Tome VI
3 juin, que son iils Venceslas a été nommé unanimement roi des Romains et que, le 10 juin, il serait élu à Francfort et, le 24, couronné à Aix-la-Chapelle, avec, disait-il, le bon vouloir du pape.
Le S juin, en effet, l'empereur, son fils, les électeurs entrent à Francfort. Le lendemain, 9, le légat du pape, évêque d'Agen, présent, demande que la cérémonie du cou, ronnement à Aix-la-Chapelle n'ait lieu au moins que le 2i juin pour que l'approbation du pape ait le temps d'arriver. Charles IV consent à dépêcher aussitôt un envoyé à Avignon, demander l'approbation pour le couronnement, mais non à le retarder. Venceslas d'ailleurs s'engage par devant le légat du pape à prêter les serments demandés. Mais Charles IV élève des doutes sur l'authenticité de la formule qu'on présente à Venceslas et renvoie seulement à Avignon un parchemin scelléenblancpour la faire transcrire et la livrer à la curie après l'événement. Le 10 juin arrivé, à neuf heures du matin, dans l'église de Saint-Barthelomée, l'élection à lieu à l'unanimité. L'empereur, avec les électeurs, la promulgue dans l'empire et, après avoir quatre jours durant, pesé sur ceux-ci, pour essayer de contenter le pape» il en obtient seulement une lettre qui partait le 15 et demandait à Sa Sainteté, sans parler de consentement ou d'approbation, de vouloir bien tenir Venceslas roi pour digne de ceindre la couronne impériale que le pape lui décernerait dans le lieu et le temps appropriés. Ainsi, sans que ni l'empereur, ni les électeurs eussentdemandé l'approbation pontificale, quelque temps après répo(iue d'abord fixée, le 6 juillet, l'archevêque de Cologne ceignait Venceslas de la couronne royale à Aix-la-Chapelle, en attendant celle du pape pour l'empire. L'empereur, à force de finesses de procureur, avait fait élire son fils, sans l'approbation ponti-