‹ Les émotionsChapitre 45 sur 87 · I. Op, cit.., vol. I, p. 4 et · texte numérisé non relu

I. Op, cit.., vol. I, p. 4 et

OU de toute autre partie, peut donc être une cause prochaine de troubles émotionnels parce que les phénomènes qui s'accomplissent en lui ne sont plus normaux et que tous les organes de la vie nutritive qui ont leur centre d'innervation dans la moelle allongée, dans le bulbe, doivent être nécessairement troublés dans leur fonction ; d'où l'anormalité émotive.

L'ignorance d'une véritable base physique des émotions est non seulement ressentie en psychologie normale, mais aussi dans l'étude des maladies mentales ; en effet, les psychiatres, en admettant sans preuve que le siège des sentiments est le cerveau ne savent comment les localiser ; ils en donnent ensuite des descriptions si vagues qu'elles arrivent souvent à l'absurde. Kr\fft-Ebing me fortifie encore dans cette opinion lorsqu'il en parle avec cette façon curieuse et purement extérieure de ses diagnoses psychologiques des sentiments troublés et anormaux ; lui aussi ne parle que de conscience et de formes de conscience sans pénétrer dans la difficulté des causes organiques, bases des émotions ; tandis qu'il considère dès le début de son étude les observations physiologiques comme des conditions des faits psychiques. Je trouve que, en psychiatrie, il y a encore de la convention et il y en aura jusqu'à ce que la psychologie normale fasse un progrès plus accentué dans les relations de la base physique avec les phénomènes mentaux.

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