‹ Les Empereurs du 14e siècleChapitre 54 sur 91 · Tome Vli · texte numérisé non relu

Tome Vli

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jours. Enfin, il se décida à partir pour Trente avec une escorte, qui s'égrenait tous les jours, et arriva, en janvier 1330, dans cette ville où il apprit la moi't de son ancien adversaire Frédéric le Beau, et bientôt la soumission de l'antipape de celui-ci à Jean XXII qui l'envoya mourir en prison.

L'équipée de Louis de Bavière en Italie avait encore bien moins profité à sa puissance en Allemagne. 11 est vrai, les électeurs allemands n'avaient pas consenti à élire un autre empereur, quoique Jean XXII eût promu une de ses créatures à rarchevêclié de Mayence. Les chanoines du chapitre avaient, en effet, opposé à cette créature le puissant Beaudoin de Trêves qui s'était opposé à la publication des bulles d'Avignon; et la maison de Luxembourg, représentée par Jean de Bohème, 111s de Henri VIL et par son oncle Beaudoin, devenu électeur de Mayence, devenait dangereuse pour le Bavarois.

Le roi Jean de Bohême n'était pas seulement, comme nous nous le représentons volontiers, une sorte de chevalier errant soulevant la poussière de toutes les grandes roules pour trouver à donner de bons coups. 11 joignait à sa bravoure incontestable et à son activité tiévreuse l'ambition d'augmenter le patrimoine de sa maison, celle de recouvrer la couronne impériale, un esprit d intrigue peu commun, et des relations nombreuses avec bien des souverains. Roi de Bohème, il avait acquis au nord-est de TAllemagne, la suzeraineté des duchés de Silésie, prétendu un instant à la couronne de Pologne contre le roi Casimir, confirmé à ce lilre la prise de possession de la Poméranie par le grand maîlre de l'Ordre Teutonique, et accompagné celui-ci dans une expédition contre les païens delà Lilhuanie. Il y avait, il est vrai, gagné, au milieu des brouillards et des marécages, un mal d'yeux qui le rendit pres(iue aveugle, parla faute d'un

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