Id., ibid.t vol. I, p
Ï^ATBOLÔGIÊ des EMOTIONS 275
bien que, ajoute-l-il, on ne puisse en avoir une preuve sûre ; les sensations que l'on a dans l'angoisse seraient des projections excentriques d'origine corticale * . Les explications des deux aliénistes n'apportent aucune preuve ni aucun motif de preuve.
Parmi ceux qui essayent de trouver une explication possible des phénomènes complexes dans les diverses formes de mélancolie, je trouve Schûle, qui me paraît beaucoup plus scientifique dans son langage que Krafft-Ebing. Schule semble même se rapprocher beaucoup de nos théories sur la base physique des émotions. Il trouve, dans les émotions normalement produites, deux facteurs, les externes et les internes ; les externes sont constitués par trois groupes de faits, sensoriels, moteurs et vaso-moteurs, dans lesquels entrent les troubles du cœur et de la respiration, les circulatoires, les sécrétoires et toutes les sensations de peine et de douleur que l'on a dans les affections intenses d'angoisse, d'abattement, de peur, etc. . . Schûle croit ces faits indispensables dans le processus émotif, au point de dire que, sans cette base organique, il n'y a aucun effet, et, au contraire, que, par cette base, lorsqu'arrive une excitation par l'apparition d'une idée, se produit une affection. « Nous nous sentons remués^ est donc une expression plus que symbolique ^. » Le facteur interne est double et consiste dans le contenu des idées, si elles sont de plaisir ou de douleur, et dans leur cours.