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I. Op. cit. y p. ioo-io

au-dessous de la normale... 11 est manifeste que tous les symptômes mentionnés appartiennent, au sens le plus strict, au bulbe rachidien delà moelle allongée... Il n'y a aucune partie du cerveau, autre que le pont de VaroUe et le bulbe rachidien, où se trouvent, dans im espace aussi limité, des centres de substance grise si importants pour les fonctions de l'organisme *. » Mevnert trouve également que la moelle allongée peut être considérée comme le foyer de certaines névralgies que Ton rencontre dans des conditions morbides supérieures, de même que c'est d'elle que dérive le spasme vasculaire auquel fait suite le phénomène de fatigue et aussi l'angoisse dans la lissd^ et dans beaucoup d'autres faits morbides.

Je ne dis pas que Meynerj explique de même que moi la phénoménologie des centres de la moelle allongée ; il fait dépendre en grande partie les phénomènes de la couche corticale et, en général, des centres supérieurs; cependant, ce qui précède montre que les phénomènes bulbaires sont considérés comme très importants pour l'interprétation des manifestations pathologiques de la vie organique qui jouent un si grand rôle dans la vie psychique aussi bien dans ses activités normales que pathologiques.

Sur les phénomènes d* émotions exaltwes. Comme

I, Lerioni cliniche de psychiatria, Trad. ital. Pieraccini, p. 64 et siiiv.

a. Op. cit. y p. io3 et suite. Il est très important de noter que la tissa provient, selon les recherches de Paltauf, d'un bacille placé dans la moelle allongée ; Tirritation est donc absolument locale, d'où la violence dans les phénomènes bulbaires auxquels Meynert fail allusion.

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pour les interprétations dn. sentiment normal de plaisir, il existe en psychiatrie une plus grande incertitude à ce sujet, mais tout le monde est d'accord pour trouver les causes primaires dans Técorcc cérébrale. ScjiiïLE lui-même qui paraissait avoir donné sa réelle importance aux racines des nerfs placées dans le bulbe, restreint, au point de vue clinique, les relations entre les diverses psychoses au système vasomoteur et à rinlluencc du sympathique comme nerf de nutrition du cerveau. 11 interroge la sphygmographie et croit y trouver dans les états dépressifs et les états exaltatifs une différence du pouls comme phénomène caractéristique. Dans la mélancolie, il trouve le pouls tricotique rapide et dans la manie le pouls dicrotùjue rapide. 11 en déduit dans le premier cas l'excitation du sympathique, dans le second une espèce de paralysie.

Dans celte incertitude où verse la psychologie normale et pathologique par rapport à la véritable base physique des émotions, ça et là se répètent des propositions qui donnent le soupçon que les phénomènes considérés comme secondaires pourraient avoir une valeur primaire et causale. Krafft-Eiung, qui s'étonne que la conscience populaire attribue les sentiments au cœur tandis qu'il croit que ce sont des sensations excentriques le long du pneumogastrique et du sympathique dont le point d'origine est cependant le cerveau, écrit |)ourlant : « Mais on pense que la cause des phénomènes cliniques peut consister en anomalies de l'innervation vasculaire et en vertu de celle-ci, dans l'anémie, l'hyperhémie, l'œdème, les changements de pression qui sont annulés par la mort et finalement

dans des modifications chimiques par rapport auxquelles la chimie normale est imparfaite tandis que la chimie pathologique n'a pas encore été prise en considération ^ »

En général, tous les psychiatres admettent qu-à la base des maladies mentales se trouvent la dénutrition, l'anémie, les lésions du cœur, des dégénérescences de la moelle, et d'autres conditions morbides des organes nutritifs et vitaux. On y trouve aussi des lésions cérébrales, de l'anémie cérébrale, dénutrition du cerveau, ramollissement, etc. Mais si l'on pense que la dénutrition générale doit avoir une très grande influence sur le cerveau et sur ses fonctions, que les anomalies des sentiments doivent aussi amener des anomalies de l'intelligence comme cela se voit également dans l'état normal et dans les accès d'émotions très violentes, il n'est pas surprenant de trouver que dans la persistance du mal pour les troubles émotionnels, rintelligence se trouve aussi altérée de façon permanente et que des altérations naissent dans la substance cérébrale qui, à leur tour, influent sur l'état afiectif des maladies.

D'autre part, s'il est vrai que le cerveau supérieur est siège de conscience et qu'il est un centre d'excitations pour les émotions, tous les troubles d'idées, de pensées, d'intelligence en général devront avoir leur influence sur les émotions car les excitations qu'elles apportent au centre émotif ne sont plus normales, les émotions qui en dérivent doivent donc être anormales. La maladie du cerveau, de l'écorce

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