Platon, Lois VII
4. Thf Origin and function of Music. Essays, vol. î. London, i868.
33?. LES ÉMOTIOS
traire, essaya d'expliquer le fait par la plus grande intensité des excitations dans la période des amours, tant pour les animaux que pour les ancêtres de l'homme \ Mais, revenant sur notre sujet, Spencer, dans un nouveau travail que Ton peut considérer comme le complément du premier, démontre avec une plus grande évidence et par des obserrations directes sur les animaux et spécialement sur les oiseaux que l'émission des sons comme cliant n'a pas lieu au temps des amours. Comtne pour n'importe quel autre sentiment esthétique, il voit aussi dans le chant une exubérance d'énergie qui se dépense sans but d'utilité pour la vie '.
Spencer continue par une étude sur les amours chez les différentes races humaines, et il mcntre que seulement chez quelques-unes tm peu plus avancées comme les Malais et les peuples du Nord de l'Asie, il est parlé de chants d'amour et même, chose assez étrange, ce sont les femmes seules qui les chantent et non les hommes. Chez les races inférieures, les chants dérivent généralement d'excitations provoquées par les incidents du moment, et exprimant par conséquent la joie, le triomphe, la surprise, la louange, l'admiration ou bien la colère, la mélarcolie, la haine ^. Ceci est très exact, et je tiens à rappeler que moi-même, dans mon étude sur « Les Orijines des Phénomènes Psychologiques », j'ai constaté "absence des chants d'amour dans les races infériojres. Je