Krafft-Ebing, op. cit., p. 52, vol. II
27/1 t'Es ÉMOTIONS
dant, dans sa description de Fexal talion la plus grande, le même auteur ajoute : « Le contenu de la conscience est le [)laisir, le bien-être psychique... Le malade se trouve heureux et dit, lorsque! est guéri, qu'il ne s'est jamais senti aussi exhubérant et heureux que durant la maladie* ». « Dans la sensibilité générale se trouve un sens exagéré de bien-être corporel, de force vigoureuse et de capacité fonctionnelle élevée. Le malade ne peut trouver des paroles sulïisanles pour exprimer son bien-être maniaque, son hrpersantè. Il n'y entre jamais un sentiment de fatigue physique, i)as même après des marches forcées ou après des efforts d'un autre genre... Le malade, au contraire, est toujours dispos, il semble rajeuni, son expansion vitale est plus grande, sa mine est belle, ses fonctions végétatives s'accomplissent rapidement, son appétit est augmenté, le malade n'arrive pas à satisfaire pleinement le plaisir de se
mouvoir *^. »
Que pensent les psychiatres sur les causes de ces deux phénomènes morbides à caractère affectif, et qui paraissent ne pouvoir accuser des motifs extérieurs?
Sur les phénomènes d*émotion dépressiç^e, — Krafft Kbing lui-même écrit ; « Les sentiments et les idées sont une fonction spécifique de la couche corticale. Les troubles de nutrition de celle-ci donnent lieu à la douleur psychique^ ». Emminghaus croit aussi trouver dans la couche corticale l'origine de l'angoisse connue l'une des anomalies primaires,
'2. Ici., op. cit. y |). 53.
•2. Ici., op. cit., p. 57.