I. Trlbes of California^ Washin^ton^ i^77» p- ^^8 et 5uiv
ORIGIIVE DES SENTIMENTS ESTHÉTIQUES SlQ
hommes reviennent, ils s'unissent à leurs femmes et dansent en cercle. »
La danse de propicialion des Karoks est caractéristique. Un homme se dévoue au bien commun et se retire sur une montagne où il jeûne pendant dix jours, de telle sorte qu'il en est à toute extrémité; c'est l'homme Dieu, le Kareya indien. A son retour après certaines cérémonies spéciales, l'on accomplit la danse. Elle est accompagnée de chants et d'invocations, et exécutée seulement par des hommes, avec des mouvements réguliers et rythmiques sans violences, au milieu du silence universel des assistants et des femmes. Mais lorsque la danse religieuse est terminé, toute gravité disparaît, le camp résonne de cris hilares et sauvages, l'on organise des danses gaies dans lesquelles s'unissent les deux sexes, et qui se terminent dans la soirée par de grossières obscénités*.
Pour la danse à l'occasion de la mort d'un chef chez les Yokaia, après avoir accompli les soins qui sont dus au mort, les hommes et les femmes s'ornent au hasard, et trois jours entiers de danse suivent. Au premier jour, la danse est lente et funéraire, la musique douce et simple consiste en un chant monotone où ne sont employés que deux tons seulement, produits en agitant des baguettes brisées et en frappant des plaques concaves. Au second jour, la danse devient plus vive de la part des hommes, et la musique plus variée, avec un plus grand nombre de tons.
l. PowERs, op. cit., p. 28 et suiv.
Au troisième jour, enfin, la danse devient beaucoup plus agitée et gaie.
Le Révérend Dorsey décrit beaucoup d'espèces de danse des Omaha *. La danse du scalp ^ qui est une danse de femme, a lieu lorsqu'il y a eu un fait d'armes et qu'un ennemi a été tué ; une femme porte, durant la danse, le scalp lié à une perche. Les hommes y participent en chantant et en battant des tambours. La danse des hommes ne peut être exécutée que par des guerriers distingués et fils de chefs. Il y a aussi une danse pour les amis tués au combat; et si l'on a pu avoir le corps, on le place debout dans l'attitude de quelqu'un qui chante et l'on danse autour de lui. Ces danses sont des danses de guerre.
Les Ohama ont des sociétés formées pour les diverses danses ; pour les danses sacrées et les pratiques de la médecine, pour la guerre et la valeur, pour le plaisir et la distraction. On trouve en outre chez eux des danses spéciales dites du bison, du chevaly de Y ours gris ; les danses de ceux qui attendent la mort, ou qui doivent aller à la bataille, de ceux qui ne doivent pas être vaincus] la danse de Yesprity la pedanka, la hekana, la takala, la pouka, la danse du soleil, et jusqu'à celles des niendianlSy des amis et des visiteurs. Une danse appelée wacieka a de nombreuses significations, tendance au butin, au vol, à la concupiscence, au coït.
Le D** Matthews expose une cérémonie des Navajo appelée chant dans les monta fj; nés et qui est prati-