I. Op. cit., p. i
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cette affirmation, il écrit : « Cette connexion d'une excitation spasmodique du pneumogastrique dans le processus de l'angoisse fut déjà démontrée par Dom- Ricii et plus récemment par Arndt, au point de vue clinique. Les symptômes caractéristiques qui suivent sont tous expliqués par. le symptôme du pneumogastrique ; c'est-à-dire troubles circulatoires^ irrégularité du mouvement du cœur qui ne manque jamais, troubles respiratoires avec inspiration difficile et respiration accélérée et superficielle. Pour l'origine centrale, ceci prouve la constante participation du glosso-pharyngien (par irradiation) dans la sensation pervertie du goût, dans la démangeaison du cou, dans la sécheresse et le resserrement dii pharynx; et aussi la participation du centre vaso-moteur par l'oppression spasmodique des pulsations du cœur et des artères, par le pouls rapide, faible, tendu. Bezold avait déjà cherché à obtenir par des expériences physiologiques la tétanisation de l'organe central du cœur dans la moelle allongée. »
La seconde série des phénomènes d'angoisse avec pouls capillaire, arythmique, rapide, avec la sensation d'anéantissement à l'épigastre, qui forme une série peu étendue se rapporter à une parésie réflexe vasomotrice dans les vaisseaux abdominaux avec action secondaire sur les mouvements du cœur.
La troisième série qui est la plus nombreuse dépend de névralgies intercostales. Toutes les formes présentent le trouble vaso-moteur avec diflicultés dans la respiration. Enfin Schultze croit établir que les sensations précordiales sont, d'un côté, des fonctions psychiques de l'ame, fonctions émotionnelles, et Sergi. 16
d'autre part fonctions organiques intermédiaires pour les affections vaso-motrices; il croit que l'élément sensible n'est pas la cause prochaine du processus de l'angoisse, bien qu'il soit indispensable à la production de celle-ci*. Ceci n'est pas explicable, mais cela démontre la conception prédominante que ces manifestations doivent être considérées comme secondaires et en dehors de la zone psychique, contrairement à ce que j'ai éUibli et malgré que l'on y voit engagé un centre qui a toutes les relations avec la vie organique de nutrition : la moelle allongée avec les nerfs qui y prennent leur origine.
Meynert est très explicite lorsqu'il attribue au bulbe les troubles généraux et spéciaux que l'on voit dans la mélancolie et dans certaines de ces formes particulières; ce qui, pour notre intérêt théorique est plus encore, il trouve que les troubles organiques se produisent les premiers dans les phénomènes de la démence, de confusion mentale périodique ; il dit : « L'ap|)arition de la démence périodique est d'habitude précédée de malaise hypocondriaque, lourdeur de tète, hyperesthésie des sens, névralgie du trijumeau, spécialement du rameau sous-orbi taire, névralgies intercostales, douleurs graves et pesantes de l'estomac, angoisse avec satiété de la vie, palpitations, pulsation des carotides, rougeur du visage et des oreilles, augmentée de sécrétion de sueur, de salive et d'urine. 11 ])eut y avoir une augmentation considérable du pouls et de la température ; il peut arriver que la respiration soit superficielle et que le pouls tombe