‹ Les émotionsChapitre 23 sur 87 · I. G^mûthbewegungen, op. cit.t p · texte numérisé non relu

I. G^mûthbewegungen, op. cit.t p

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but de neutraliser la faiblesse des sensations qui est un effet de l'état émotionnel ; cette explication ne me semble pas admissible ; il me semble naturel, au contraire, de considérer le cri comme l'un des nombreux phénomènes de l'attaque, destinés à effrayer l'ennemi, et ceci se produit surtout chez les peuples primitifs dans les attaques guerrières et chez tous ceux qui répondent par l'attaque à la provocation : c'est le cri de guerre. Dans la colère, simulacre de défense, ce phénomène est désordonné comme les autres mouvements musculaires. 11 est facile d'expliquer comment dans la fureur, l'activité cérébrale est affaiblie en tant que perception et actes volontaires, car toute l'activité, conmio le sang, s'est déversée dans les organes de nutrition où se déploie le phénomène.

La difficulté est d'expliquer pourquoi les phénomènes dans le plaisir et la joie sont fondamentalement identiques à ceux delà colère ou de la fureur. La^ge en a fait une lumineuse analyse; il a démontré que les phénomènes fondamentaux de l'une et de l'autre sont l'exaltation de l'innervation volontaire et la dilatation des vaisseaux ; dans la colère, il y aurait un nouveau fait : Tabsence de coordination des mouvements \ Mous ne pouvons trouver d'autre origine à cette identité fondamentale que le principe de défense et de protection considéré comme fonction primaire de la psychologie. Si la douleur se rapporte à la diminution des énergies vitales et le plaisir à leur élévation, la défense active, par réaction, ne peut, si petite soit-elle, s'exercer sans une élévation d'énergie

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