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III. — Emotions exaltatives

Si l'on se souvient de ce que j'ai dit à propos de la genèse des émotions, on ne s'étonnera pas de voir réunis dans ce genre la joie et la colère, l'amour et la haine, l'amitié et la vengeance : la base physiologique, et l'exaltation, l'augmentation des fonctions de

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la vie organique ; ces variétés qui semblent opposées par ces caractères extérieurs ont en commun ce caractère fondamental, Texaltation des énergies vitales. Il faut chercher l'origine des apparences difiérentes dans la diversité des excitations cérébrales et dans les associations déjà constituées par l'hérédité sous le principe originel de protection. Au caractère fondamental, à l'augmentation fonctionnelle se sont joints comme caractères accessoires, d'autres phénomènes, mais ils se sont confondus avec le premier, et cette fusion a donné une forme émotionnelle diflérente. A la différence des excitations s'est jointe aussi l'influence de ces lois dont j'ai parlé déjà, l'inertie, la réaction, l'antagonisme, la périodicité, la cohésion ; dans ces conditions, les autres différences étant acquises, les émotions exaltatives deviennent souvent différentes et à formes opposées. Dans ce genre comme dans le premier, on trouvera une gradation d'intensité, du plus grand au plus petit, une complexité variée dans les cléments aptes à faire varier la physionomie des émotions, tandis que les autres se réduisent à des expressions externes.

Première espèce. — «) Joie, allégresse, etc. Dans la joie le cœur bat plus fortement, la circulation est accélérée, les vaisseaux sanguins périphériques sont dilatés activement, les mouvements sont plus rapides, tous les muscles sont prêts à l'action, et, même, se trouvent en activité ; il y a, dans le visage, un aspect de gonflement qui est, du reste, réel par dilatation des capillaires superficiels ; les yeux sont vivement ouverts, Juisaiils, iciuiiaiits. Le rire apparaît subitement, il peut y avoir des sauts, des chants, des cris

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de plaisir, et, dans les cas extrêmes, comme je l'ai noté plus haut, des mouvements désordonnés. La respiration est facile, profonde, mais non à inspiration prolongée ; les phénomènes digestifs, sous cette influence, sont faciHtés, même chez les personnes souffirantes, les sécrétions sont normalement rapides.

Mais, dans l'excès de joie, il peut y avoir pleurs, évanouissement et mort, comme dans l'épouvante et Fangoisse prolongée. La joie est une émotion instantanée, un excès d'excitation ou une excitation qui interrompt brusquement l'inertie d'une émotion forte aussi, arrête le cœur et la respiration ; dans ce cas, l'évanouissement se produit quelquefois, ou même la mort subite. Les larmes sont une réaction comme dans l'émotion de douleur angoissante ; les mouvements excessifs et désordonnés lorsqu'ils se produisent, sont aussi un effet des excitations qui rehaussent le niveau des fonctions normales.

Tels sont les changements caractéristiques du plaisir dans la joie et dans l'allégresse subites qui sont les formes les plus apparentes ; mais il en est d'autres qui augmentent le niveau fonctionnel de la vie organique en s'associant à des idées, à des faits, à d'autres sentiments secondaires, qui passent inaperçus dans l'instant émotionnel et qui ne sont point, pour cela, primitifs. Ces émotions sont donc dérivées de l'émotion fondamentale qui donne la joie et l'allégresse ; elles sont souvent déviées par une manifestation secondaire. Le plaisir de la louange, la satisfaction d'accomplir un acte de supériorité, la victoire, sont tous des plaisirs dérivés et secondaires d'où dérive, chez l'homme, le sentiment individualisé de supé-

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rioriU\ Je sorte qu'il peut devenir un contre d'assooiatiou d'autres sentiments spéciaux. L'élévation ixVllo des fonctions constitue psychiquement, le sentiment de plaisir et celui de bien-être, et si ce senlinionl est associé à des idées de supériorité aptes à IVxciter, le sentiment de supériorité se constitue. Ce stMilimentadonc pour origine un caractère physique, mais il se transforme, lui aussi, et peut prendre un pur caractère psychique dans la suprématie mentale lies hommes de génie.

A) Amour, sentiments affectueux^honnc humeur . (.Ictte catégorie de plaisir durable qui peut se résumer dans l'amour, dérive en grande partie des lois de cohésion ; son objet est tout social, on peut dire qu'il est extrinsèque au sujet qui aime. Physiologiquemcnt, l'amour est une modification agréable de l'ensemble de ces fonctions qui, dans la vie organique, tiennent la première place ; cette modification se diffuse doucement par tous les organes qui concourent a la conservation de la vie. Bien que l'amour soit une émotion à longue durée, ses manifestations sont intermittentes, elles se produisent h de nouvelles présences do la personne aimée, à des souvenirs, à des idées plus ou moins persistantes qui, associées avec d'autres et avec des faits de la vie, excitent eii plus ou en moins le sentiment. Dans toutes ces reproductions continuelles du sentiment, il se produit une élévation des phénomènes organiques d'intensité variée, et, par conséquent, augmentation du sentiment.

Mais l'amour a un objet variable ; il est sexuel, amical, il est amour envers des choses ou des idées ; il prend, ])ar consé({uent, des formes différentes, une

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valeur diverse, il donne des effets variés et pousse à des actions de nature complexe. Ce n'est pas ici le lieu d'entrer dans les formes particulières d'un sentiment si vaste et si var^é.

P^irmi les sentiments agréables de longue durée, je pla.ce la bonne humeur, comme j'ai placé la mauvaise humeur parmi les sentiments dépressifs; en effet, ia bonne humeur est l'expression psychologique du bictt-être, c'est-à-dire de la normalité des fonctions un F^ élevées, tandis que la mauvaise humeur est la con- ^^T^^nce d'un abaissement quelle que soit la cause ^ l'ait provoqué.

^Biurième espèce. — a) Colère^ rage, fureur.

*^^Oe * trouve dans la fureur un phénomène de plus 9^^ dans la joie : l'incoordination des mouvements ®^ muscles volontaires. Mais j'ai déjà dit que ceci j ^ peut être affirmé d'une façon absolue, car, dans ^ Joie, on trouve aussi le même phénomène.

ç^ ^ans le groupe des émotions susnommées qui dif- ^^ïit plus par l'intensité que par d'autres caractères, ^Virtout par les caractères accessoires, conséquences l'intensité plus grande, on trouve les faits sui- . ^ts : accélération des mouvements cardiaques, resr^. ^^tion haletante et irrégulière, dilatation rapide et I ^^ lente des vaisseaux superficiels, d'où la rougeur . ^ visage, innervation exaltée des muscles volon- ^^es, dilatation des grosses veines ; injection de la ^jonctive, gonflement de la face par dilatation des ^^^illaires ; mouvements convulsifs, violents et raies, cris, grincement des dents, menaces ou forme

Op, cU, Voyez plus haut, p. 167 et suiv.

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de menaces . L'esprit est rendu confiis par l'excès de saiE^ apporté au cerveau , ce qui donne comme une congestion temporaire ; il n'y a point de contrôle volontaire sur les mouvements qui n'ont pas de direction définie. Il s'y joint aussi des sécrétions salivaires et biliaires abondantes, des sueurs, bien différentes par leur origine des sueurs froides de l'anémie cutanée causée par la peur ou l'angoisse. Toute cette grande perturbation qui dérive d'une idée, d'une sensation renouvelant une idée, d'une provocation grande ou petite, élève les fonctions de la vie organique comme dans le plaisir, mais comme moyen de défense active ou d'assaut ; dans sa forme psychique elle est perçue comme émotipn de colère ou de fureur. Les voies de l'excitation sont les mêmes, les origines n'en varient point, elles débutent dans le centre émotif commun, dans le bulbe, se diffusent selon l'intensité de l'excitation, font irruption par les organes primaires de la vie, cœur et respiration, puis par les autres qui en dépendent ; il se produit un tumulte organique qui se transmet au centre de la conscience par les nerfs de la vie organique l'émotion est le résultat psychique final. La colère se sent à son début, on sent lorsqu'elle augmente et lorsqu'elle est à son comble ; tout effort pour la dompter est vain parce que les centres supérieurs sont congestionnés : la vie organique est victorieuse de la vie intellectuelle.

Le mépris et le dédain qui peuvent être quelquefois de longue durée, appartiennent au même groupe émotionnel, ils sont cependants moins violents et ont souvent une intensité moindre.

U) Ilaine, rancune^ vengeance sont des émotions

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durables. La haine, si antagoniste à l'amour, persiste

en une idée toujours présente comme une idée fixe ;

h rancune est une haine vieillie qui aspire à se manifester ; la vengeance, c'est la haine, c'est la rancune avec la tendance à détruire ce qui l'a excitée. Les énergies vitales, comme dans la colère, doivent s'accroître dans la haine, dans la vengeance et dans toute émotion du même genre ; car il y a la pensée de dominer celui qui est l'objet de la haine, n'importe par quel moyen. Comme dans toutes les émotions de longue durée, il y a les moments de repos, d'indifférence et ceux de manifestation aiguë ; alors les commotions des fonctions organiques réapparaissent comme dans les mouvements actifs de la colère, et le sentiment se reproduit avec ses caractères psychiques.

Les sentiments décrits dans ces groupes caractéristiques, qui en comprennent encore d'autres, dérivés ou moins intenses, doivent être considérés comme les vrais, je dirais même les seuls, sentiment^ qui existent chez le sujet lorsqu'ils se produisent; car tout sentiment est une sorte de pathos qui se produit exclusivement chez celui qui le subit, sous forme agréable ou nocive, de plaisir ou de douleur, d'épouvante ou de fureur. Ce qui peut provoquer un sentiment est une condition que l'on peut considérer comme extérieure au sujet, au moins par rapport au sentiment lui-même, dont le siège physiologique est l'ensemble de la vie organique de nutrition. Dans ces conditions, les sentiments sont ceux-ci et non point d'autres, mais les causes varient et peuvent se multiplier; c'est pourquoi je n'ai pas cru opportun de parler de ces Sergi. 12

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sentiments que Ton appelle de sympathie ou senti ments désintéressés ou altruistes. Ces derniers, en l considérant seulement par leur objet, comme eau excitante externe, peuvent constituer des catégories part et, comme on le comprend, tous sont dérivés IN ou s pouvons éprouver de Tangoisse ou de l'épou vante pour d'autres personnes, ou bien éprouver d plaisir ou des satisfactions pour autrui, ou bien nou éprouvons de la colère pour autrui, sans que, pour nous-mêmes, il y ait péril ou dommage ou bien une utilité quelconque. La nature de ces sentiments n'est pas différente de celle de leurs congénères éprouvés pour soi-même : c'est le même centre émotif qui est excité, il y a la même diffusion d'excitation dans les racines des nerfs, puis dans les nerfs eux-mêmes, et, par conséquent, les mêmes altérations fonctionnelles du cœur, de la respiration, de la circulation (lu sang, des sécrétions, etc. . Ce n'est donc pas une nouvelle manifestation émotionnelle que l'on trouve dans la sympathie : il y a seulement, dans ce cas, une cause nouvelle d'émotions qui, comme les émotions originaires, sont dépressives ou exaltatives, et peuvent être aussi nombreuses que les premières.

Ce genre d'émotions, cependant, fait changer la direction de l'activité qui est, originairement, de défense individuelle ; la défense passe aussi à l'avantage d'autres êtres, hommes ou animaux, c'est pourquoi les émotions prennent le nom d'altruistes, par opposition aux premières que l'on dit égoïstes. Ce singulier phénomène prend son origine dans la vie sociale. Mais il faut se souvenir (ce qui a déjà été dit) que les émotions à caractère égoïste ont, elles aussi, la vie

sociale comme condition de leur production et de leur développement. L'amour, la colère, la haine, ne peu- ^®nt naître hors de la société, les formes fondamen- ^les des émotions ne peuvent se multiplier; ces formes sont limitées et, s'il y a multiplications et ^^ria lions émotionnelles, il faut attribuer ce fait à ' intensité, à la continuation et à la constance des ''^lations sociales qui deviennent un milieu modifica- ^Ur des activités et des manifestations individuelles. ** s'ensuit que les formes fondamentales des émotions ^^ Sont pliées à revêtir des formes variées par adapla- *^iî. aux conditions d'existence sociale. Si donc la multiplicité des émotions est l'effet des relations sociales, ^^ïiibien plus ceci doit-il être vrai pour celles dont le

b^t; fonctionnel est la défense d'au trui. Ces conditions, *^^ que la société doive être considérée comme pri- 2^^^ive pour l'existence humaine, sont d'origine chro- .ogiquement et généalogiquement postérieure et ^vée des conditions égoïstes premières.

^ lia Sympathie est un phénomène connu de tous

^^■^ hommes, mais sa signification varie par suite de

^^n étendue ; sympathie signifie aussi la bonne im-

ssion que l'on reçoit d'une personne, ou une dis-

'^CDsition dirigée vers l'amour; mais dans chaque

Xgnification on comprend toujours une ressemblance

^^e sentiments plus ou moins grande entre deux pcr-

^fjnnes. Sympathie, dans sa véritable signification,

^Veut dire, en vérité, sentir ensemble, souffrir ensem-

l^le ; il est facile de comprendre cette signification en

Rappelant à l'esprit le fait de pleurer ou de rire au

pleur ou au rire d'autrui, de se réjouir ou de soufl'rir

àlajoieouà la soufl'rance d'autrui. On appelle ces

sentiments sympathiques, et parmi eux on trouve lacompassion et la pitié, sentiments de douleur que l'onéprouve, non pas par ses propres douleurs, mais parcelles d'autrui. Ces sentiments sont tels que, toujoursindividuels, ils retournent pourtant l'activité de celui qui les éprouve hors de lui-même et vers les autres.

De même qu'ils ont la propriété de retenir plus ou moins longuement les impressions, ou de se modifier à des impressions reçues et de conserver longtemps les modifications subies, les éléments nerveux ont aussi la propriété de subir des modifications qui ne se rapportent pas directement à l'être vivant; comme un corps sonore qui émet des sons bien qu'on ne le fasse pas vibrer directement. Mais, pour pouvoir répondre à une secousse aérienne provenant d'un objet sonore en activité, un corps doit posséder des propriétés correspondantes. Des cordes élastiques tendues comme celles d'un piano ou d'un violon sont aptes au son ; si les vibrations ne sont pas directement provoquées en elles par une secousse, elles peuvent l'être par une vibration aérienne qui leur parvient par le son d'une autre corde : alors, on peut dire que toutes deux vibrent ensemble, mais l'une vibre parce que l'autre vibre. On peut en dire autant des éléments nerveux et de leur ensemble, organisés de façon à exciter, sous des conditions déterminées, des sentiments. La douleur d'autrui, qui est produite selon les conditions déjà examinées, réveille une douleur chez celui qui le voit et le comprend ; ce que fait la douleur, le plaisir le fait aussi.

Voir souffrir est une perception qui se traduit en une idée et cette idée de douleur ne peut qu'avoir une

correspondance dans le centre émotif, dans le bulbe, avec lequel les liens sont déjà intimes et instinctifs ; eilepeut alors l'exciter, selon son propre contenu, à fe douleur. Cette excitation ne peut être différente de ^excitation primitive qui a donné l'angoisse, l'anxiété, ^ accablement ou la peur, à cause des périls individuels, véritables, par une émotion dépressive et ^ intensité diverse. Mais cette angoisse ne nous con- ^^ne pas, nous n'avons aucun mal, nous ne courons ^^cun péril; cette angoisse existe pour celui que nous ^^yons souffrir ou courir un danger; nous souffrons ^Oïic à cause des souffrances d'un autre, par sympa- ''*^i©, et comme la douleur, si elle ne nous opprime P^s au point de nous paralyser, nous pousse à nous •Gn libérer, de même la douleur par sympathie nous Ppvisse à en libérer celui qui souffre par actions ^*i*^ctes et avec péril et dommages. Dans ces condi- . ^Hs, il est facile de comprendre que la douleur, ^^^^*Xime tout autre sentiment sympathique, est ordi- ^^ii^ement moins intense que tout sentiment directe- T^^Xit provoqué par des causes dépressives ou exalta- ^^^^ individuelles; il peut être léger au point de ^5^V^nir un symbole, une apparence de mimique et *^^^li d'autre, mais il peut être, au contraire, tellement P^'CDfond qu'il produit des effets graves, dans certains ^^^ç, mortels, en faveur de celui qui souffre réellc- ^^ent.

Ce n'est pas seulement la pitié ou la compassion

^li sont douleur sympathique, c'est-à-dire douleur

^usée par douleur d'autrui, mais aussi la peur,

l'épouvante, la colère et la fureur, la haine et la

Vengeance, et aussi l'amour et la bonne humeur.

Une classification des sentiments sympathiques tr# restreinte ne serait donc pas exacte ; une classificatic qui comprendrait tous ceux qui ont été examina n'en donnerait pas non plus la valeur exacte. I vérité, c'est que beaucoup de ces sentiments symp thiques doivent être considérés comme une dérivatic des sentiments individuels, modifiés par rapport l'objet du sentiment lui-même qui n'est plus le sujc mais un autre individu. Ce phénomène indiqu comme je l'ai déjà dit, une sensibilité développée, u aptitude et une habitude du sentiment, afin que, da l'absence de douleur ou de plaisir propres, on puis ressentir l'un et l'autre. Cela implique une évoluti psychique dans l'évolution humaine générale comi on peut le voir par les sentiments de férocité et cruauté chez les peuples demi-civilisés de l'antiqui et chez les barbares anciens et modernes.

La condition de causalité de l'origine des sen ments sympathiques doit donc se trouver dans sentiments sociaux de bienveillance et dans la loi q j'ai appelée plus haut de cohésion psychique, celle étant un moyen de cohésion des états psychiqu< L'amour envers les semblables, envers les comj gnons sociaux, l'amitié, ne peuvent naître sans ce cohésion, car sa désagrégation forme peine et composition, plaisir complexe, dérive de nombre éléments associés. Il n'existe pas de plus grande te dance de cohésion que celle de la psychologie humai sous toutes SOS formes d'activité ou, en d'autres t mes que celle de l'organisme humain, si compte et pourtant moins uni dans ses parties comme da SCS manifestations fonctionnelles.

Mais, pour provoquer des sentiments sympathiques, une onde excitante est nécessaire, c'est-à-dire une sensation, une perception, une idée quelconque qui puisse exciter le centre émotif et troubler des fonctions caractéristiques de la vie. Celui qui sent la douleur est dans un état organique qui, non seulement altère les fonctions, mais aussi les formes; par exemple, les muscles du visage qui sont apparents et qui donnent la physionomie ; cet état altère les mouvements et en provoque certains non usuels, non habituels dans l'état normal et sans troubles, comme des plaintes, des contorsions du corps, de la pâleur, de la rougeur, des cris, des larmes, de la prostration, des syncopes; celui qui ressent du plaisir a un aspect vif et des mouvements correspondants. Des expériences continues et directes nous ont appris maintenant que ces manifestations extérieures expriment des sentiments de douleur ou de plaisir; ce sont ces expressions qui provoquent des sentiments sympathiques.

Ainsi, comme je le disais plus haut, sans que les sentiments changent dans leur cause physiologique, ils augmentent de nombre par l'augmentation des causes excitantes, par des effets qui, chez le sujet, peuvent être identiques. On peut mourir subitement par peur autant pour sa propre existence que pour celle des autres, on peut subir une syncope autant pour ses propres douleurs que pour les douleurs d'autrui, de même que l'on se réjouit de la joie d'autrui et que se produisent des phénomènes qui exaltent la fonctionnalité comme pour soi-même. Avec l'augmentation de la sensibilité on a une plus grande quantité

de douleurs et de plaisirs parce que les causes d( uns et des autres augmentent.

Dans les sentiments sympathiques, on a un secon^ groupe d'émotions qui, comme on Ta montré, soi dérivés de ceux qui doivent leur existence à nn patho individuel ; comme dans le premier groupe, on trou^ des groupes secondaires d'émotions et de forme émotionnelles à aspect varié et transformé, mais dérivent aussi des fondamentales : tous les faits la classification du groupe individuel, démontrent qu'i y a une analogie et que, dans cette généalogie, il y un processus de variation et de transformation à caus( des influences subies par les individus dans les rela —

tions de vie sociale; il y a une filiation et, par consé

quent, une multiplication des deux formes primaire^^ sous l'influence de l'intelligence devenue un moyei d'excitation du centre commun émotif qui est le centre de la vie organique, de la douleur et du. plaisir.

Pour compléter ce tableau généalogique, il faut y joindre un troisième groupe de sentiments, les sentiments dits moraux qui sont aussi des dérivés, mais d'une lignée encore plus lointaine, toujours, cependant dans les conditions et par les conditions d'existence individuelle et sociale.

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