AXTÉCÉDENTS DE LA THÉORIE
émotions sont en grande partie excitées par les sens... elles peuvent être aussi produites par des modifications intellectuelles... D'autre part, l'émotion peut faire naître des mouvements indépendants de la volonté. Son influence extraordinaire sur l'expression de la face est des plus connue ; elle peut mettre en activité un coté de la face lorsqu'une paralysie l'a soustraite à l'influence de la volonté ; elle peut exciter des mouvements dans des membres sur lesquels la volonté n'a aucun pouvoir. Ces faits indiquent clairement que la partie du cerveau influencée par les émotions doit être en relation avec les circonvolutions de manière à pouvoir agir sur elles et à subir leur action ; elle doit pouvoir subir facilement l'action des nerfs sensitifs ; elle doit enfin agir sur la moelle spinale et sur les nerfs de la face lorsque l'activité volontaire ne peut plus s'exercer. En aucune partie ces conditions ne sont réunies comme dans la partie postéro-supérieurc du mésencéphale * .»
Brown-Séquard citant Todd ajoute : « Je suis très disposé à admettre que la protubérance, surtout au point où elle touche les racines des nerfs auditifs, fait partie du centre des mouvements émotifs, maisje crois qu'elle n'est pas le seul siège de ce centre auquel je crois que participe la moelle allongée * . »
Le P*" Laycock pense que la moelle allongée est au moins le siège des sensations corporelles de plaisir et de douleur. Il croit probable qu'une série de mutations
1. Todd. Anatomy of the Brain, spinal cord^ and ganglionsy 1845, p. 283.
3. Brown-Séquard. Course of Lectures on the physiology of the central nervous system, i83o, p. a36.
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se produit dans les grands centres encéphaliques, et so termine enfin dans la moelle allongée avant que des sensations plus fortes et des sentiments plus vifs soient éprouvés*.
Une lettre de Spencer au même Hack-Tuke, du 2 mars 1872, semble très explicite : « Speîïcer regarde la moelle allongée comme le siège des émotions considérées on tant qu'états intellectuels et indépendamment des mouvements auxquels ils donnent lieu. » Il ajoute : <( Ce n'est pas par elle-même que la moelle allongée peut générer l'émotion, mais, par elle, l'émotion se développe sous l'influence coordonnée des grands centres qui la dominent". »
Hack-Tuke lui-même dit : « INous sommes disposés à admettre que les émotions sont en relation spéciale et intime avec la moelle allongée ou avec une partie des ganglions sensitifs. » Mais en émondant les opinions, il croit que la théorie qui place exclusivement le siège des émotions dans la moelle allongée est tellement simple que cela peut être une cause d'erreurs ; il conclut enfin que tous les physiologistes sont en général d'accord pour 'admettre dans le sensorium commune un centre encéphalique des changements émotionnels, tout au moins pour ceux qui déterminent les mouvements '.
Marshall-Hall écrit que : « L'émotion, les passions et le sens de la douleur ont leur siège dans la moelle allongée. » Il ajoute : (( Ils n'agissent pas au