV ; vol. 11, XII, XV, XVI.
3. Markwald, The Mos^emenis ofBespiration. Tnd. anigi, Londres i888, p. 117, ôS-ôg, 77 ei passim.
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lion. Les circonstances exceptionnelles seraient, par exemple, dans certains mouvements physiologiques ou pathologiques comme la toux, Téternuement, roter, vonair, comme dans certaines formes de dyspnée (à mon avis aussi dans le rire *) .
« Il n'y a pas de centres de respiration situés plus haut dans Taxe cérébro-spinal. Tous les phénomènes qui ont suggéré Fexistence de ces centres peuvent facilement s'expliquer comme stimulations centripètes de la moelle aUong^ qui, par action réflexe, agissent sur le centre respiratoire du quatrième ventricule ; ce dernier agit non seulement automatiquement, mais il peut être excité par action réflexe.
« La respiration normale, rythmique est un acte réflexe dépendant principalement des pneumogastriques ; ces derniers stimulent constamment et ont une action tonique ; ils sont des régulateurs suffisants et actifs de la respiration. »
« Du cerveau viennent toutes les impulsions volontaires de la respiration, toutes les impressions sensitives, et les stimulations qui résultent des actes mentaux. Toutes modifient donc la respiration. »
En négligeant de rapporter une série plus riche encore de faits qui ont une relation intime avec notre théorie des émotions et leur base physique, je dois signaler pourtant deux travaux importants, les lésions des nerfs de Weir Mitchell et les fonctions de la vessie de M osso et Pellacani (académie des Lincei, Rome 1883). Dans le premier on peut voir les phénomènes produits par lésion des nerfs spécialement par blessures, et les influences qu'ils apportent aux fonctions cérébrales comme conséquence et dont les motifs doivent se trouver principalement dans le cœur. Dans les expériences de Mosso, fort bien conduites, on trouve ceci d'important qu'il n'est pas
(i) L'observation en italique est de l'auleur.
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nécessaire que les impressions sensitives périphériques c les excitations centrales soient fortes et intenses pour produire des modifications dans les fonctions de la vessie Des impressions de faible intensité produisent aussi de effets, bien que plus limités, ce qui correspond à toute les altérations analogues des autres fonctions organiques pulsation cardiaque et respiration, par exemple. Gec prouve une fois de plus que les phénomènes ne dériven pas d'un excès de force nerveuse sortant de ses limite dans les émotions comme l'admettait la théorie de Spencer et de Darwin pour les expressions émotionnelles. I sera facile de se convaincre, par les chapitres qui suivent que ces altérations de fonction doivent être considérées comme la base physique des émotions.