I. yinn. psjc/iol., p. i8a
rie qui consiste à considérer les émotions comme les sensations des changements organiques devenus conscients, à voir dans ces changements la base physique des émotions et à les considérer par conséquent comme précédant l'état émotionnel déterminé par eux. Mais il révèle un fait très important, c'est l'intime relation entre les phénomènes vitaux et les phénomènes psychiques, y inclus les faits intellectuels et les mouvements ; il révèle que le fond de la vie psychique est émotionnel. On peut dire qu'une émotion est pure lorsque le travail intellectuel et le travail physique est très petit et se trouve dépassé par les troubles des phénomènes vitaux tandis que le travail intellectuel ou physique peut voiler plus ou moins complètement l'émotion qu'il provoque' s'il est intense et sans relation directe avec les conditions vitales. Nous rappelons ici ce que nous appelons organismes psychiques qui montrent quelles sont les conditions pouvant faire apparaître les émotions *. Mais en outre, dans les émotions, selon leur intensité et leur qualité, un grand nombre ou tous les phénomènes vitaux se trouvent engagés et, avec eux, les mouvements musculaires qui peuvent être provoqués ; on n'a donc pas seulement des troubles circulatoires, cardiaques, respiratoires, mais aussi des troubles sécrétoires et (le mouvements qui peuvent les accompagner ; tandis que, dans le travail intellectuel, les troubles sont limités à la circulation, à la respiration, et s'étendent en vérité à d'autres phénomènes, mais lorsqu'ils se produisent, ils présentent toujours