CHAPITRE XXVIII
Émancipation des Villes i
En môme temps que les principautés^ au xni" siècle, les villes sont un nouvel organe de la vie du corps germanique, comme des autres nations européennes. S'il n'y avait dans les campagnes qu'une population en général dispersée, au contraire, derrière les murailles des grandes enceintes fortifiées qui servaient de refuge et d'abris aux marchés et aux greniers d'abondance, il y avait une population urbaine très condensée. Qu'elles fussent d'origine romaine, comme sur les bords du Rhin et du Danube, où résidaient ordinaii-ement des évèques, ou d'origine plus récente à l'intérieur, comme résidence plus ou moins fréquente des rois ou des princes, elles différaient des villes françaises ou italiennes en ce que le roi, l'empereur y avait eu le plus souvent et conservait dans un grand nombre d'elles une grande autorité, y avait son bailli, son tribunal, ses opéra et servitia regalia. Sans doute, dans les résidences d'évêques ou de seigneurs, les villes devaient aussi aux évèques, aux seigneurs, leurs privilèges et se conduisaient en vraies créatures de leurs maîtres ; mais le roi, l'empereur exerçant encore la justice [bannum régis), dans la
1 Clironikender deutscheu std^dle vom virzenlhen bis iii Sechszelinten
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