‹ Les émotionsChapitre 5 sur 87 · ANTÉCÉDE>TS DE LA THÉORIE Q · texte numérisé non relu

ANTÉCÉDE>TS DE LA THÉORIE Q

moyen des nerfs cérébraux, mais au moyen des nerfs spinaux et ganglionnaires*. »

Excepté les expressions un peu plus explicites de Mabshall-Hall, il semble que tous les auteurs cités par Hack-Tuke, et lui-même, entendent plutôt les mouvements émotionnels que les émotions comme formes sentimentales. Les paroles mêmes de SpE^•cER sont obscures h cet égard. De toute façon et quelle que soit l'opinion précise de chacun de ces auteurs, il me semble que l'importance à assigner à la moelle allongée n'a pas passé inaperçue^.

En 1887, le D^ C. Lange, professeur de médecine à Copenhague, tenta, dans un petit livre, une explication des émotions ; il admit qu'elles dépendent du centre vaso-moteur, colloque dans la moelle allongée ; il dit : « Quelles que soient donc les causes qui provoquent les émotions, leur action revient tout entière sur le système nerveux, en un seul point, dans le centre vaso-moteur, dans le groupe de cellules nerveuses qui règlent l'innervation des vaisseaux. Par l'excitation de ces cellules, qui, comme on le sait, se trouvent principalement au passage entre le cerveau et la moelle spinale ou moelle allongée^ les causes des émotions produisent les phénomènes physiologiques dans lesquels elles consistent essentiellement^. » Le travail de Lange est très important par l'originalité des observations et

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