‹ Les Empereurs du 14e siècleChapitre 53 sur 91 · LOUIS A ROME · texte numérisé non relu

LOUIS A ROME

de Louis en Italie, Castiiiccio Castracani, avait demandé Ja possession et l'investiture de Pise et la liberté des Visconli prisonniers. Louis refusa l'une et l'autre. Castruccio abandonna l'empereur et lit la paix avec les Florentins. Le retour pouvait devenir difficile, pour la petite armée allemande du Bavarois, au milieu de la Toscane et de la Lombardie agitées par le légal pontifical et Charles deCalabre. Louis rassembla les chevaliers et piétons allemands qui lui restaient, 15 août, et sortit avec son pape et ses cardinaux de la ville où il s'était donné en spectacle, comme un mauvais acteur, sous les huées et les pierres de la populace romaine.

La fortune italienne du Bavarois s'écroula alors comme un décor de théâtre. On acclama à Rome le nom du pape Jean XXII et les anciennes autorités, dans la péninsule. Oïl Louis se présentait, on lui fermait les portes. Heureusement pour lui, Castruccio qui pouvait lui jouer un mauvais parti mourut sur ces entrefaites. Les Pisans chassèrent les (ils de Castruccio, ouvrirent les portes à Louis et lui donnèrent de l'argent. Il leur joua, avec son pape, une nouvelle scène dedépositionde Jean XXII et leur rendit la liberté; les bourgeois de Lucques achetèrent de lui le rétablissement de leur république. L'argent manquait cependant encore à l'empereur. Huit cents chevaliers et un nombre considérable de piétons allemands l'abandonnèrent en Toscane, pour louer leurs services ailleurs. Le Bavarois resta une partie de l'hiver à Pise, fort embarrassé de sa personne, et dut reprendre* au commencement de 1329, sa route vers le nord, où les choses pouvaient devenir pires. Les Milanais lui fermaient leurs portes (juin 1329). L'empereur restait encore embarrassé au milieu des cours d'eau de la Lombardie, comme dans des rets, n'osant ni avancer ni reculer, comme tou^

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